Berliner Boersenzeitung - Climat: quand la Banque de France note les entreprises selon leurs efforts

EUR -
AED 4.404592
AFN 77.95771
ALL 96.649845
AMD 450.703033
ANG 2.14692
AOA 1099.79725
ARS 1730.352341
AUD 1.712339
AWG 2.160317
AZN 2.060793
BAM 1.955805
BBD 2.395796
BDT 145.360372
BGN 2.014141
BHD 0.452188
BIF 3523.523714
BMD 1.199343
BND 1.506491
BOB 8.220055
BRL 6.21895
BSD 1.189498
BTN 109.107734
BWP 15.656105
BYN 3.389495
BYR 23507.12421
BZD 2.392396
CAD 1.629218
CDF 2686.528468
CHF 0.918139
CLF 0.026129
CLP 1031.735581
CNY 8.341011
CNH 8.322218
COP 4383.251118
CRC 590.99905
CUC 1.199343
CUP 31.782591
CVE 110.265742
CZK 24.224391
DJF 211.829659
DKK 7.467224
DOP 74.83988
DZD 154.962167
EGP 56.455242
ERN 17.990146
ETB 184.948703
FJD 2.636575
FKP 0.875689
GBP 0.868762
GEL 3.232242
GGP 0.875689
GHS 13.002088
GIP 0.875689
GMD 87.551933
GNF 10433.809689
GTQ 9.127061
GYD 248.871675
HKD 9.356016
HNL 31.39195
HRK 7.533106
HTG 156.0017
HUF 380.07362
IDR 20032.62733
ILS 3.714858
IMP 0.875689
INR 109.951576
IQD 1558.297495
IRR 50522.327094
ISK 145.204438
JEP 0.875689
JMD 186.891258
JOD 0.850282
JPY 183.125291
KES 154.715286
KGS 104.881309
KHR 4783.052132
KMF 494.129028
KPW 1079.432046
KRW 1707.600986
KWD 0.367575
KYD 0.991298
KZT 599.279037
LAK 25630.958795
LBP 106522.928752
LKR 368.329408
LRD 220.060564
LSL 19.07469
LTL 3.541349
LVL 0.72547
LYD 7.507988
MAD 10.802673
MDL 20.055884
MGA 5340.03594
MKD 61.680901
MMK 2518.679665
MNT 4275.819284
MOP 9.558485
MRU 47.521924
MUR 54.07811
MVR 18.541691
MWK 2080.860365
MXN 20.601656
MYR 4.698427
MZN 76.470525
NAD 19.074769
NGN 1679.871938
NIO 43.773397
NOK 11.505118
NPR 174.570719
NZD 1.990436
OMR 0.46116
PAB 1.189508
PEN 3.986977
PGK 5.089395
PHP 70.427832
PKR 333.043041
PLN 4.19911
PYG 7972.987183
QAR 4.324429
RON 5.096852
RSD 117.394062
RUB 91.456378
RWF 1735.51168
SAR 4.497518
SBD 9.687905
SCR 16.672695
SDG 721.390251
SEK 10.560204
SGD 1.511112
SHP 0.899818
SLE 29.135652
SLL 25149.623668
SOS 678.604567
SRD 45.931218
STD 24823.980125
STN 24.501901
SVC 10.407983
SYP 13264.224528
SZL 19.069128
THB 37.135863
TJS 11.110328
TMT 4.197701
TND 3.430023
TOP 2.88773
TRY 52.050051
TTD 8.088987
TWD 37.499913
TZS 3048.399029
UAH 51.061344
UGX 4247.028584
USD 1.199343
UYU 44.570486
UZS 14391.976863
VES 429.935887
VND 31290.860746
VUV 143.618109
WST 3.273359
XAF 655.961415
XAG 0.010424
XAU 0.000228
XCD 3.241285
XCG 2.143797
XDR 0.815805
XOF 655.955945
XPF 119.331742
YER 285.923104
ZAR 19.008628
ZMK 10795.526408
ZMW 23.486962
ZWL 386.18798
  • AEX

    2.9000

    1001.68

    +0.29%

  • BEL20

    -21.0500

    5375.74

    -0.39%

  • PX1

    -40.7600

    8112.03

    -0.5%

  • ISEQ

    -63.7300

    12942.49

    -0.49%

  • OSEBX

    8.5400

    1751.31

    +0.49%

  • PSI20

    12.9800

    8666.49

    +0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    147.5100

    4211.2

    +3.63%

  • N150

    4.6900

    3916.98

    +0.12%

Climat: quand la Banque de France note les entreprises selon leurs efforts
Climat: quand la Banque de France note les entreprises selon leurs efforts / Photo: Fabrice COFFRINI - AFP/Archives

Climat: quand la Banque de France note les entreprises selon leurs efforts

Démarche pionnière ou contrainte supplémentaire? Déjà en charge de la cotation financière des entreprises, la Banque de France peaufine son "indicateur climat", une évaluation de leurs efforts de transition écologique accueillie prudemment par le patronat.

