Berliner Boersenzeitung - 2026, année record d'éboulements dans les Alpes, causés par la canicule (chercheur CNRS)

EUR -
AED 4.1039
AFN 71.518282
ALL 90.596933
AMD 402.732664
ANG 2.000029
AOA 1024.718441
ARS 1726.552642
AUD 1.624806
AWG 2.014237
AZN 1.905291
BAM 1.949726
BBD 2.25317
BDT 139.335896
BGN 1.953146
BHD 0.422281
BIF 3343.154414
BMD 1.117469
BND 1.428131
BOB 13.507795
BRL 6.138144
BSD 1.118715
BTN 105.631594
BWP 15.326114
BYN 3.337796
BYR 21902.38266
BZD 2.24987
CAD 1.57139
CDF 2586.939653
CHF 0.914743
CLF 0.027788
CLP 1093.51018
CNY 7.47419
CNH 7.452761
COP 3622.587044
CRC 507.31491
CUC 1.117469
CUP 26.847994
CVE 109.919102
CZK 24.354329
DJF 199.209359
DKK 7.475339
DOP 67.180098
DZD 152.247158
EGP 60.143721
ERN 16.762028
ETB 183.605829
FJD 2.530004
FKP 0.828775
GBP 0.833827
GEL 2.910992
GGP 0.828775
GHS 13.049228
GIP 0.828775
GMD 83.254541
GNF 9908.906907
GTQ 8.549097
GYD 234.387663
HKD 8.757819
HNL 30.067056
HRK 7.564155
HTG 146.611915
HUF 364.211482
IDR 20227.241501
ILS 3.571767
IMP 0.828775
INR 104.968454
IQD 1695.901207
IRR 2113527.40639
ISK 136.78913
JEP 0.828775
JMD 177.435608
JOD 0.792281
JPY 176.900881
KES 145.181654
KGS 97.720161
KHR 4551.818712
KMF 492.803438
KPW 1005.721609
KRW 1517.879473
KWD 0.347309
KYD 0.932283
KZT 502.996153
LAK 25177.22187
LBP 100465.766297
LKR 371.906326
LRD 190.174953
LSL 18.332084
LTL 3.299594
LVL 0.675945
LYD 7.161688
MAD 10.901937
MDL 20.000703
MGA 5072.152212
MKD 61.554642
MMK 2346.631266
MNT 4025.090542
MOP 9.039456
MRU 45.19479
MUR 52.555195
MVR 17.270463
MWK 1939.839031
MXN 20.883218
MYR 4.535845
MZN 71.4175
NAD 18.332738
NGN 1505.218973
NIO 41.17081
NOK 10.504774
NPR 169.013921
NZD 2.015438
OMR 0.429658
PAB 1.118705
PEN 3.853295
PGK 5.096077
PHP 70.413971
PKR 309.398892
PLN 4.393992
PYG 6892.526188
QAR 4.089132
RON 5.341167
RSD 117.652691
RUB 91.464807
RWF 1647.851338
SAR 4.194588
SBD 8.997541
SCR 15.361079
SDG 672.159515
SEK 11.026587
SGD 1.431863
SHP 0.833123
SLE 25.601046
SLL 23432.76069
SOS 639.302518
SRD 41.968771
STD 23129.341854
STN 24.423689
SVC 9.788373
SYP 14529.325125
SZL 18.325742
THB 37.482088
TJS 10.31981
TMT 3.922314
TND 3.33341
TOP 2.690596
TRY 56.049651
TTD 7.576294
TWD 36.589831
TZS 2954.212401
UAH 50.816625
UGX 4524.862203
USD 1.117469
UYU 45.059415
UZS 13349.290541
VES 998.7587
VND 28587.63798
VUV 133.552417
WST 3.104903
XAF 655.957
XAG 0.021457
XAU 0.000274761437
XCD 3.020015
XCG 2.016101
XDR 0.790108
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.918097
ZAR 18.459473
ZMK 10058.569965
ZMW 22.681133
ZWL 359.824402
SSP 6420.075745
MXV 2.349444
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

2026, année record d'éboulements dans les Alpes, causés par la canicule (chercheur CNRS)
2026, année record d'éboulements dans les Alpes, causés par la canicule (chercheur CNRS) / Photo: Jeff PACHOUD - AFP/Archives

2026, année record d'éboulements dans les Alpes, causés par la canicule (chercheur CNRS)

Dans les Alpes et particulièrement le massif du Mont-Blanc, l'été caniculaire a été marqué par "un record" d'éboulements, parfois mortels, dont "une large majorité est imputable à la crise climatique", selon Ludovic Ravanel, géomorphologue et directeur de recherche au CNRS.

