Berliner Boersenzeitung - Réchauffement climatique et tourisme, duo explosif pour la cote albanaise

EUR -
AED 4.23597
AFN 75.541776
ALL 92.900361
AMD 421.467492
AOA 1058.847467
ARS 1719.769702
AUD 1.634005
AWG 2.079055
AZN 1.957941
BAM 1.954764
BBD 2.322339
BDT 142.344559
BHD 0.434764
BIF 3446.828399
BMD 1.153429
BND 1.476798
BOB 13.692684
BRL 5.94927
BSD 1.152984
BTN 109.985232
BWP 15.563684
BYN 3.418344
BYR 22607.202462
BZD 2.318941
CAD 1.606778
CDF 2624.05054
CHF 0.936927
CLF 0.026787
CLP 1054.257452
CNY 7.780226
CNH 7.783729
COP 3618.340425
CRC 522.816115
CUC 1.153429
CUP 30.56586
CVE 110.204205
CZK 24.255682
DJF 205.330287
DKK 7.475729
DOP 67.233493
DZD 153.427492
EGP 58.01518
ERN 17.30143
ETB 186.505012
FJD 2.551903
FKP 0.853593
GBP 0.854074
GEL 3.016249
GGP 0.853593
GHS 13.565987
GIP 0.853593
GMD 84.777861
GNF 10125.414192
GTQ 8.796147
GYD 241.480971
HKD 9.050736
HNL 30.904951
HRK 7.534886
HTG 150.758139
HUF 365.106684
IDR 20616.384531
ILS 3.459883
IMP 0.853593
INR 110.066513
IQD 1510.499454
IRR 1585618.430118
ISK 141.998398
JEP 0.853593
JMD 182.422528
JOD 0.817766
JPY 183.867494
KES 149.254038
KGS 100.867409
KHR 4671.463431
KMF 492.514136
KRW 1632.632678
KWD 0.356522
KYD 0.960799
KZT 537.683757
LAK 26014.874122
LBP 103253.33423
LKR 385.57732
LRD 208.118797
LSL 18.71114
LTL 3.405775
LVL 0.697698
LYD 7.353071
MAD 10.682592
MDL 20.028125
MGA 4961.349039
MKD 61.492143
MMK 2422.127382
MNT 4148.497053
MOP 9.318761
MRU 46.085976
MUR 54.291383
MVR 17.820925
MWK 1999.331712
MXN 19.679857
MYR 4.718216
MZN 73.054802
NAD 18.7096
NGN 1571.435549
NIO 42.426962
NOK 10.952671
NPR 175.974447
NZD 1.965806
OMR 0.443501
PAB 1.152984
PEN 3.898034
PGK 5.17419
PHP 70.6452
PKR 320.053388
PLN 4.301153
PYG 6865.27221
QAR 4.203181
RON 5.240259
RSD 117.359066
RUB 95.099756
RWF 1698.392511
SAR 4.32277
SBD 9.302449
SCR 15.924051
SDG 692.637883
SEK 10.991345
SGD 1.477144
SLE 28.259393
SOS 658.947909
SRD 43.768058
STD 23873.645266
STN 24.486492
SVC 10.088653
SZL 18.700008
THB 38.204443
TJS 10.625223
TMT 4.048535
TND 3.385432
TRY 55.084286
TTD 7.808117
TWD 37.151362
TZS 3056.295407
UAH 51.734157
UGX 4289.782256
USD 1.153429
UYU 46.425194
UZS 13709.73401
VES 876.911697
VND 30133.901425
VUV 136.615329
WST 3.148849
XAF 655.606695
XAG 0.017699
XAU 0.000263
XCD 3.117198
XCG 2.078099
XDR 0.815364
XOF 655.606695
XPF 119.331742
YER 273.588946
ZAR 18.671502
ZMK 10382.245802
ZMW 21.619261
ZWL 371.40357
  • AEX

    0.1100

    1116.87

    +0.01%

  • BEL20

    -8.5800

    5710.66

    -0.15%

  • PX1

    -20.0400

    8694.98

    -0.23%

  • ISEQ

    202.1200

    14436.01

    +1.42%

  • OSEBX

    6.7800

    2060.1

    +0.33%

  • PSI20

    28.5500

    9239.47

    +0.31%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -71.5200

    4316.35

    -1.63%

  • N150

    10.8200

    4339

    +0.25%

Réchauffement climatique et tourisme, duo explosif pour la cote albanaise
Réchauffement climatique et tourisme, duo explosif pour la cote albanaise / Photo: Adnan Beci - AFP

Réchauffement climatique et tourisme, duo explosif pour la cote albanaise

De Velipoja, où les assauts des vagues réduisent comme peau de chagrin une forêt de pins centenaires, à Golem, où la bétonisation accélère l'érosion, la côte albanaise subit à la fois le réchauffement climatique et une urbanisation chaotique.

