Berliner Boersenzeitung - Des milliers de manifestants à Belem pour "faire pression" sur les négociateurs de la COP30

EUR -
AED 4.236015
AFN 75.551379
ALL 93.057443
AMD 422.178264
AOA 1057.706693
ARS 1728.28
AUD 1.635579
AWG 2.076197
AZN 1.959441
BAM 1.953848
BBD 2.325087
BDT 142.637512
BHD 0.435378
BIF 3448.230118
BMD 1.153443
BND 1.477256
BOB 13.737277
BRL 5.892878
BSD 1.154352
BTN 109.953349
BWP 15.551869
BYN 3.431986
BYR 22607.47819
BZD 2.321691
CAD 1.607213
CDF 2618.890393
CHF 0.935736
CLF 0.026821
CLP 1055.596554
CNY 7.782974
CNH 7.782722
COP 3622.560019
CRC 524.092359
CUC 1.153443
CUP 30.566233
CVE 110.15496
CZK 24.250038
DJF 205.564651
DKK 7.475613
DOP 67.304808
DZD 153.213197
EGP 57.981957
ERN 17.301641
ETB 186.667692
FJD 2.551934
FKP 0.852829
GBP 0.854182
GEL 3.010336
GGP 0.852829
GHS 13.552462
GIP 0.852829
GMD 84.779951
GNF 10138.004449
GTQ 8.808048
GYD 241.758495
HKD 9.050506
HNL 30.944027
HRK 7.533153
HTG 150.942487
HUF 365.817254
IDR 20579.725809
ILS 3.464625
IMP 0.852829
INR 110.085029
IQD 1512.289294
IRR 1585666.604091
ISK 142.196729
JEP 0.852829
JMD 183.332423
JOD 0.817808
JPY 183.840894
KES 149.220988
KGS 100.868705
KHR 4680.425919
KMF 491.367
KRW 1634.987876
KWD 0.35638
KYD 0.962039
KZT 538.192371
LAK 26070.956337
LBP 103375.580761
LKR 386.893512
LRD 208.354638
LSL 18.678541
LTL 3.405817
LVL 0.697706
LYD 7.356651
MAD 10.764946
MDL 20.063045
MGA 4944.18958
MKD 61.463601
MMK 2421.58125
MNT 4146.39691
MOP 9.328681
MRU 46.30315
MUR 54.257544
MVR 17.820789
MWK 2001.752407
MXN 19.778773
MYR 4.719904
MZN 73.710788
NAD 18.678541
NGN 1571.530811
NIO 42.478487
NOK 10.931079
NPR 175.936586
NZD 1.964388
OMR 0.4435
PAB 1.154347
PEN 3.899305
PGK 5.10399
PHP 70.667964
PKR 320.487337
PLN 4.300207
PYG 6871.165813
QAR 4.208196
RON 5.241188
RSD 117.358193
RUB 94.582717
RWF 1695.857377
SAR 4.319939
SBD 9.303319
SCR 15.828578
SDG 692.647756
SEK 10.970042
SGD 1.477762
SLE 28.373415
SOS 659.76095
SRD 43.543039
STD 23873.936439
STN 24.475974
SVC 10.10091
SZL 18.675425
THB 38.240663
TJS 10.660381
TMT 4.048584
TND 3.38392
TRY 55.065771
TTD 7.830178
TWD 37.224487
TZS 3056.621
UAH 51.784117
UGX 4299.704797
USD 1.153443
UYU 46.503344
UZS 13774.24018
VES 871.72867
VND 30146.956822
VUV 137.084112
WST 3.153204
XAF 655.319411
XAG 0.017819
XAU 0.000264
XCD 3.117237
XCG 2.080522
XDR 0.815007
XOF 655.305221
XPF 119.331742
YER 274.984033
ZAR 18.746211
ZMK 10382.370012
ZMW 21.592524
ZWL 371.4081
  • AEX

    3.4500

    1116.78

    +0.31%

  • BEL20

    -23.6500

    5744.38

    -0.41%

  • PX1

    -12.2200

    8713.77

    -0.14%

  • ISEQ

    -95.6600

    14182.5

    -0.67%

  • OSEBX

    14.6900

    2055.26

    +0.72%

  • PSI20

    54.0100

    9208.78

    +0.59%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8300

    4388.06

    -0.11%

  • N150

    6.4700

    4322.11

    +0.15%

Des milliers de manifestants à Belem pour "faire pression" sur les négociateurs de la COP30

Des milliers de manifestants à Belem pour "faire pression" sur les négociateurs de la COP30

Des milliers de militants et d'indigènes en tenue traditionnelle marchent samedi à Belem pour "faire pression" sur les négociateurs de la COP30 réunis dans cette ville d'Amazonie brésilienne, et réclamer une action pour le climat et contre les énergies fossiles.

