Berliner Boersenzeitung - A Los Angeles, l'université UCLA fracturée par la guerre entre Israël et le Hamas

EUR -
AED 4.183272
AFN 75.735568
ALL 93.708204
AMD 416.395839
AOA 1044.536686
ARS 1704.59367
AUD 1.627339
AWG 2.050344
AZN 1.94038
BAM 1.955268
BBD 2.294506
BDT 140.631734
BHD 0.429281
BIF 3402.959127
BMD 1.13908
BND 1.469658
BOB 12.821905
BRL 5.787551
BSD 1.139205
BTN 109.206599
BWP 15.641362
BYN 3.26814
BYR 22325.969164
BZD 2.291197
CAD 1.606883
CDF 2574.320515
CHF 0.928332
CLF 0.027367
CLP 1077.091045
CNY 7.713969
CNH 7.708599
COP 3667.029044
CRC 518.461204
CUC 1.13908
CUP 30.185622
CVE 110.235005
CZK 24.156922
DJF 202.872813
DKK 7.475794
DOP 66.283419
DZD 151.88701
EGP 57.704998
ERN 17.086201
ETB 183.881017
FJD 2.53696
FKP 0.855037
GBP 0.855284
GEL 2.990091
GGP 0.855037
GHS 13.260799
GIP 0.855037
GMD 84.291543
GNF 9995.280311
GTQ 8.692597
GYD 238.254584
HKD 8.932848
HNL 30.516366
HRK 7.536381
HTG 148.922747
HUF 359.801045
IDR 20564.438806
ILS 3.459215
IMP 0.855037
INR 109.280778
IQD 1492.42667
IRR 1566235.081968
ISK 142.817623
JEP 0.855037
JMD 180.23096
JOD 0.807611
JPY 186.392258
KES 147.477064
KGS 99.612176
KHR 4601.929629
KMF 494.36103
KRW 1674.504965
KWD 0.353423
KYD 0.949379
KZT 541.340327
LAK 25822.427178
LBP 102019.875387
LKR 383.075766
LRD 206.19842
LSL 19.028039
LTL 3.363408
LVL 0.689018
LYD 7.298014
MAD 10.664798
MDL 20.022343
MGA 4898.71008
MKD 61.513262
MMK 2391.543122
MNT 4091.030743
MOP 9.201998
MRU 45.477626
MUR 53.923685
MVR 17.598737
MWK 1975.440529
MXN 19.883132
MYR 4.653714
MZN 72.785473
NAD 19.028874
NGN 1552.953771
NIO 41.918594
NOK 10.983756
NPR 174.723458
NZD 1.966627
OMR 0.437981
PAB 1.13921
PEN 3.871047
PGK 5.100612
PHP 70.345601
PKR 316.445496
PLN 4.32286
PYG 6889.125488
QAR 4.15297
RON 5.232142
RSD 117.436865
RUB 88.845924
RWF 1677.009941
SAR 4.268917
SBD 9.205025
SCR 16.824722
SDG 684.006786
SEK 11.04415
SGD 1.469738
SLE 27.594175
SOS 651.022858
SRD 43.048681
STD 23576.657436
STN 24.493658
SVC 9.968288
SZL 19.02574
THB 38.240629
TJS 10.515354
TMT 3.98678
TND 3.375082
TRY 53.944569
TTD 7.736963
TWD 36.794572
TZS 3007.134902
UAH 51.163479
UGX 4277.892331
USD 1.13908
UYU 45.747552
UZS 13642.28797
VES 844.401646
VND 29974.891763
VUV 135.651142
WST 3.13967
XAF 655.804465
XAG 0.019294
XAU 0.000278
XCD 3.078421
XCG 2.053141
XDR 0.814931
XOF 655.778564
XPF 119.331742
YER 271.727253
ZAR 19.066241
ZMK 10253.084262
ZMW 21.286862
ZWL 366.783314
  • AEX

    -8.9400

    1081.13

    -0.82%

  • BEL20

    -27.5300

    5707.41

    -0.48%

  • PX1

    33.4900

    8406.06

    +0.4%

  • ISEQ

    127.5800

    13699.61

    +0.94%

  • OSEBX

    -16.4600

    1991.12

    -0.82%

  • PSI20

    -93.0700

    9122.03

    -1.01%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3600

    4553.8

    +0.56%

  • N150

    -9.3200

    4227.29

    -0.22%

A Los Angeles, l'université UCLA fracturée par la guerre entre Israël et le Hamas
A Los Angeles, l'université UCLA fracturée par la guerre entre Israël et le Hamas / Photo: Frederic J. BROWN - AFP

A Los Angeles, l'université UCLA fracturée par la guerre entre Israël et le Hamas

Keffieh noué autour de la taille, Tai Min campe depuis jeudi en plein coeur du campus de UCLA à Los Angeles, sur une pelouse entourée de barricades. Pour cette étudiante de 20 ans, un seul mot d'ordre compte : "Arrêtez le génocide" des Palestiniens.

