Berliner Boersenzeitung - Des centaines de milliers de personnes fuient le cyclone Mocha en Birmanie et au Bangladesh

EUR -
AED 4.253793
AFN 73.538311
ALL 96.012872
AMD 436.811565
ANG 2.073056
AOA 1061.957069
ARS 1594.404251
AUD 1.662949
AWG 2.087146
AZN 1.967907
BAM 1.952753
BBD 2.333738
BDT 142.199929
BGN 1.979513
BHD 0.437188
BIF 3439.490881
BMD 1.158078
BND 1.481252
BOB 8.006885
BRL 6.049219
BSD 1.158682
BTN 108.992733
BWP 15.791107
BYN 3.434259
BYR 22698.323661
BZD 2.330614
CAD 1.598929
CDF 2640.417213
CHF 0.916078
CLF 0.026914
CLP 1062.697695
CNY 7.992473
CNH 7.991953
COP 4287.771244
CRC 538.780131
CUC 1.158078
CUP 30.68906
CVE 110.741159
CZK 24.465541
DJF 205.813906
DKK 7.473348
DOP 69.918955
DZD 153.548932
EGP 60.832783
ERN 17.371166
ETB 182.173115
FJD 2.601013
FKP 0.865346
GBP 0.865298
GEL 3.120975
GGP 0.865346
GHS 12.680718
GIP 0.865346
GMD 85.116128
GNF 10167.922589
GTQ 8.86839
GYD 242.440496
HKD 9.053331
HNL 30.712537
HRK 7.537113
HTG 151.948123
HUF 386.461924
IDR 19514.76796
ILS 3.608397
IMP 0.865346
INR 108.902099
IQD 1517.081837
IRR 1520729.78105
ISK 143.208453
JEP 0.865346
JMD 182.519893
JOD 0.821096
JPY 184.418109
KES 150.260853
KGS 101.272974
KHR 4647.365541
KMF 494.499603
KPW 1042.286578
KRW 1737.441285
KWD 0.354974
KYD 0.965639
KZT 559.089227
LAK 24997.108058
LBP 103705.861729
LKR 364.424437
LRD 212.681294
LSL 19.618142
LTL 3.419502
LVL 0.70051
LYD 7.382801
MAD 10.801971
MDL 20.261343
MGA 4829.183971
MKD 61.657391
MMK 2432.15733
MNT 4133.721531
MOP 9.331543
MRU 46.473894
MUR 53.816164
MVR 17.892624
MWK 2011.581663
MXN 20.530511
MYR 4.591194
MZN 74.003039
NAD 19.60631
NGN 1605.454434
NIO 42.524631
NOK 11.217755
NPR 174.391379
NZD 1.989022
OMR 0.445279
PAB 1.158747
PEN 4.007533
PGK 4.990736
PHP 69.517674
PKR 323.162008
PLN 4.275217
PYG 7539.299492
QAR 4.220007
RON 5.095663
RSD 117.432579
RUB 93.801927
RWF 1690.793497
SAR 4.344623
SBD 9.313304
SCR 17.058428
SDG 696.005112
SEK 10.807494
SGD 1.482044
SHP 0.868858
SLE 28.43085
SLL 24284.32366
SOS 661.262482
SRD 43.243198
STD 23969.871023
STN 24.782864
SVC 10.139308
SYP 128.486707
SZL 19.569633
THB 37.787798
TJS 11.095647
TMT 4.053272
TND 3.401852
TOP 2.788373
TRY 51.370242
TTD 7.87901
TWD 36.94728
TZS 2976.328133
UAH 50.873868
UGX 4287.420243
USD 1.158078
UYU 46.90781
UZS 14128.548223
VES 535.136558
VND 30515.348392
VUV 138.399637
WST 3.17105
XAF 654.963162
XAG 0.015959
XAU 0.000254
XCD 3.129763
XCG 2.088422
XDR 0.81354
XOF 652.57625
XPF 119.331742
YER 276.375769
ZAR 19.58907
ZMK 10424.085847
ZMW 21.698169
ZWL 372.900559
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

Des centaines de milliers de personnes fuient le cyclone Mocha en Birmanie et au Bangladesh
Des centaines de milliers de personnes fuient le cyclone Mocha en Birmanie et au Bangladesh / Photo: Munir uz zaman - AFP

Des centaines de milliers de personnes fuient le cyclone Mocha en Birmanie et au Bangladesh

Des centaines de milliers de personnes ont été évacuées samedi des côtes de Birmanie et du Bangladesh à l'approche du cyclone Mocha, le plus puissant depuis une décennie dans la région, qui devrait toucher terre dimanche.

Taille du texte:

Mocha menace les camps précaires où s'entassent des centaines de milliers de réfugiés musulmans rohingyas, et provoque partout sur sa trajectoire une course contre la montre pour fuir. Il est accompagné de vents pouvant atteindre 240 km/h, selon le site internet Zoom Earth, qui l'a classé dans la catégorie des super cyclones.

