Berliner Boersenzeitung - Inondations au Pakistan: soulagement et désespoir se mêlent dans les camps pour déplacés

EUR -
AED 4.175552
AFN 72.766476
ALL 94.162098
AMD 417.226554
ANG 2.035648
AOA 1043.169984
ARS 1679.636802
AUD 1.644928
AWG 2.046559
AZN 1.92839
BAM 1.955047
BBD 2.284181
BDT 139.496304
BGN 1.922493
BHD 0.428616
BIF 3388.19249
BMD 1.136977
BND 1.471414
BOB 7.836708
BRL 5.905231
BSD 1.134143
BTN 107.003929
BWP 15.475839
BYN 3.227601
BYR 22284.755976
BZD 2.280982
CAD 1.614792
CDF 2580.938264
CHF 0.920495
CLF 0.026587
CLP 1046.394248
CNY 7.720645
CNH 7.732367
COP 3919.547483
CRC 516.189954
CUC 1.136977
CUP 30.1299
CVE 110.218696
CZK 24.259115
DJF 201.961371
DKK 7.474711
DOP 66.832805
DZD 151.71364
EGP 56.316417
ERN 17.05466
ETB 180.381436
FJD 2.576502
FKP 0.864046
GBP 0.861095
GEL 3.00102
GGP 0.864046
GHS 12.755641
GIP 0.864046
GMD 82.430365
GNF 9938.043459
GTQ 8.652403
GYD 237.290312
HKD 8.914414
HNL 30.380123
HRK 7.530884
HTG 148.229683
HUF 354.486503
IDR 20428.071971
ILS 3.391518
IMP 0.864046
INR 107.9276
IQD 1489.440323
IRR 1563400.698685
ISK 143.986411
JEP 0.864046
JMD 178.749622
JOD 0.806128
JPY 183.939063
KES 147.307059
KGS 99.429036
KHR 4559.279095
KMF 493.447827
KPW 1023.280009
KRW 1756.368857
KWD 0.352043
KYD 0.94512
KZT 549.658752
LAK 25087.404586
LBP 101564.518415
LKR 382.216151
LRD 206.406917
LSL 18.862653
LTL 3.357198
LVL 0.687746
LYD 7.283164
MAD 10.705207
MDL 20.130897
MGA 4835.075056
MKD 61.614805
MMK 2387.123574
MNT 4074.725728
MOP 9.158813
MRU 45.55903
MUR 54.790635
MVR 17.566605
MWK 1974.929588
MXN 19.897422
MYR 4.684233
MZN 72.659519
NAD 18.862627
NGN 1564.706343
NIO 41.624902
NOK 11.202746
NPR 171.205334
NZD 2.014667
OMR 0.437174
PAB 1.134124
PEN 3.890724
PGK 4.977128
PHP 69.735371
PKR 315.618218
PLN 4.285677
PYG 6930.301857
QAR 4.144273
RON 5.233052
RSD 117.356435
RUB 86.07175
RWF 1666.643804
SAR 4.269367
SBD 9.154888
SCR 15.49385
SDG 682.186179
SEK 11.066313
SGD 1.474626
SHP 0.848868
SLE 28.197192
SLL 23841.850618
SOS 648.14481
SRD 42.431636
STD 23533.135508
STN 24.490788
SVC 9.924005
SYP 125.672491
SZL 18.779028
THB 37.917899
TJS 10.48488
TMT 3.979421
TND 3.33987
TOP 2.737569
TRY 52.900029
TTD 7.702899
TWD 36.186007
TZS 2978.119975
UAH 50.996697
UGX 4196.237124
USD 1.136977
UYU 45.501085
UZS 13623.516284
VES 705.782081
VND 29925.24374
VUV 136.233463
WST 3.158268
XAF 655.684425
XAG 0.019648
XAU 0.000282
XCD 3.072738
XCG 2.043977
XDR 0.815475
XOF 655.693071
XPF 119.331742
YER 271.311222
ZAR 18.725679
ZMK 10234.145868
ZMW 20.47076
ZWL 366.106241
  • AEX

    2.3400

    1067.71

    +0.22%

  • BEL20

    60.1200

    5732.05

    +1.06%

  • PX1

    46.9500

    8431.61

    +0.56%

  • ISEQ

    105.9200

    14042.55

    +0.76%

  • OSEBX

    -10.6000

    1916.16

    -0.55%

  • PSI20

    102.3200

    9157.33

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    128.0200

    4244.51

    +3.11%

  • N150

    -5.4400

    4177.95

    -0.13%

Inondations au Pakistan: soulagement et désespoir se mêlent dans les camps pour déplacés
Inondations au Pakistan: soulagement et désespoir se mêlent dans les camps pour déplacés / Photo: Abdul MAJEED - AFP/Archives

Inondations au Pakistan: soulagement et désespoir se mêlent dans les camps pour déplacés

Des camps de fortune sont apparus spontanément au Pakistan, dans des écoles, le long d'autoroutes, sur des bases militaires, pour venir en aide aux millions de personnes déplacées par les inondations déclenchées par les pluies de mousson.

