Berliner Boersenzeitung - A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels

EUR -
AED 4.095102
AFN 72.480008
ALL 90.801688
AMD 402.807486
ANG 1.995737
AOA 1023.635334
ARS 1721.721299
AUD 1.61933
AWG 2.007127
AZN 1.900047
BAM 1.955836
BBD 2.250342
BDT 139.162586
BGN 1.948955
BHD 0.422108
BIF 3342.96213
BMD 1.115071
BND 1.431727
BOB 13.402249
BRL 6.138357
BSD 1.117321
BTN 104.873949
BWP 15.391286
BYN 3.345962
BYR 21855.38619
BZD 2.247142
CAD 1.573644
CDF 2586.964483
CHF 0.914162
CLF 0.027822
CLP 1094.980351
CNY 7.444774
CNH 7.438418
COP 3608.76707
CRC 506.709417
CUC 1.115071
CUP 26.815498
CVE 110.267049
CZK 24.346956
DJF 198.963698
DKK 7.480457
DOP 67.891262
DZD 151.940824
EGP 59.957114
ERN 16.726061
ETB 183.378708
FJD 2.526309
FKP 0.833961
GBP 0.834166
GEL 2.893653
GGP 0.833961
GHS 13.055243
GIP 0.833961
GMD 83.077063
GNF 9896.183924
GTQ 8.538159
GYD 234.234353
HKD 8.744429
HNL 30.029558
HRK 7.547925
HTG 146.432722
HUF 363.51345
IDR 20192.258205
ILS 3.552538
IMP 0.833961
INR 104.716854
IQD 1693.83148
IRR 2108992.359359
ISK 136.919964
JEP 0.833961
JMD 177.323296
JOD 0.790629
JPY 176.710877
KES 145.192698
KGS 97.510486
KHR 4552.084602
KMF 492.86165
KPW 1003.563608
KRW 1520.737678
KWD 0.346765
KYD 0.931217
KZT 500.809308
LAK 25136.46717
LBP 100053.859534
LKR 371.556906
LRD 189.94353
LSL 18.477643
LTL 3.292514
LVL 0.674496
LYD 7.150133
MAD 10.921803
MDL 19.971371
MGA 5077.094359
MKD 61.556144
MMK 2341.311039
MNT 4015.078679
MOP 9.019368
MRU 45.108838
MUR 52.442198
MVR 17.176258
MWK 1937.436008
MXN 20.766565
MYR 4.528864
MZN 71.257178
NAD 18.477643
NGN 1502.23485
NIO 41.120764
NOK 10.548462
NPR 167.798119
NZD 2.015128
OMR 0.428348
PAB 1.117421
PEN 3.848972
PGK 5.092095
PHP 70.369926
PKR 309.016043
PLN 4.399568
PYG 6984.129802
QAR 4.084276
RON 5.343646
RSD 117.622186
RUB 91.352798
RWF 1649.13065
SAR 4.188587
SBD 8.974739
SCR 15.358485
SDG 670.719139
SEK 11.033072
SGD 1.430306
SHP 0.835103
SLE 25.591287
SLL 23382.48045
SOS 638.511867
SRD 41.908265
STD 23079.712667
STN 24.500455
SVC 9.776182
SYP 14498.149201
SZL 18.471343
THB 37.411034
TJS 10.307092
TMT 3.902748
TND 3.343362
TOP 2.684822
TRY 55.9111
TTD 7.577141
TWD 36.546782
TZS 2952.454872
UAH 50.616941
UGX 4570.084937
USD 1.115071
UYU 44.950835
UZS 13332.247784
VES 999.456181
VND 28526.296796
VUV 133.25575
WST 3.108617
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274244363
XCD 3.013535
XCG 2.013637
XDR 0.788413
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.853652
ZAR 18.420333
ZMK 10036.978597
ZMW 22.703422
ZWL 359.052318
SSP 6406.644798
MXV 2.33632
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels
A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels / Photo: Angelos TZORTZINIS - AFP

A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels

Une montre, un bracelet, une broche, un portefeuille avec des pièces de monnaies, une bague... : 81 ans après, ces effets personnels, enlevés à quatre déportés de Grèce dans le camp de concentration de Neuengamme en Allemagne, ont été restitués jeudi à Athènes à leurs familles.

