Berliner Boersenzeitung - A un mois de la COP28, d'âpres négociations aux Emirats pour sauver un accord

EUR -
AED 4.241003
AFN 73.32143
ALL 96.264457
AMD 435.49084
ANG 2.066822
AOA 1058.764604
ARS 1597.949484
AUD 1.676973
AWG 2.078272
AZN 1.967396
BAM 1.962489
BBD 2.325728
BDT 141.683564
BGN 1.973561
BHD 0.435685
BIF 3427.417086
BMD 1.154596
BND 1.486969
BOB 8.008298
BRL 6.067751
BSD 1.154731
BTN 109.448969
BWP 15.919471
BYN 3.437216
BYR 22630.074075
BZD 2.322286
CAD 1.604831
CDF 2635.36902
CHF 0.921971
CLF 0.027055
CLP 1068.301597
CNY 7.980392
CNH 7.989998
COP 4249.2467
CRC 536.225485
CUC 1.154596
CUP 30.596784
CVE 110.98555
CZK 24.603629
DJF 205.195187
DKK 7.496448
DOP 68.95827
DZD 153.879614
EGP 60.780401
ERN 17.318934
ETB 180.838585
FJD 2.609838
FKP 0.864865
GBP 0.870276
GEL 3.094767
GGP 0.864865
GHS 12.666364
GIP 0.864865
GMD 84.867224
GNF 10137.349919
GTQ 8.837161
GYD 241.720221
HKD 9.035924
HNL 30.608778
HRK 7.557064
HTG 151.366612
HUF 390.276858
IDR 19617.503194
ILS 3.622683
IMP 0.864865
INR 109.529794
IQD 1512.520257
IRR 1516272.693223
ISK 144.047794
JEP 0.864865
JMD 181.759555
JOD 0.818654
JPY 185.080568
KES 149.986359
KGS 100.96983
KHR 4632.238016
KMF 494.167328
KPW 1039.238007
KRW 1741.130593
KWD 0.355512
KYD 0.962293
KZT 558.235579
LAK 25285.644395
LBP 103394.037822
LKR 363.741444
LRD 212.012665
LSL 19.813301
LTL 3.409221
LVL 0.698404
LYD 7.360592
MAD 10.789123
MDL 20.282399
MGA 4820.437097
MKD 61.637435
MMK 2427.581728
MNT 4133.439787
MOP 9.31702
MRU 46.322813
MUR 54.000874
MVR 17.838939
MWK 2005.532983
MXN 20.922547
MYR 4.530678
MZN 73.836825
NAD 19.813296
NGN 1597.337286
NIO 42.397186
NOK 11.20288
NPR 175.114145
NZD 2.009741
OMR 0.444613
PAB 1.154721
PEN 3.994328
PGK 4.975197
PHP 69.911197
PKR 322.367369
PLN 4.298271
PYG 7549.734427
QAR 4.218027
RON 5.111746
RSD 117.558661
RUB 94.006614
RWF 1686.864195
SAR 4.332448
SBD 9.285301
SCR 16.659944
SDG 693.912357
SEK 10.938258
SGD 1.492666
SHP 0.866246
SLE 28.345751
SLL 24211.30527
SOS 659.855623
SRD 43.413994
STD 23897.798134
STN 24.650616
SVC 10.103439
SYP 127.613163
SZL 19.813287
THB 37.940438
TJS 11.033396
TMT 4.041085
TND 3.37839
TOP 2.779989
TRY 51.302613
TTD 7.845709
TWD 36.998328
TZS 2974.800639
UAH 50.614226
UGX 4301.662877
USD 1.154596
UYU 46.739318
UZS 14091.83988
VES 540.268027
VND 30409.162038
VUV 138.21339
WST 3.180719
XAF 658.200578
XAG 0.0165
XAU 0.000256
XCD 3.120353
XCG 2.081103
XDR 0.816058
XOF 655.810693
XPF 119.331742
YER 275.490657
ZAR 19.766671
ZMK 10392.750198
ZMW 21.737094
ZWL 371.779317
  • AEX

    -10.5800

    960.22

    -1.09%

  • BEL20

    -21.0300

    4985.22

    -0.42%

  • PX1

    -67.6000

    7701.95

    -0.87%

  • ISEQ

    -51.7200

    11975.33

    -0.43%

  • OSEBX

    -6.5600

    1981.56

    -0.33%

  • PSI20

    -115.1700

    8882.11

    -1.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -13.4000

    3607.49

    -0.37%

  • N150

    -43.9600

    3778.5

    -1.15%

A un mois de la COP28, d'âpres négociations aux Emirats pour sauver un accord
A un mois de la COP28, d'âpres négociations aux Emirats pour sauver un accord / Photo: KARIM SAHIB - AFP/Archives

A un mois de la COP28, d'âpres négociations aux Emirats pour sauver un accord

La concrétisation d'un fonds pour compenser les dégâts climatiques, revendication incontournable des pays en développement, s'impose à Abou Dhabi comme la question la plus urgente à résoudre d'ici la COP28, avant l'âpre débat attendu sur la fin des énergies fossiles.