Taille du texte:

Ce nouveau système de notation des entreprises, basé sur trois critères, est encore loin de conditionner l'accès au crédit des entreprises.

Mais si l'expérimentation actuelle se transforme en cotation climatique pérenne, "ça sera un dispositif extrêmement innovant en Europe. Il n'y a pas d'équivalent aujourd’hui", a récemment assuré le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

Expérimenté auprès de "quelques dizaines" d'entreprises en 2022, "on souhaite pouvoir le tester sur environ 500 entreprises cette année", explique à l'AFP Hervé Gonsard, le directeur général des services à l'économie et du réseau.

Mais gare à ne pas "laver plus vert que vert", en imposant aux entreprises françaises des obligations dont seraient exemptées leurs concurrentes européennes, avertit Alexandre Montay, délégué général du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti).

Pour l'heure, participent à l'expérimentation de "très grosses" entreprises du CAC 40 et certaines sociétés très polluantes, détaille Hervé Gonsard sans dévoiler de noms.

D'ici 2030, la Banque de France espère généraliser son indicateur climat aux 300.000 entreprises françaises réalisant plus de 750.000 euros de chiffre d'affaires, soit celles auxquelles elle attribue déjà une cotation (note) financière.

Là où la cotation financière mesure la capacité de l'entreprise à honorer ses engagements financiers à court terme, l'indicateur climat évalue d'abord le positionnement de l'entreprise par rapport à la "trajectoire idéale" de décarbonation de son secteur d'activité, une courbe de référence dessinée par l'agence française de la transition écologique (Ademe).

La Banque de France mesure aussi l'exposition de l'entreprise aux risques physiques (inondations, incendies...) et son degré de maturité dans la gestion de sa transition climatique et énergétique.

Patron du cabinet Calix Conseil, Guillaume de Bodard estime que "la cause est juste", mais alerte sur la "complexité" potentielle de l'indicateur climat.

- Cohérence -

"Peu d'entreprises sont au courant de ce qui va leur tomber dessus", assure celui qui préside aussi la commission Environnement et Développement durable de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).

"Les TPE/PME n’ont pas une personne en interne pour gérer ça, leur expert comptable n’est pas tout de suite compétent en matière extrafinancière et environnementale". Guillaume de Bodard demande donc aux autorités des "outils de calcul rapides" des données climatiques.

Entre la directive européenne CSRD, le futur standard français d'excellence environnementale "triple E" et l'indicateur climat, Alexandre Montay s'inquiète lui aussi de la "foultitude d'indicateurs liés à la transformation environnementale".

"Il y a un véritable enjeu de cohérence" entre ces indicateurs "pour ne pas conduire les entreprises à ne faire que du reporting" (transmission d'informations, NDLR), insiste le représentant du Meti.

Hervé Gonsard tente de déminer. "Le but n'est pas de rajouter une couche administrative", assure-t-il.

"Jusqu’à présent" pouvaient s'empiler "le questionnaire Banque de France, le questionnaire Bpifrance, le questionnaire BNP Paribas, le questionnaire Société générale... Si on unifie le reporting" en centralisant les données climatiques dans une base unique à la Banque de France, comme pour la cotation financière, "on simplifie la vie des entreprises", martèle-t-il.

Plusieurs banques ont en effet développé ces dernières années leurs propres indicateurs. BNP Paribas a par exemple lancé en 2021 un "ESG Assessment" (évaluation environnementale, sociale et de la gouvernance) qui mesure notamment la performance ou le risque environnemental des entreprises.

"Un score +Climat+, appuyé sur des chiffres robustes communiqués par les entreprises et élaboré par la Banque de France sera utile pour compléter les analyses menées par les banques elles-mêmes", estime donc la Fédération bancaire française (FBF), associée à la conception de l'indicateur de la banque centrale.

De là à imaginer que les établissements financiers octroient à l'avenir des crédits en fonction de la cotation climatique d'une entreprise, il n'y a qu'un pas.

"Demain, il est clair qu’un indicateur climat de bonne qualité sera plutôt de nature à aider au financement des entreprises qui jouent le jeu du verdissement", anticipe ainsi Hervé Gonsard.

(S.G.Stein--BBZ)