Berliner Boersenzeitung - Les propriétaires de la parcelle d'où est parti le mégafeu de Gironde réclament justice

EUR -
AED 4.094029
AFN 71.335799
ALL 90.57859
AMD 401.640977
ANG 1.994922
AOA 1022.102768
ARS 1722.603168
AUD 1.624236
AWG 2.009094
AZN 1.899271
BAM 1.9509
BBD 2.244662
BDT 138.81135
BGN 1.948159
BHD 0.421071
BIF 3334.748558
BMD 1.114615
BND 1.428209
BOB 13.369021
BRL 6.125972
BSD 1.114501
BTN 104.616277
BWP 15.35347
BYN 3.337741
BYR 21846.462618
BZD 2.24155
CAD 1.574629
CDF 2580.335146
CHF 0.913879
CLF 0.027712
CLP 1090.662795
CNY 7.45511
CNH 7.436637
COP 3616.681886
CRC 505.439565
CUC 1.114615
CUP 26.749613
CVE 109.988743
CZK 24.336559
DJF 198.089894
DKK 7.47537
DOP 67.724455
DZD 151.999696
EGP 59.988024
ERN 16.719232
ETB 182.927333
FJD 2.525277
FKP 0.826659
GBP 0.834618
GEL 2.903618
GGP 0.826659
GHS 13.022875
GIP 0.826659
GMD 83.043143
GNF 9871.206661
GTQ 8.516609
GYD 233.653618
HKD 8.738145
HNL 29.955776
HRK 7.544843
HTG 146.07294
HUF 363.305603
IDR 20184.961113
ILS 3.551087
IMP 0.826659
INR 104.711601
IQD 1689.66978
IRR 2108131.256076
ISK 136.786037
JEP 0.826659
JMD 176.875744
JOD 0.790306
JPY 176.357246
KES 144.766682
KGS 97.470673
KHR 4540.900246
KMF 491.545799
KPW 1003.153853
KRW 1519.143248
KWD 0.346579
KYD 0.928929
KZT 499.572125
LAK 25072.46357
LBP 99805.796647
LKR 370.612489
LRD 189.476844
LSL 18.431007
LTL 3.29117
LVL 0.67422
LYD 7.132086
MAD 10.89414
MDL 19.922302
MGA 5064.461427
MKD 61.546405
MMK 2340.639967
MNT 4014.813887
MOP 8.997207
MRU 44.994987
MUR 52.420786
MVR 17.226425
MWK 1932.675777
MXN 20.766962
MYR 4.523894
MZN 71.235493
NAD 18.432244
NGN 1501.588048
NIO 41.016978
NOK 10.545338
NPR 167.385843
NZD 2.011195
OMR 0.428568
PAB 1.114576
PEN 3.839257
PGK 5.079197
PHP 70.333911
PKR 308.230592
PLN 4.391775
PYG 6965.660803
QAR 4.073475
RON 5.338232
RSD 117.525468
RUB 91.398896
RWF 1645.078778
SAR 4.185041
SBD 8.974569
SCR 15.657357
SDG 670.445284
SEK 11.024015
SGD 1.429678
SHP 0.830996
SLE 25.536253
SLL 23372.933364
SOS 636.94306
SRD 41.891154
STD 23070.289202
STN 24.438618
SVC 9.751507
SYP 14492.229595
SZL 18.42596
THB 37.392046
TJS 10.281353
TMT 3.9123
TND 3.334924
TOP 2.683726
TRY 55.904535
TTD 7.558017
TWD 36.540665
TZS 2945.375344
UAH 50.488735
UGX 4558.570766
USD 1.114615
UYU 44.837383
UZS 13298.598141
VES 996.208769
VND 28514.649486
VUV 133.211438
WST 3.096976
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274364176
XCD 3.012304
XCG 2.00851
XDR 0.788091
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.244343
ZAR 18.43992
ZMK 10032.880491
ZMW 22.647539
ZWL 358.905717
SSP 6403.684336
MXV 2.336365
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

Les propriétaires de la parcelle d'où est parti le mégafeu de Gironde réclament justice
Les propriétaires de la parcelle d'où est parti le mégafeu de Gironde réclament justice / Photo: ALAIN JOCARD - AFP

Les propriétaires de la parcelle d'où est parti le mégafeu de Gironde réclament justice

Les propriétaires de la parcelle forestière d'où est parti le mégafeu de Gironde portent plainte contre l'entreprise soupçonnée de l'avoir accidentellement déclenché, déplorant leur perte financière tandis que la sylviculture pèse lourd dans l'économie locale.