Taille du texte:

La remise a eu lieu lors d'une cérémonie émouvante au ministère grec des Affaires étrangères dans le cadre de la campagne #StolenMemory lancée en 2016 par les Archives Arolsen, un centre qui détient les archives les plus complètes au monde sur les victimes et survivants des camps nazis.

Les yeux de Kaiti Kerasiotis s'embuent. Elle tient après tant d'années dans ses mains la montre de son mari Evangelos, déporté en mai 1944 à seulement 19 ans.

"Je n'arrive pas à y croire", murmure la retraitée.

"Quand un soir, j'ai été contactée par des élèves cherchant à avoir des informations sur Evangelos, j'ai ressorti les photos enfouies, je me suis replongée dans le passé et je me suis dit il n'a finalement pas été oublié", confie-t-elle aux médias, accompagnée de ses enfants et petits-enfants.

Car ce sont des élèves grecs qui ont été chargés de retrouver la trace des familles de ces prisonniers grecs déportés entre 1943 et 1944 dans le cadre de la collaboration du programme #StolenMemory avec les ministères grecs des Affaires étrangères et de l'Education.

"Alors que les survivants des camps ne sont plus très nombreux, de nouvelles formes de mémoire, plus participative, doivent être développées", a indiqué Moritz Wein, directeur des Archives Arolsen.

L'intérêt pour les histoires personnelles ne faiblit pas d'après M. Wein, qui note que ces deux dernières années, les demandes des familles pour retrouver les traces de leurs proches déportés dans les camps nazis ont explosé.

"Le rôle des archives à l'heure de l'intelligence artificielle et de la distorsion de l'histoire prend d'autant plus d'importance", constate-t-il.

Près de 70.000 personnes, soit 86% de la communauté juive grecque, ont été exterminées pendant l'occupation nazie en Grèce (1940-1944). Aujourd'hui, cette communauté ne compte qu'environ 5.500 membres.

- "Dépouillés", "déshumanisés" -

Les lycéens d'Evosmos, près de la ville de Thessalonique (nord) où vivait une forte communauté juive, ont recherché durant des mois dans les archives municipales, de la police et la Croix-Rouge grecque pour retrouver la famille d'Evangelos.

Déporté à Neuengamme, près de Hamburg, Evangelos fut ensuite transféré au camp de travail de Salzgitter-Drütte puis à Bergen-Belsen, où les forces britanniques attestèrent de sa présence après la libération.

Il rentra en Grèce en août 1945 et rejoindra la police mais mourut à seulement 24 ans, d'une maladie cardiaque liée aux épreuves endurées dans les camps.

A son tour, Panagiota Galani récupère la montre de son oncle, Georgios Sagmatopoulos, déporté à 24 ans en Allemagne. Sa mère et sa grand-mère l'ont cherché pendant des années et n'ont eu confirmation de sa mort qu'en 1962.

"On a toujours vécu avec l'ombre de cet oncle qui n'était pas rentré, et ma grand-mère aurait été très émue de retrouver cette montre", avoue la jeune femme.

Pour retrouver les descendants de Nikolaos Fassouliotis, Chypriote qui vivait en Grèce en 1944 lors de sa déportation, les lycéens athéniens ont dû envoyer des dizaines d'emails et passé plusieurs coups de fil avant de retrouver une de ses filles à Chypre.

Mort en 2000, l'ancien déporté avait refait sa vie et eu six enfants à Chypre. Konstantina retrouve le bracelet de son père où était gravé le nom de ses deux enfants issus d'un premier mariage.

"J'espère retrouver aussi un jour les traces de la famille de mon père", lâche-t-elle la gorge nouée.

Moritz Wein lui transmet un sac rempli de documents ayant appartenu à son père: papier d'enregistrement dans les camps, notes sur les travaux forcés effectués...

"Ces hommes ont été dépouillés de leurs biens à l'entrée des camps, déshumanisés par les nazis, et aujourd'hui grâce à la restitution de ces objets à leurs familles, nous leur redonnons une part de leur identité", souligne M. Wein.

Les Archives Arolsen disposent encore de 2000 enveloppes avec les effets personnels de déportés de plusieurs pays, qui n'ont pas retrouvé leur destinataire.

(B.Hartmann--BBZ)