Berliner Boersenzeitung - L'édition en Iran, autre victime collatérale des sanctions

EUR -
AED 3.918742
AFN 76.829042
ALL 101.588803
AMD 420.253137
ANG 1.922105
AOA 892.603753
ARS 922.217934
AUD 1.644674
AWG 1.920716
AZN 1.818246
BAM 1.959132
BBD 2.153382
BDT 117.049044
BGN 1.961057
BHD 0.402278
BIF 3062.475292
BMD 1.067065
BND 1.45022
BOB 7.396786
BRL 5.461774
BSD 1.066554
BTN 88.937908
BWP 14.639895
BYN 3.490366
BYR 20914.465407
BZD 2.149806
CAD 1.469935
CDF 2977.110513
CHF 0.975494
CLF 0.037282
CLP 1028.725354
CNY 7.72239
CNH 7.75463
COP 4117.951532
CRC 542.031894
CUC 1.067065
CUP 28.277211
CVE 108.680946
CZK 25.397635
DJF 189.639134
DKK 7.48034
DOP 63.421025
DZD 143.714394
EGP 50.617204
ERN 16.005968
ETB 60.812427
FJD 2.433445
FKP 0.856599
GBP 0.856598
GEL 2.849479
GGP 0.856599
GHS 14.352435
GIP 0.856599
GMD 72.373697
GNF 9167.589643
GTQ 8.306515
GYD 223.321856
HKD 8.362959
HNL 26.553944
HRK 7.554988
HTG 141.405764
HUF 393.885955
IDR 17198.733191
ILS 4.023058
IMP 0.856599
INR 89.218709
IQD 1397.854576
IRR 44896.741805
ISK 151.086083
JEP 0.856599
JMD 165.301097
JOD 0.75634
JPY 163.554363
KES 138.718767
KGS 95.097204
KHR 4315.209461
KMF 493.891242
KPW 960.358479
KRW 1473.193377
KWD 0.32856
KYD 0.888811
KZT 479.074675
LAK 22688.464274
LBP 95608.985091
LKR 318.371396
LRD 205.943832
LSL 19.71976
LTL 3.150765
LVL 0.645457
LYD 5.154328
MAD 10.694659
MDL 18.824541
MGA 4657.737181
MKD 61.544305
MMK 2239.608493
MNT 3681.373107
MOP 8.609444
MRU 42.335828
MUR 49.52176
MVR 16.480854
MWK 1857.75977
MXN 17.759197
MYR 5.090301
MZN 67.762579
NAD 20.171497
NGN 1281.014981
NIO 39.215024
NOK 11.666932
NPR 142.299317
NZD 1.795499
OMR 0.410766
PAB 1.066539
PEN 3.954275
PGK 4.092234
PHP 60.367581
PKR 296.590994
PLN 4.300256
PYG 7888.673575
QAR 3.884916
RON 4.986717
RSD 117.431751
RUB 99.583841
RWF 1381.315075
SAR 4.002777
SBD 9.04357
SCR 14.309084
SDG 625.300195
SEK 11.605185
SGD 1.452386
SHP 1.348183
SLE 24.379547
SLL 22375.814234
SOS 609.831305
SRD 37.189872
STD 22086.08203
SVC 9.331869
SYP 2681.032117
SZL 20.171416
THB 39.118981
TJS 11.667815
TMT 3.734726
TND 3.321243
TOP 2.538067
TRY 34.532988
TTD 7.245457
TWD 34.469427
TZS 2753.026927
UAH 42.061727
UGX 4053.893716
USD 1.067065
UYU 41.250147
UZS 13535.71432
VEF 3865497.432002
VES 38.667354
VND 26716.628961
VUV 126.684079
WST 2.991631
XAF 657.09904
XAG 0.038162
XAU 0.000455
XCD 2.883796
XDR 0.804398
XOF 654.647945
XPF 119.331742
YER 267.112976
ZAR 20.082465
ZMK 9604.865359
ZMW 26.636796
ZWL 343.594353
  • AEX

    -0.3500

    883.45

    -0.04%

  • BEL20

    13.0500

    3850.04

    +0.34%

  • PX1

    -12.8400

    8010.83

    -0.16%

  • ISEQ

    -91.8500

    9891.51

    -0.92%

  • OSEBX

    20.8700

    1376.17

    +1.54%

  • PSI20

    40.9300

    6337.43

    +0.65%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -11.6400

    2105.48

    -0.55%

  • N150

    0.3400

    3360.4

    +0.01%

L'édition en Iran, autre victime collatérale des sanctions
L'édition en Iran, autre victime collatérale des sanctions

L'édition en Iran, autre victime collatérale des sanctions

Réduction des tirages et de la pagination des livres, diminution du nombre d'ouvrages publiés: l'édition en Iran est une victime collatérale des sanctions américaines qui ont entraîné une augmentation vertigineuse du prix du papier, importé et payé en devises étrangères.

