Berliner Boersenzeitung - Les auteurs de la "fatwa numérique" contre Samuel Paty de nouveau condamnés

EUR -
AED 4.190388
AFN 75.874588
ALL 93.859535
AMD 416.274986
AOA 1046.314438
ARS 1707.327971
AUD 1.629329
AWG 2.053834
AZN 1.939027
BAM 1.957093
BBD 2.294185
BDT 140.502814
BHD 0.429572
BIF 3402.828576
BMD 1.141019
BND 1.470307
BOB 12.649356
BRL 5.803332
BSD 1.139022
BTN 109.934658
BWP 15.73398
BYN 3.267158
BYR 22363.967361
BZD 2.290883
CAD 1.607753
CDF 2578.702671
CHF 0.929639
CLF 0.027497
CLP 1082.199536
CNY 7.727091
CNH 7.723174
COP 3672.539977
CRC 518.328774
CUC 1.141019
CUP 30.236997
CVE 110.33692
CZK 24.121597
DJF 202.831321
DKK 7.475658
DOP 66.332074
DZD 152.143502
EGP 58.58253
ERN 17.115281
ETB 183.844212
FJD 2.539622
FKP 0.856448
GBP 0.854343
GEL 2.995211
GGP 0.856448
GHS 13.246634
GIP 0.856448
GMD 84.435768
GNF 9993.119638
GTQ 8.68974
GYD 238.305333
HKD 8.948217
HNL 30.508351
HRK 7.537336
HTG 148.92185
HUF 359.345579
IDR 20526.470778
ILS 3.465964
IMP 0.856448
INR 109.775356
IQD 1492.18572
IRR 1568900.771986
ISK 143.003514
JEP 0.856448
JMD 180.664595
JOD 0.809005
JPY 186.64271
KES 147.757141
KGS 99.781676
KHR 4605.840731
KMF 495.202064
KRW 1672.362654
KWD 0.35383
KYD 0.949227
KZT 541.587766
LAK 25792.037903
LBP 102002.181385
LKR 382.782862
LRD 206.164383
LSL 19.239009
LTL 3.369131
LVL 0.690191
LYD 7.288719
MAD 10.666953
MDL 20.132299
MGA 5047.201417
MKD 61.593826
MMK 2396.138529
MNT 4100.817242
MOP 9.200778
MRU 45.460836
MUR 54.015819
MVR 17.629454
MWK 1975.052767
MXN 19.885281
MYR 4.66163
MZN 72.911668
NAD 19.239009
NGN 1557.102301
NIO 41.915669
NOK 10.9236
NPR 175.892568
NZD 1.96678
OMR 0.438645
PAB 1.139052
PEN 3.876361
PGK 5.09512
PHP 70.436793
PKR 316.391986
PLN 4.311306
PYG 6886.458579
QAR 4.140935
RON 5.229742
RSD 117.387948
RUB 88.770502
RWF 1678.364579
SAR 4.276069
SBD 9.220692
SCR 15.363408
SDG 685.184361
SEK 11.029983
SGD 1.471341
SLE 27.641148
SOS 650.912871
SRD 43.121954
STD 23616.784271
STN 24.515013
SVC 9.966584
SZL 19.236201
THB 38.258539
TJS 10.507649
TMT 3.993566
TND 3.37623
TRY 54.037049
TTD 7.739112
TWD 36.90454
TZS 3006.582083
UAH 51.045778
UGX 4293.798799
USD 1.141019
UYU 45.739814
UZS 13785.106271
VES 845.838791
VND 30025.90822
VUV 135.408239
WST 3.145013
XAF 656.373335
XAG 0.019205
XAU 0.000279
XCD 3.08366
XCG 2.052856
XDR 0.816318
XOF 656.381969
XPF 119.331742
YER 272.189869
ZAR 19.051167
ZMK 10270.53691
ZMW 21.100661
ZWL 367.40757
  • AEX