Selon le bureau météorologique indien, Mocha, de catégorie 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson, devrait légèrement faiblir avant de toucher terre dimanche matin entre Cox's Bazar (Bangladesh), où près d'un million de réfugiés rohingyas vivent dans des camps constitués en grande partie d'abris précaires, et Sittwe, ville de 150.000 personnes sur la côte occidentale de l'Etat Rakhine, en Birmanie.

- "Urgence majeure" -

Samedi, les habitants de Sittwe se sont entassés avec leurs biens et leurs animaux domestiques dans des voitures, des camions et des tuk-tuks pour se diriger vers des lieux plus en altitude, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Nous avons notre grand-mère (avec nous) et nous devons prendre soin d'elle", a expliqué un des habitants, Khine Min, depuis un camion où se serraient des membres de sa famille, sur la route menant à la capitale de l'Etat. "Il n'y a plus qu'un seul homme à Sittwe pour s'occuper de nos maisons".

Kyaw Tin, 40 ans, a refusé de partir car son fils se trouve dans un hôpital local: "J'espère que ce cyclone ne touchera pas notre Etat. Mais si c'est notre destin, nous ne pourrons pas l'ignorer". "Je crains que ce cyclone n'affecte notre Etat comme l'a fait Nargis", a-t-il ajouté, en référence au cyclone de 2008 qui avait tué plus de 130.000 personnes dans le sud de la Birmanie.

La junte birmane supervise les évacuations des villages côtiers le long de la côte de l'Etat Rakhine, selon les médias officiels.

Myanmar Airways International a annoncé que tous ses vols à destination de l'Etat Rakhine avaient été suspendus jusqu'à lundi.

La Croix-Rouge birmane a indiqué dans un communiqué qu'elle se "préparait à réagir à une urgence majeure".

- "Panique" -

Au Bangladesh, 190.000 personnes ont été évacuées de Cox's Bazar et près de 100.000 de la ville proche de Chittagong, selon les autorités. "Elles ont été emmenées dans près de 4.000 abris anti-cyclones", a précisé à l'AFP le commissaire divisionnaire Aminur Rahman samedi soir.

Des réfugiés rohingyas des "zones à risque" ont été emmenés vers des centres communautaires, tandis que des milliers de personnes ont fui l'île touristique de Saint-Martin, située sur la trajectoire de Mocha.

"Le cyclone Mocha est la tempête la plus puissante depuis le cyclone Sidr", a indiqué Azizur Rahman, directeur du service météorologique du Bangladesh.

En novembre 2007, Sidr avait ravagé le sud-ouest du Bangladesh, faisant plus de 3.000 morts et plusieurs milliards de dollars de dégâts.

Les autorités bangladaises ont interdit aux Rohingyas de construire des maisons permanentes en béton, craignant que cela ne les incite à s'installer définitivement plutôt qu'à retourner en Birmanie, qu'ils ont fuie en 2017.

"Nous vivons dans des maisons faites de bâches et de bambous", déplore Enam Ahmed, un réfugié qui vit à Nayapara, près de la ville frontalière de Teknaf. "Nous avons peur. Nous ne savons pas où nous serons abrités. Nous sommes paniqués".

Les prévisionnistes s'attendent à ce que le cyclone apporte un déluge de pluie qui pourrait provoquer des glissements de terrain. La plupart des camps sont construits à flanc de colline et les éboulements sont fréquents dans la région.

L'ouragan devrait également déclencher une onde de tempête pouvant atteindre quatre mètres de haut, ce qui pourrait inonder les villages côtiers et fluviaux de faible altitude.

Les autorités ont fait savoir que des milliers de volontaires évacuaient les Rohingyas des "zones à risque" vers des structures plus solides telles que des écoles.

Mais "tous les Rohingyas des camps sont en danger", a prévenu le commissaire adjoint aux réfugiés du Bangladesh, Shamsud Douza.

La panique s'est également emparée des quelque 8.000 habitants de l'île coralienne de Saint-Martin (sud) - l'un des principaux lieux de villégiature du pays - qui se trouve sur la trajectoire de la tempête.

Dilara Begum, une habitante, s'est rendue à Teknaf pour attendre la fin de la tempête. "Beaucoup sont partis aussi", dit-elle. "C'est une île au milieu de la mer. Nous vivons dans la peur depuis quelques jours".

Les autorités planifient "l'évacuation de dizaines de milliers" de personnes habitant les zones côtières qui devraient être durement frappées par le cyclone, a affirmé un responsable en charge de la gestion des désastres, Kamrul Hasan.

Les opérations ont été suspendues dans le plus grand port maritime du pays, Chittagong, et les activités de transport par bateau et de pêche ont également été interrompues.

(G.Gruner--BBZ)