Taille du texte:

Neuf jours après le départ du brasier qui a consumé 42.000 hectares, l'AFP s'est rendue sur les lieux à Saumos, village entouré de pinèdes dans le massif des Landes de Gascogne.

En bordure de route, André Prouvoyeur, ancien officier parachutiste de 69 ans dont l'épouse possède une soixantaine d'hectares de pins désormais brûlés, montre un fossé calciné. C'est là, "exactement à un mètre" de la parcelle familiale, que tout a commencé, précise-t-il.

Le 22 juillet, sur le coup de midi, un tracteur équipé d'un broyeur (une machine dotée de grosses dents métalliques tournantes) s'activait sous une ligne à moyenne tension, achevant une opération de débroussaillement pour le compte d'Enedis.

Avec la sécheresse extrême de la végétation, "il a suffi de frotter le moindre caillou" pour créer une étincelle, souligne M. Prouvoyeur, bénévole de l'association Défense de la forêt contre les incendies (DFCI).

Deux ouvriers du prestataire ont tenté d'éteindre les premières flammes avec les extincteurs de leur camion, raconte-il. En vain, tant le feu s'est propagé en un rien de temps.

Lui est sa femme sont venus rapidement sur les lieux, alertés par l'occupante d'une maison qu'ils louent à proximité. "Les pompiers étaient déjà sur place", se souvient-il. "Mais tout de suite, j'ai compris qu'on allait au massacre."

- "Pas fait exprès" -

"Ils étaient dans les règles, ils n'ont pas fait exprès", admet André Prouvoyeur, qui juge cependant que ces travaux étaient risqués au vu de la météo, très chaude ce jour-là. Le couple "a porté plainte à la gendarmerie".

Contacté la semaine dernière par l'AFP, Enedis avait confirmé l'intervention d'un prestataire pour une opération répondant à des "obligations de prévention et de sécurité autour des ouvrages électriques".

"L'origine exacte du feu n'est pas établie à ce stade. Enedis reste disponible auprès des autorités compétentes", avait ajouté le gestionnaire du réseau de distribution.

Le parquet a confirmé que cette piste "accidentelle" est privilégiée par les enquêteurs, en rappelant que l'usage de l'engin en cause "était autorisé par arrêté préfectoral" quand l'incendie a démarré. La limite à ne pas dépasser était 13 heures.

La Gironde était alors placée en vigilance rouge pour le risque d'incendie. Le lendemain, elle a viré au noir et les autorités ont interdit jusqu'à nouvel ordre les travaux forestiers faisant appel à un moteur thermique, et ce "toute la journée" désormais.

- Ressource principale -

Si les habitations de Saumos ont été en grande partie épargnées, le bilan économique s'annonce sévère pour cette commune qui vit en grande partie de la forêt et a déjà payé un lourd tribut dans les incendies de l'été 2022.

Pour les Prouvoyeur, la perte financière est importante, leurs parcelles n'étant pas assurées. "Dès qu'il y a un peu de noir sur les bois, les prix s'effondrent", se désole André.

Christophe Ferron, autre sylviculteur de la commune âgé de 60 ans, est tout aussi amer. "Il y en a pour au moins 10 à 15 ans avant de pouvoir recouper quoi que ce soit", évalue-t-il avec dépit.

La perspective de devoir déboiser puis replanter, alors même que les stigmates des précédents feux sont encore vifs, pèse lourd sur le moral des habitants.

"En 2022, j'avais replanté. Ça a de nouveau brûlé. Ça va être difficile de se relever", lâche M. Ferron qui espère un soutien financier, par exemple de l'Union européenne, pour aider la filière.

Malgré l'accumulation des sinistres, cet enfant du pays n'a jamais envisagé un départ. "L'arrière-grand-père de mon arrière-grand-père était d'ici. Je ne partirai pas."

(P.Werner--BBZ)