Taille du texte:

Mais pour les victimes, le soulagement d'être hors de danger tourne le plus souvent rapidement au désespoir, quand elles prennent conscience d'avoir tout perdu.

A Nowshera, dans la province du Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest), un collège technique a été transformé en abri pour quelque 2.500 personnes.

Accablées par la chaleur de l'été, elles n'ont qu'un accès limité à l'aide alimentaire et à de l'eau pour pouvoir se laver.

"Nous n'avons mangé que du riz ces trois derniers jours", raconte à l'AFP Malang Jan, 60 ans.

"Je n'ai jamais pensé que j'aurais un jour à vivre ainsi. Nous avons perdu notre paradis et maintenant nous sommes forcés à vivre une vie de misère", ajoute-t-il.

Sa famille a été secourue par bateau quand sa maison a été emportée par les inondations, qui ont submergé un tiers du pays, faisant plus de 1.100 morts et affectant plus de 33 millions de personnes.

Des tentes ont été installées dans le jardin du collège. Les classes, elles, abritent les familles arrivées en premier et qui ont saisi leur chance de trouver là un peu d'intimité.

D'autres cohabitent épaule contre épaule dans les couloirs, où s'entassent les quelques biens qu'ils ont réussi à préserver du désastre.

- Une situation de panique -

Des chèvres et poules qui ont pu être sauvées des eaux traînent dans la cour de l'école.

Le camp est géré par différentes organisations humanitaires locales, partis politiques ainsi que des responsables administratifs débordés par l'ampleur du désastre.

Des volontaires distribuent des tentes, des matelas, de l'eau, du daal (lentilles) ou du naan (pain).

"C'est une situation de panique", admet Mushfiq ur Rehman, un responsable judiciaire du district venu aider l'administration locale à superviser la distribution de nourriture.

"Il y a suffisamment de nourriture, mais les gens s'affolent parce qu'ils ne sont pas sûrs qu'ils recevront un autre repas", explique-t-il.

La situation est particulièrement problématique pour les femmes dans cette région profondément conservatrice, où beaucoup portent la burqa, le voile intégral grillagé au niveaux des yeux, et veillent à ne pas se mélanger aux hommes qui ne sont pas de leur famille.

"Nous sommes des Pachtounes: nous ne sortons pas souvent de nos maisons, mais là nous sommes contraintes à sortir", constate Yasmin Shah, 56 ans, qui s'est réfugiée avec sa famille dans une des classes.

De jeunes femmes avec leur burqa relevée sur leur tête regardent depuis les étages supérieurs.

"Je ne peux pas sortir de cette classe à moins que j'y sois obligée", explique une autre, qui veille sur un oncle aveugle et demande à ne pas être identifiée.

- "Humiliés" -

Des femmes plus âgées prennent place dans les queues de distribution d'aide pour s'assurer d'obtenir leur part de nourriture.

La chaleur devient difficilement supportable quand les quelques ventilateurs en état de marche s'arrêtent de fonctionner en raison d'une coupure d'électricité. Il n'y a pas de douche et très peu de toilettes sont disponibles.

"Notre amour propre est en jeu (...) Je pue, mais il n'y a pas d'endroit pour prendre une douche", s'indigne Fazal e Malik, qui partage une tente avec sept membres de sa famille.

"Nos femmes aussi font face à des problèmes et se sentent humiliées", dit-il.

Quand de l'aide alimentaire arrive au collège, les familles désespérées prennent d'assaut les camions et sont parfois repoussées à coups de bâton par la police.

"Les gens envoient de l'aide humanitaire, mais la distribution n'est pas bien organisée du tout", déplore Yasmin.

"Il y a régulièrement des échauffourées et les gens doivent se battre pour obtenir de la nourriture. Au final, certains en obtiennent plus que leur part et d'autres n'ont rien", souligne-t-elle.

Le plus grand camp de Nowshera a été établi dans un centre académique de l'armée de l'air. Il accueille environ 3.000 personnes, logées dans les locaux habituellement réservés au personnel chargé de la formation.

Tout près de là, des membres armés d'un parti politique local se chargent de protéger les maisons abandonnées. A bord de barques, ils patrouillent les rues pour dissuader les éventuels pilleurs.

(Y.Yildiz--BBZ)