Taille du texte:

"Dès le rétablissement des sanctions américaines en 2018, le prix du papier a grimpé, de sorte que l'édition subit une crise majeure qui peut devenir existentielle", explique à l'AFP Emily Amraï, directrice de collection de Houpa, maison spécialisée dans les livres pour la jeunesse à Téhéran.

"La dévaluation de notre monnaie face au billet vert, le prix du papier payé en dollars et l'augmentation du coût de transport réglé aussi en devises (étrangères) a plongé l'édition dans le marasme", ajoute Hossein Motevali, propriétaire de Houpa.

Dans un pays qui ne fabrique pas sa propre pâte à papier, le prix du livre dépend directement de la fluctuation du rial face au dollar.

"Si un roman de 200 pages se vendait 400.000 rials (1,6 dollar) l'an dernier, son prix s'élève aujourd'hui à 1.000.000 rials (4,1 dollars), dont la plus grande partie correspond au coût de production", relève le PDG des éditions Ofoq, Réza Hachéminejad.

- "Miracle" -

En outre, les éditeurs sont confrontés à une autre difficulté: en Iran, le prix du livre ne peut plus être changé une fois fixé par l'éditeur avant l'impression, alors que celui du papier oscille fortement.

"Entre le moment où je reçois le manuscrit, celui où je le mets en page et celui où je fixe le prix de l'ouvrage, je peux tout perdre si le papier a connu une hausse soudaine. Et cela arrive car je suis à la merci du ballet des devises", se lamente M. Hachéminejad.

Le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement consécutif de lourdes sanctions américaines contre Téhéran ont plongé l'économie iranienne dans une violente récession.

"Vendre des livres tient du miracle aujourd'hui car la majorité des clients appartiennent à la classe moyenne et compte tenu de la situation économique, leur priorité c'est de se procurer des biens de consommation essentiels, comme la nourriture", observe M. Hachéminejad.

"Je me demande vraiment comment les gens achètent encore des livres à ces prix-là, c'est surprenant", ajoute-t-il.

La crise ne cessant d'empirer, plusieurs petites maisons d'édition ont été contraintes de mettre la clé sous la porte.

"Aujourd'hui, de nombreux éditeurs indépendants, qui ont publié d'excellents ouvrages, ont été éliminés du marché", regrette Mme Amraï.

Même les grandes maisons d'édition doivent s'adapter pour survivre.

"Nous renonçons le plus possible aux bénéfices afin de garder nos lecteurs, nous réduisons le tirage et la pagination, nous publions des livres numériques pour éviter le papier et réduire les coûts", confie M. Hachéminejad.

- Epuisement des stocks? -

Mais cette stratégie ne peut durer "qu'un an ou deux, même pour les maisons les plus solides", estime-t-il.

"Dans quelques mois, lorsque les livres stockés dans les dépôts auront été épuisés, ce sera un choc pour le client quand il verra les nouveaux prix", assure M. Hachéminejad.

Quant aux auteurs, ils risquent tout autant de subir les conséquences de ces livres à la pagination de plus en plus réduite car ils sont payés au nombre de pages, qu'ils soient inconnus ou célèbres.

Dans la rue Enghelab, qui concentre toutes les librairies de Téhéran, Behjat Mazloumi, professeure à la retraite, a du mal à trouver des livres d'occasion.

"Je n'arrive plus à m'acheter un bouquin. Même les marchands ambulants vendent aujourd'hui des livres à un prix très élevé", déplore la sexagénaire.

Les professionnels s'inquiètent en outre pour les jeunes Iraniens, notamment dans les régions rurales ou défavorisées, dont l'accès aux livres était déjà limité.

La pénurie du livre et sa diffusion réduite notamment dans ces zones pourrait contribuer à accroître "les différences sociales chez les enfants", déplore M. Hachéminejad.

(K.Müller--BBZ)