Berliner Boersenzeitung - Bétharram: Bayrou face aux victimes

EUR -
AED 4.275666
AFN 72.780078
ALL 95.393423
AMD 429.347931
ANG 2.084524
AOA 1068.77153
ARS 1620.253509
AUD 1.625238
AWG 2.098541
AZN 1.984819
BAM 1.945073
BBD 2.355668
BDT 142.941072
BGN 1.944186
BHD 0.441107
BIF 3482.169409
BMD 1.164239
BND 1.489262
BOB 8.04652
BRL 5.803154
BSD 1.169593
BTN 111.575271
BWP 16.473595
BYN 3.267649
BYR 22819.089661
BZD 2.352272
CAD 1.599973
CDF 2613.717122
CHF 0.914685
CLF 0.026445
CLP 1040.80664
CNY 7.89948
CNH 7.920558
COP 4412.14084
CRC 531.506181
CUC 1.164239
CUP 30.852341
CVE 110.254109
CZK 24.340693
DJF 208.267316
DKK 7.472717
DOP 69.32255
DZD 154.199775
EGP 61.562181
ERN 17.463589
ETB 182.618572
FJD 2.562782
FKP 0.861177
GBP 0.871815
GEL 3.119842
GGP 0.861177
GHS 13.284307
GIP 0.861177
GMD 84.405421
GNF 10255.542125
GTQ 8.884005
GYD 243.613344
HKD 9.117059
HNL 31.104249
HRK 7.535885
HTG 153.1556
HUF 360.049724
IDR 20490.960396
ILS 3.390244
IMP 0.861177
INR 111.70585
IQD 1525.153442
IRR 1530974.638351
ISK 143.609052
JEP 0.861177
JMD 184.923397
JOD 0.825483
JPY 184.673373
KES 150.361612
KGS 101.812374
KHR 4692.656422
KMF 491.309356
KPW 1047.781183
KRW 1751.050907
KWD 0.359145
KYD 0.970444
KZT 551.207745
LAK 25560.873628
LBP 104243.676363
LKR 378.751203
LRD 213.347445
LSL 19.198119
LTL 3.437696
LVL 0.704237
LYD 7.423706
MAD 10.721188
MDL 20.104538
MGA 4898.527183
MKD 61.672507
MMK 2444.745362
MNT 4168.128186
MOP 9.394668
MRU 46.736784
MUR 54.917397
MVR 17.944448
MWK 2027.634651
MXN 20.161306
MYR 4.596998
MZN 74.406853
NAD 19.198325
NGN 1594.646111
NIO 43.041912
NOK 10.827949
NPR 179.30867
NZD 1.984792
OMR 0.447642
PAB 1.164453
PEN 4.013105
PGK 4.904914
PHP 71.866127
PKR 325.754055
PLN 4.248618
PYG 7127.037408
QAR 4.244236
RON 5.203912
RSD 117.383959
RUB 85.278713
RWF 1710.688755
SAR 4.370727
SBD 9.332701
SCR 16.996581
SDG 699.134444
SEK 10.976739
SGD 1.488888
SHP 0.869222
SLE 28.699004
SLL 24413.51779
SOS 668.453179
SRD 43.317866
STD 24097.402267
STN 24.472658
SVC 10.188548
SYP 128.681891
SZL 19.184566
THB 37.919857
TJS 10.881648
TMT 4.074837
TND 3.362315
TOP 2.803209
TRY 53.024515
TTD 7.906194
TWD 36.762016
TZS 3029.942739
UAH 51.417255
UGX 4354.870851
USD 1.164239
UYU 46.37306
UZS 14023.261923
VES 593.935283
VND 30689.347116
VUV 137.470647
WST 3.153367
XAF 655.224958
XAG 0.014894
XAU 0.000255
XCD 3.146415
XCG 2.098617
XDR 0.81489
XOF 655.224958
XPF 119.331742
YER 277.845635
ZAR 19.360723
ZMK 10479.556608
ZMW 22.017401
ZWL 374.884569
  • AEX

    -15.3200

    1006.18

    -1.5%

  • BEL20

    -53.6600

    5478.71

    -0.97%

  • PX1

    -105.0700

    7977.33

    -1.3%

  • ISEQ

    -148.5000

    12436.54

    -1.18%

  • OSEBX

    22.2400

    2007.86

    +1.12%

  • PSI20

    -41.0600

    9082.96

    -0.45%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.5800

    4133.29

    +0.77%

  • N150

    -3.8000

    4222.88

    -0.09%

Bétharram: Bayrou face aux victimes
Bétharram: Bayrou face aux victimes / Photo: Ludovic MARIN - AFP

Bétharram: Bayrou face aux victimes

François Bayrou, accusé par la gauche d'avoir menti sur sa connaissance des violences et agressions sexuelles au collège-lycée de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), qu'ont fréquenté plusieurs de ses enfants, rencontre le collectif des victimes samedi à Pau.