    3.3700

    1090.04

    +0.31%

  • BEL20

    42.1300

    5734.78

    +0.74%

  • PX1

    73.0300

    8372.28

    +0.88%

  • ISEQ

    254.3600

    13571.59

    +1.91%

  • OSEBX

    -10.7000

    2007.53

    -0.53%

  • PSI20

    -37.0100

    9215.11

    -0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3600

    4553.8

    +0.56%

  • N150

    8.8800

    4236.41

    +0.21%

Les auteurs de la "fatwa numérique" contre Samuel Paty de nouveau condamnés

Les auteurs de la "fatwa numérique" contre Samuel Paty de nouveau condamnés

Les deux auteurs de la cabale en ligne contre Samuel Paty ont été condamnés lundi en appel à dix et quinze ans de réclusion criminelle, la famille du professeur d'histoire-géographie se félicitant que cette "fatwa numérique" ait été reconnue et sévèrement punie par la cour d'assises spéciale de Paris.

Taille du texte:

La peine la plus lourde, une confirmation de la première instance, a été prononcée contre le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, aujourd'hui âgé de 66 ans, coupable d'association de malfaiteurs terroriste, comme Brahim Chnina, 54 ans.

Ce père d'élève a en revanche vu la cour abaisser sa condamnation à dix ans de réclusion (13 en 2024), pour avoir été l'autre chef d'orchestre de cette campagne de haine qui ne s'était pas interrompue jusqu'à l'assassinat du professeur par un jihadiste tchétchène de 18 ans, le 16 octobre 2020, près du collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Les avocats des proches de l'enseignant ont toutefois exprimé leur "incompréhension" devant le sort réservé à deux proches de l'assassin, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans.

"C'est donc une décision contrastée" mais "la sanction criminelle de la fatwa numérique est maintenue et c'est un pas historique pour la justice française", a commenté Thibault de Montbrial, l'avocat d'une des soeurs du professeur, Mickaëlle.

- "Justice discriminatoire" -

Ce verdict "marquera l'histoire judiciaire s'agissant des professeurs et de ce qu'on peut lancer sur les réseaux sociaux", a renchéri Virginie Le Roy, conseil des parents du professeur et de Gaëlle, son autre soeur. Samuel Paty a été décapité par Abdoullakh Anzorov pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet lors de son cours sur la liberté d'expression.

Si Brahim Chnina "accepte la peine prononcée", selon son conseil Frank Berton, Abdelhakim Sefrioui, à qui la présidente de la cour d'assises a refusé de donner la parole après le verdict, va se pourvoir en cassation.

Cette décision est "la condamnation de toute la communauté musulmane française par une justice discriminatoire", a tancé l'un de ses avocats, Me Francis Vuillemin.

Plus mesuré, son confrère Vincent Brengarth a estimé que la lourde condamnation de son client quand celle des trois autres co-accusés ont été abaissées, "permettait à la justice antiterroriste de ne pas perdre la face dans ce dossier".

Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud, poursuivis pour avoir véhiculé Anzorov et l'avoir aidé à se procurer des armes avant son crime, ne présentent pas des profils d'islamistes radicaux. Ils ont cette fois convaincu la cour qu'ils n'avaient pas eu conscience de la dérive jihadiste ni du projet d'attentat d'Anzorov. Ce dernier avait été abattu par la police qu'il menaçait après son crime.

- Le témoignage de Nuñez en cassation ? -

Durant le procès, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ont adopté des postures divergentes, le premier exprimant sa "honte" quand le second restait droit dans ses bottes militantes au risque de sembler manquer d'empathie envers Samuel Paty et ses proches, affirmant qu'il avait été animé par sa lutte contre la discrimination des musulmans et en aucun cas par son rejet du blasphème et des caricatures.

L'assassinat de Samuel Paty avait jeté l'effroi alors que se tenait à Paris le procès des attentats de janvier 2015, notamment contre la rédaction de Charlie Hebdo qui venait de republier ses caricatures. Il avait traumatisé les enseignants.

Les débats devant la cour ont été marqués par des incidents procéduraux exceptionnels: deux magistrates écartées après la mise en cause de leur impartialité; un ministre, Laurent Nuñez, qui écrit directement à la présidente de la cour pour rectifier son témoignage. Ce dernier épisode sera à coup sûr un des moyens utilisés par Abdelhakim Sefrioui en cassation.

(A.Lehmann--BBZ)