Taille du texte:

Un ballon géant à l'allure de globe terrestre: on le remarque d'emblée dans la manifestation, festive et en musique sous un soleil brûlant, partie d'un marché de cette cité qui accueille depuis lundi la conférence de l'ONU sur le climat.

"On est ici pour essayer de faire pression", dit à l'AFP Txai Surui, 28 ans, l'une des leaders indigènes les plus en vue du Brésil. Pour la jeune femme coiffée de plumes, il s'agit que les "promesses" déjà prises soient tenues et d'éviter tout "recul" dans cette toute première COP en Amazonie.

"Nous sommes venus ici pour défendre le climat. Aujourd'hui, nous vivons un massacre avec notre forêt qui est en train d'être détruite. Nous voulons faire entendre notre voix depuis l'Amazonie et exiger des résultats", explique Benedito Huni Kuin, 50 ans, du peuple indigène Huni Kuin, vivant dans l'ouest du Brésil.

Certains ont déployé un grand drapeau brésilien jaune et vert sur lequel est écrit: "Amazonie protégée".

Plus loin, des funérailles symboliques sont organisées en l'honneur des énergies fossiles. Autour de trois cercueils frappés des mots "charbon", "pétrole" et "gaz", des manifestantes fardées et vêtues de noir jouent les veuves éplorées.

La "marche mondiale pour le climat" traverse la dense ville de 1,4 million d'habitants sur environ 4,5 kilomètres. Elle doit s'arrêter à quelques pâtés de maisons du site de la COP30, protégé samedi par des dizaines de militaires et des barrières parfois surmontées de barbelés.

Pour la première fois depuis la COP26 à Glasgow en 2021, la société civile mondiale peut s'exprimer samedi sans crainte d'arrestations arbitraires.

Les trois dernières conférences climatiques de l'ONU se sont déroulées dans des pays, Egypte, Emirats arabes unis et Azerbaïdjan, où aucune ONG ne jugeait sûr de manifester en dehors du site de la conférence, qui est protégé et régi par les Nations unies.

Les négociations de Belem sont marquées par une absence de taille: celle des Etats-Unis de Donald Trump.

Mais au rassemblement samedi un manifestant monté sur des échasses s'est déguisé en Oncle Sam pour dénoncer "l'impérialisme". Le soutien à la cause palestinienne est aussi présent, avec des drapeaux palestiniens brandis parmi la foule.

- "Chouette antidote" -

Dans la foule, revient avec insistance une demande: que les communautés indigènes brésiliennes aient davantage voix au chapitre dans les discussions.

Mardi soir, des manifestants avaient forcé l'entrée du site de la COP et s'étaient heurtés aux forces de sécurité. Vendredi matin, d'autres protestataires également autochtones ont bloqué l'entrée principale et arraché des réunions au sommet avec des responsables brésiliens pour évoquer leurs revendications, notamment la démarcation de leurs terres.

Tyrone Scott, un Britannique de 34 ans, de l'ONG War on Want, regrette que "des voix aient été exclues du processus" de négociation, mais se réjouit: la manifestation de samedi est "un chouette antidote à la monotonie et à la stérilité de l'intérieur de la COP".

Les tractations sont de fait laborieuses.

Au terme d'une semaine, la présidence brésilienne de la COP30, qui coorganise l'événement avec l'ONU, est censée dévoiler samedi après-midi le fruit de ses consultations pour concilier les demandes des pays sur une série de sujets.

Des sujets aussi lourds et épineux que les ambitions en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le financement climatique au profit des pays vulnérables ou les barrières commerciales.

Plusieurs participants estiment que chacun campe encore sur ses positions en attendant l'arrivée des ministres lundi, qui devront trouver un consensus de près de 200 pays d'ici la fin de la conférence le 21 novembre.

(T.Renner--BBZ)