Taille du texte:

Un peu avant midi, le chef du gouvernement a commencé à échanger avec huit victimes à la mairie de la cité béarnaise, dont il a conservé le fauteuil, ont constaté des journalistes de l'AFP, alors qu'à l'extérieur une dizaine de manifestants scandaient "Bayrou démission".

Il avait déjà parlé au téléphone mercredi avec leur porte-parole, Alain Esquerre, qui lui reprochait de "n'avoir pas eu un mot" pour les personnes concernées depuis le début de l'affaire visant cette institution béarnaise, fondée en 1837 près de Lourdes.

Deux premières plaintes pour violences avaient été déposées en 1996, dont l'une concernait un camarade de classe d'un fils de M. Bayrou, selon le père de la victime, et une autre pour viol en 1998, qui n'a pas pu aboutir en raison du décès du prêtre mis en cause, retrouvé deux ans plus tard dans le Tibre à Rome.

Le parquet a ouvert l'an dernier une nouvelle enquête portant désormais sur plus d'une centaine de plaintes visant des violences physiques, agressions sexuelles et viols qui auraient été commis dans le collège-lycée privé sous contrat Notre-Dame-de-Bétharram. Elle se concentre sur une période allant des années 1970 aux années 1990.

- Commission d'enquête parlementaire demandée -

François Bayrou, ministre de l'Éducation entre 1993 et 1997, puis député des Pyrénées-Atlantiques et président du conseil général les années suivantes, avait déclaré mardi à l'Assemblée n'avoir "jamais à cette époque été averti" de tels faits, position qu'il a répétée le lendemain face à de nouvelles questions de deux députés insoumis et écologiste.

L'un des deux, le député LFI Paul Vannier, a réclamé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le contrôle des établissements scolaires privés, demande qui sera examinée mercredi en commission des Affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée, où une motion de censure déposée par le PS doit être étudiée dans la semaine.

"On a beaucoup de choses à lui dire", a déclaré M. Esquerre à la presse avant la rencontre à huis clos avec le Premier ministre à qui il avait demandé mercredi d'"allouer davantage de moyens au parquet de Pau pour cette affaire" et de faire "des violences sexuelles une priorité nationale".

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a indiqué samedi qu'il y aurait "plus de moyens pour les parquets en général, pour le parquet de Pau en particulier", "d'ailleurs à la demande du Premier ministre, toujours très attentif à ce qui se passe dans sa commune".

"On fait le procès de François Bayrou. Ce sera le procès de toute la population locale. Tout le monde savait qu'il y avait des violences à Bétharram. C'est d'ailleurs ce qui faisait l'ADN de cet établissement", a ajouté M. Esquerre.

Les victimes dénoncent un "système de prédateurs", avec des masturbations, des fellations contraintes ou subies, mais aussi des châtiments corporels.

- Inspection académique -

Un homme de 45 ans, venu samedi après avoir entendu parler de l'affaire "il y a trois jours dans les médias" raconte avoir subi la punition dite "du perron", lors de laquelle des élèves étaient laissés dehors, au bord du gave de Pau, sans leurs vêtements.

"Mais parfois le surveillant s'endormait, alors on y passait toute la nuit jusqu'au matin", raconte cet ancien élève (1995-1996), qui a requis l'anonymat et souhaite désormais porter plainte. Il évoque aussi la sanction du "pied du lit", "où on devait rester planté devant notre lit, pendant des heures".

Le ministère de l'Education nationale, qui n'a "à ce stade" pas retrouvé de traces de contrôle de cet établissement dans le passé, a pour sa part ordonné vendredi au rectorat de Bordeaux de mener une inspection du collège-lycée.

L'Inspection académique avait toutefois diligenté une enquête en 1996 après les plaintes pour violences dans cet établissement. Après une journée sur place, l'inspecteur avait conclu dans son rapport, consulté par l'AFP, que Notre-Dame-de-Bétharram "n'est pas un établissement où les élèves sont brutalisés".

(G.Gruner--BBZ)