Berliner Boersenzeitung - Le rythme de réchauffement des océans a presque doublé depuis 2005

EUR -
AED 4.318041
AFN 74.66498
ALL 95.284594
AMD 433.815179
ANG 2.104507
AOA 1079.364092
ARS 1638.152593
AUD 1.627104
AWG 2.1164
AZN 1.999061
BAM 1.954475
BBD 2.368774
BDT 144.571991
BGN 1.961317
BHD 0.443895
BIF 3500.60776
BMD 1.175778
BND 1.493337
BOB 8.125006
BRL 5.746263
BSD 1.176093
BTN 112.017007
BWP 15.813145
BYN 3.288942
BYR 23045.247056
BZD 2.365376
CAD 1.609105
CDF 2599.644189
CHF 0.916466
CLF 0.026804
CLP 1054.931214
CNY 7.989332
CNH 7.986553
COP 4422.524003
CRC 539.029994
CUC 1.175778
CUP 31.158115
CVE 110.552507
CZK 24.334253
DJF 209.434457
DKK 7.471028
DOP 69.632202
DZD 155.508305
EGP 62.139977
ERN 17.636669
ETB 183.639344
FJD 2.570074
FKP 0.861347
GBP 0.866372
GEL 3.145175
GGP 0.861347
GHS 13.274006
GIP 0.861347
GMD 85.832117
GNF 10319.652977
GTQ 8.974497
GYD 245.950382
HKD 9.204449
HNL 31.272534
HRK 7.533446
HTG 153.920417
HUF 356.806855
IDR 20583.579632
ILS 3.419455
IMP 0.861347
INR 112.328707
IQD 1540.742389
IRR 1542094.452951
ISK 143.597974
JEP 0.861347
JMD 185.542638
JOD 0.83365
JPY 185.000427
KES 151.788249
KGS 102.821373
KHR 4718.640588
KMF 492.650748
KPW 1058.221573
KRW 1747.000189
KWD 0.362151
KYD 0.980131
KZT 544.88829
LAK 25800.399553
LBP 105455.282067
LKR 378.841563
LRD 215.431893
LSL 19.330014
LTL 3.471766
LVL 0.711216
LYD 7.43883
MAD 10.69517
MDL 20.158163
MGA 4889.622824
MKD 61.637551
MMK 2467.90345
MNT 4210.284673
MOP 9.48449
MRU 46.961764
MUR 54.915909
MVR 18.119133
MWK 2039.391428
MXN 20.25442
MYR 4.625496
MZN 75.129663
NAD 19.330014
NGN 1603.13781
NIO 43.279004
NOK 10.814158
NPR 179.255953
NZD 1.975118
OMR 0.45209
PAB 1.175888
PEN 4.040561
PGK 5.10845
PHP 72.185125
PKR 327.633503
PLN 4.242853
PYG 7228.976333
QAR 4.28277
RON 5.202468
RSD 117.363801
RUB 86.53803
RWF 1720.012018
SAR 4.411263
SBD 9.444152
SCR 16.214316
SDG 706.051567
SEK 10.875428
SGD 1.494819
SHP 0.877837
SLE 28.927693
SLL 24655.470397
SOS 672.138624
SRD 43.978205
STD 24336.228872
STN 24.482986
SVC 10.29098
SYP 129.958054
SZL 19.323736
THB 38.015269
TJS 11.006566
TMT 4.12698
TND 3.364488
TOP 2.830991
TRY 53.375967
TTD 7.972561
TWD 37.0129
TZS 3062.90164
UAH 51.686701
UGX 4421.231884
USD 1.175778
UYU 46.880308
UZS 14280.197647
VES 587.694976
VND 30955.880841
VUV 139.122098
WST 3.185529
XAF 655.504255
XAG 0.013818
XAU 0.00025
XCD 3.177598
XCG 2.119654
XDR 0.815237
XOF 655.501469
XPF 119.331742
YER 280.532086
ZAR 19.394045
ZMK 10583.408589
ZMW 22.236736
ZWL 378.600008
  • AEX