Taille du texte:

Conséquence du changement climatique, l'élévation du niveau de la mer touche la planète entière - entre 1993 à 2023, le niveau moyen des mers sur Terre s’est élevé de 10cm, selon la Nasa.

En Albanie, où le tourisme a explosé - passant de 5,9 millions de visiteurs en 2018 à plus de 10 millions en 2023, la multiplication des hôtels, des restaurants et des bars de plages pèse aussi sur la nature.

"Sur 273 kilomètres de côtes baignées par la mer Adriatique, 154 km sont touchés par l'érosion", résume Besjana Shehu, spécialiste de la planification urbaine.

- Mort d'une île -

A Velipoja, tout au nord du pays, la mer avance de plus de cinq mètres chaque année, et s'enfonce de plus de 200m à l'intérieur de la forêt, menaçant tout un écosystème qui ne saurait vivre dans l'eau salée.

Sur la côte, les pins résistent mal à l'agressivité des flots : des dizaines de troncs d'arbres échoués gisent sur le sable, certains posés là par les tempêtes violentes des derniers jours d'avril.

Et si dans les guides touristiques et sur les cartes, figure toujours l'île François-Joseph, à l'embouchure du fleuve Buna, elle est invisible depuis 2012: elle a été avalée par la mer.

Baptisée ainsi par les cartographes autrichiens en 1870 en hommage à l'ancien empereur François-Joseph Ier, l'île a été créée par des dépôts alluviaux fertiles.

A 150 mètres de la côte, ses 19.5 hectares étaient couverts de forêts et de végétation sauvage. "Un paradis pour de nombreuses espèces d'oiseaux marins, un havre de paix pour nous aussi... totalement disparu", regrette Lule Coli, gérante d'un petit bar de plage, d'une voix étouffée.

L'île a disparu peu à peu, victime de la montée des eaux et de l'érosion.

Mais la construction de barrages et des centrales hydrauliques dans la région ont été de véritables pièges à sédiments qui ont précipité sa mort, souligne Ervis Krymi,professeur de géographie.

Quelques kilomètres plus au sud, à Kune, les habitants s'inquiètent aussi.

Année après année, les tempêtes marines se multiplient, et le rivage ressemble désormais à un cimetière d'arbres.

"Résultat des changements climatiques de ces dernières années, la mer est devenue très agressive, elle avance vers la terre à un rythme effréné", alerte Jak Gjini, expert de l'environnement à Lezha.

- Inondation -

Engloutis par les flots, les bunkers construits le long de la côte par la dictature communiste albanaise dans les années 1970 ont disparu. Emportant avec eux les petits bars de bord de mer tenus par des familles du coin.

La force de la mer était telle que même les sacs remplis de sable n'ont servi à rien.

"Là, avant, il y avait deux bunkers. Aujourd'hui ils sont sous l'eau. La mer s'approche et va tout nous prendre... dans 4 ou 5 ans il ne restera plus rien ici", lance d'une voix tremblante Vera Faslliaj qui gère un petit restaurant appelé "Poséidon" dans l'espoir que le Dieu grec de la mer le protège.

Les autorités albanaises affirment que la hausse du niveau de la mer pose de sévères risques d'inondation à la plupart des zones urbaines du pays.

"Au total, d'ici 2030, environ 1.082,45 km2, soit 32% de la superficie des habitats côtiers, subiront des conséquences directes d'inondation", estime l'Agence des émergences civiles.

A Golem, à 49 km au sud-ouest de Tirana, les maîtres d'hôtel s'inquiètent de l'indifférence des autorités à trouver des solutions et à interdire l'urbanisation sauvage de la côte.

"La mer ne peut pas attendre que les autorités se réveillent", s'indigne Edvin Dule, administrateur d'un hôtel.

La plage a perdu environ 70 mètres de côte ces 16 dernières années - les hôtels qui y poussent comme des champignons ont aggravé davantage l'érosion - et rétrécit les plages dont ils dépendent pour attirer les touristes.

"C'est un phénomène très inquiétant qui a des impacts directs sur l'économie et le tourisme : si nous ne pouvons pas offrir des conditions, des parasols, des chaises longues, des activités sur le sable... on réduit la qualité de notre offre, ce qui se traduit ensuite en chiffre", estime M. Dule.

(K.Müller--BBZ)