Taille du texte:

L'année "2026 sera assurément un record", tant dans la fréquence des éboulements que dans la quantité de roches qui se sont détachées des montagnes presque quotidiennement, assure auprès de l'AFP le scientifique et membre de la compagnie des guides de Chamonix (Haute-Savoie).

A la fin d'un été ponctué par des vagues de chaleurs extrêmes, le nombre d'écroulements - les plus gros éboulements recensés - devrait s'élever à 450 dans le seul massif du Mont-Blanc, estime le chercheur. "Ce qui est absolument énorme puisqu'il y a encore 10 ou 20 ans, c'était quelques dizaines", se souvient-il.

Le précédent record s'élevait à 300 et avait été franchi en 2022, une année également marquée par de nombreux épisodes caniculaires.

Car "une large majorité (des éboulements) est imputable à la crise climatique", appuie Ludovic Ravanel.

- "Rôle de ciment" -

En effet, l'augmentation des températures dégrade et réduit le permafrost, "un état thermique" caractérisé par "des terrains gelés en permanence", détaille le scientifique.

Présente depuis "plusieurs milliers d'années", de la glace "invisible" est infiltrée dans les fissures de la roche et y "assure un rôle de ciment, de colle pour les montagnes", ajoute-t-il.

Lorsque les températures sont trop élevées, la glace fond, les roches se détachent, provoquant ainsi d'impressionnantes chutes de pierres.

D'un autre côté, les glaciers exercent des "pressions stabilisatrices". Lorsqu'ils fondent et "perdent en épaisseur", "les parois se décompriment, ce qui peut causer des éboulements", poursuit-il.

Mais, "bonne nouvelle pour l'état de la haute montagne", la canicule touche à sa fin. Dans les prochains jours, les températures devraient redevenir négatives en haute altitude, où de la neige est aussi attendue.

Sans que cela ne rime avec stabilité rocheuse retrouvée. "Néanmoins, même si ça regèle en surface, l'énorme quantité de chaleur de cet été 2026 va continuer à pénétrer dans les terrains jusqu'en novembre, décembre, voire même jusqu'en janvier", nuance le chercheur.

"Les plus gros éboulements, on les attend plutôt cet automne", prévoit Ludovic Ravanel, mais ils devraient en revanche être moins fréquents.

- Vidéos impressionnantes -

"La déstabilisation des parois rocheuses est un risque pour les alpinistes", dont plusieurs ont péri depuis le début de la saison estivale, relève-t-il.

En juillet, deux touristes tchèques ont perdu la vie dans un éboulement sur la voie normale du mont Blanc, et en août un homme de 31 ans a succombé à un éboulement, là aussi dans le massif du Mont-Blanc, près de l'Aiguille du Génépi.

Sur les réseaux sociaux, des alpinistes ont posté des vidéos de chutes de pierres impressionnantes, notamment dans le couloir du Goûter.

Ce dernier, parfois surnommé "couloir de la mort", est considéré comme l'une des zones les plus dangereuses de la voie classique d'accès au mont Blanc.

Par précaution et comme déjà en août 2022, le maire de Saint-Gervais (Haute-Savoie) a dû fermer par arrêté deux refuges d'étapes permettant l'ascension vers le toit de l'Europe (4.806 m), dont celui du Goûter.

"C'est un risque également pour les infrastructures, les refuges et les remontées mécaniques", liste Ludovic Ravanel.

Mais pour le chercheur, nul besoin d'empêcher complètement l'accès à la haute montagne, "un espace de liberté avant tout".

"La communauté des alpinistes s'auto-gère" et "ne s'expose pas davantage sur une période caniculaire que sur un été plutôt frais", plaide-t-il.

Selon lui, il n'y a donc "pas d'explosion de l'accidentalité" due aux éboulements mais une augmentation des accidents, qui découle de la fréquentation croissante des villages montagnards, prisés par les vacanciers.

(L.Kaufmann--BBZ)