    -11.0600

    1004.04

    -1.09%

  • BEL20

    -58.8300

    5439.04

    -1.07%

  • PX1

    -53.9800

    8002.68

    -0.67%

  • ISEQ

    -108.6500

    12525.17

    -0.86%

  • OSEBX

    17.2000

    1994.52

    +0.87%

  • PSI20

    -20.1600

    9145.23

    -0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    107.0000

    4099.71

    +2.68%

  • N150

    -7.9700

    4188.79

    -0.19%

Le rythme de réchauffement des océans a presque doublé depuis 2005
Le rythme de réchauffement des océans a presque doublé depuis 2005 / Photo: Richard BOUHET - AFP/Archives

Le rythme de réchauffement des océans a presque doublé depuis 2005

Le rythme de réchauffement des océans a presque doublé depuis 2005 et plus d'un cinquième de la surface océanique mondiale a connu une vague de chaleur sévère en 2023, selon un rapport de l'observatoire européen Copernicus publié lundi.

Taille du texte:

"Le réchauffement de l'océan peut être considéré comme notre sentinelle du réchauffement climatique. Il n'a cessé d'augmenter depuis les années 60. Et depuis 2005 environ, le rythme du réchauffement des océans a doublé", a souligné au cours d'une visioconférence l'océanographe Karina Von Schuckmann, en présentant le 8e rapport sur l'état des océans de Copernicus.

Les océans se réchauffent de 1,05 watt par m2 depuis 2005, contre 0,58 watt par m2 dans les décennies précédentes, d'après le rapport.

Ces travaux viennent consolider les rapports du Giec. En 2019, ces experts du climat mandatés par l'ONU estimaient "probable" que le rythme de réchauffement des océans ait "plus que doublé depuis 1993".

Ce réchauffement s’explique par le fait que les océans ont absorbé depuis 1970 "plus de 90% de l'excès de chaleur du système climatique", provoqué par les émissions massives de gaz à effet de serre par l’humanité, selon le Giec.

Les océans, qui recouvrent 70% de la surface du globe, sont un régulateur majeur du climat terrestre. Des eaux plus chaudes entraînent des ouragans et des tempêtes plus violentes, avec leur cortège de destructions et d’inondations.

Ce réchauffement s'accompagne également d'une multiplication des canicules marines. Ainsi, 22% des océans du globe ont connu au moins une vague de chaleur sévère ou extrême en 2023.

- Un impact sur la pêche -

Plus étendues, les vagues de chaleur marines ont aussi tendance à devenir plus longues, avec une durée maximale annuelle moyenne qui a doublé depuis 2008, passant de 20 à 40 jours.

Dans le nord-est de la mer de Barents, "le fond (de la mer) semble être entré dans un état de vague de chaleur marine permanente", selon une étude citée par Mme Von Schuckmann.

Et en août 2022, une température record de 29,2°C a été relevée dans les eaux côtières des îles Baléares, "la plus forte température régionale des eaux de surface en quarante ans", pointe aussi le rapport.

La même année, une vague de chaleur marine dans la mer Méditerranée a pénétré environ 1.500 mètres sous la surface, illustrant comment la chaleur peut se propager sur toute la colonne d'eau.

Les épisodes de canicule marine peuvent entraîner des migrations et des épisodes de mortalité massive d'espèces, dégrader les écosystèmes, mais aussi réduire la capacité des couches océaniques à se mélanger entre le fond et la surface, entravant ainsi la distribution des nutriments.

Elles peuvent également "avoir des implications sur la productivité des poissons", impactant la pêche, a souligné Mme Von Schuckmann.

Le rapport note aussi que l'acidité des océans, qui absorbent un quart du CO2 émis par les activités humaines, a augmenté de 30% depuis 1985. Au-dessus d'un certain seuil, l'acidité de l'eau de mer devient corrosive pour les squelettes et coquilles des coraux, moules, huîtres, etc.

Ce seuil, considéré comme une "limite planétaire", devrait être franchi "dans un avenir proche", selon un rapport publié la semaine dernière par le Postdam Institute for climate impact research (PIK).

(H.Schneide--BBZ)