Taille du texte:

Comme des centaines d'autres manifestants, la jeune Américaine s'affiche ultra-déterminée.

"Le sacrifice est vraiment important pour véritablement changer notre université et la société", confie-t-elle à l'AFP. "Beaucoup d'étudiants sont prêts à risquer d'être arrêtés ou suspendus."

Contrairement à des dizaines d'autres établissements américains secoués par la mobilisation pro-palestinienne ces derniers jours, la prestigieuse université de Los Angeles n'a jusqu'ici pas requis l'intervention de la police.

Une politique de désescalade qui n'empêche pas les tensions de grimper sur le campus, tant le débat autour du conflit israélo-palestinien est devenu impossible aux Etats-Unis.

Dimanche, un rassemblement pro-israélien a eu lieu juste en face du campement. Les deux camps, soutenus par de nombreux manifestants extérieurs au campus, en sont venus aux mains, avec des bousculades et des insultes.

Ces incidents prouvent que "notre lutte est vraiment interconnectée avec celle du peuple palestinien", reprend Tai Min.

"Les gens étaient là pour tourmenter nos étudiants, qui sont principalement des personnes de couleur", estime l'étudiante, d'origine chinoise. "Et Israël mène une occupation raciste et suprémaciste blanche."

- "Sectarisme" -

Sur la pelouse, les associations qui ont organisé la contre-manifestation de dimanche ont laissé derrière elle un écran géant, où défilent en boucle des images des massacres commis par le Hamas le 7 octobre dernier, qui ont fait près de 1.200 morts israéliens.

Une installation que la jeune femme balaie d'un haussement d'épaules, en rappelant les presque 35.000 victimes palestiniennes depuis sept mois.

"Tout ça, ce ne sont que des distractions pour nous détourner de ce qui se passe en Palestine depuis 75 ans", lâche-t-elle.

La sécurité privée a érigé des barrières et empêche désormais d'accéder au campement. Une décision qui fait enrager, Eli Tsives, déçu de voir son université tolérer ce qu'il considère comme des "manifestants pro-Hamas et antisémites".

"Nous nous opposerons toujours à leur haine et à leur sectarisme", promet cet étudiant juif de 19 ans, qui a prononcé un discours lors de la contre-manifestation de dimanche.

Les slogans en faveur de "l'Intifada" - "soulèvement" en arabe - des manifestants pro-palestiniens sont pour lui "un appel au génocide contre les Juifs".

"La majorité des étudiants juifs ont peur", et certains demandent à être accompagnés en cours, raconte-t-il.

En marge des rassemblements, les tensions s'approfondissent également sur les réseaux sociaux. Plusieurs étudiants des deux camps rencontrés par l'AFP se disent victimes de menaces ou de harcèlement en ligne.

- "Préférable à l'apathie" -

"Dans toutes les universités du pays, il est devenu très difficile pour les gens de dialoguer au-delà leurs différences", regrette Dov Waxman, un professeur qui enseigne l'histoire d'Israël à UCLA. "Il y a beaucoup de cris, beaucoup de slogans, mais très peu de vraies conversations."

Dimanche, cet enseignant juif a dû s'interposer entre les deux camps pour essayer de ramener le calme.

Le campement "exacerbe les peurs de certains étudiants", mais il n'y a pas eu d'événement grave, observe-t-il. "C'est important de faire la distinction entre se sentir en danger et être réellement en danger."

L'universitaire espère encore que son établissement saura trouver une sortie par le haut, sans recourir à la police, après les centaines d'interpellations ces derniers jours sur les campus américains.

Comme ailleurs, les étudiants de UCLA réclament que la direction arrête d'investir des entreprises qui soutiennent Israël.

Certains appellent aussi à boycotter sa chaire. Pourtant, le professeur refuse d'en prendre ombrage.

"Je ne suis pas d'accord avec leurs revendications, mais cela ne veut pas dire que c'est nécessairement une menace", tempère-t-il derrière ses lunettes. "Chaque fois que je vois des étudiants politiquement actifs, je pense que c'est une bonne chose, c'est toujours préférable à l'apathie et à l'indifférence."

(K.Lüdke--BBZ)