Taille du texte:

Dans les couloirs feutrés de l'Emirates Palace, fastueux complexe hôtelier en bord de mer, quelque 70 ministres sont réunis jusqu'à mardi soir pour un savant ballet diplomatique à huis clos.

Objectif ? Dénouer les négociations, à quatre semaines de la COP28 de Dubaï, la plus importante depuis l'accord de Paris, prévue du 30 novembre au 12 décembre.

La conférence doit établir le premier bilan officiel des efforts de l'humanité pour respecter l'accord de 2015 et son ambition de limiter le réchauffement climatique "si possible à 1,5°C" depuis l'ère pré-industrielle.

Pour la première fois, 2023 flirte avec cette limite et le climat mondial, sur plusieurs années, est considéré comme déjà réchauffé d'environ 1,2°C, avec son cortège de catastrophes.

Ces derniers mois, le débat sur la fin des énergies fossiles, moteur essentiel du réchauffement, s'est imposé comme jamais dans les négociations onusiennes. Depuis 30 ans, elles n'ont abouti qu'à un objectif de réduction du charbon à la COP26, sans jamais se prononcer sur le pétrole et le gaz.

Mais le vif débat attendu entre pays producteurs, pays émergents dépendant des hydrocarbures, économies riches toujours grandes consommatrices et états insulaires menacés par la montée des eaux, est temporairement au second plan.

- "Nœud principal" -

Ce fonds, dont l'adoption sur le principe a été considéré comme le résultat majeur de la COP27, reste à créer: quel fonctionnement, qui le finance, qui en bénéficie? Rien n'est tranché, alors que les pays en développement exigent sa mise en œuvre dès la COP28.

Le dernier cycle de négociations s'est conclu mi-octobre en Egypte sur un échec. Un ultime rendez-vous a été organisé à Abou Dhabi du 3 au 5 novembre.

"On était à un 1 ou 2 jours d'un accord", relativise un négociateur européen, confiant. Parmi les blocages, "les Etats-Unis ne veulent pas mettre un centime si la Chine est un potentiel bénéficiaire", autrement dit si le fonds n'est pas réservé aux pays vulnérables, explique-t-il.

Des pays dénoncent la volonté des Occidentaux d'établir le fonds, même temporairement, au sein de la Banque mondiale, qui "n'est pas adaptée aux questions de développement", a rappelé Michai Robertson, un négociateur de l'Alliance des petits Etats insulaires (AOSIS).

"Les Saoudiens ne veulent aucune formulation qui élargirait la liste des donateurs au-delà des pays développés", ajoute son homologue européen.

Même si ces divergences sont surmontées d'ici la COP28, nul ne sait quel montant pourra être levé auprès des pays riches, qui peinent déjà à honorer leur promesse de fournir 100 milliards de dollars de finance climat par an.

- "Opinions bien arrêtées" -

La transition et l’adaptation en nécessitent pourtant des milliers de milliards, mais "la finance publique est le levier qui va débloquer la finance privée", rappelle constamment Harjeet Sing de l'ONG Climate Action Network.

Le fonds sur les pertes et dommages "est basé sur le volontariat (...) ce n'est pas un dû", défend la ministre française, chargée avec son homologue du Bangladesh Shahab Uddin de présider la séance organisée mardi pour dégripper le dossier.

Pour Mme Pannier-Runacher, un accord doit être vite trouvé pour éviter que ce dossier symbolique ne devienne "peut-être un prétexte pour ne pas aborder les discussions qui fâchent", en premier la réduction des gaz à effet de serre.

"Je sais qu'il y a des opinions bien arrêtées sur l'idée d'inclure une formulation sur les combustibles fossiles et les énergies renouvelables" dans l'accord final de la COP28, s'est contenté de déclarer lundi son futur président, Sultan Al Jaber, appelant les pays à trouver "un terrain d'entente".

Sultan Al Jaber, également patron de la compagnie pétrolière émiratie Adnoc, a mis de côté sa formule habituelle sur la réduction "inévitable" des fossiles.

"C'est trop tôt, cela bloquerait les négociations", souffle un membre de son entourage, alors que dans les couloirs de l'Emirates Palace les discussions vont bon train sur les réticences des pays du Golfe, Arabie saoudite en tête.

Sans être encore acquis, l'objectif de tripler les capacités des énergies renouvelables d'ici 2030 (pour atteindre 11 terawatts) semble en meilleur voie.

"Si vous acceptez les 11 TW, vous avez acceptez de réduire les émissions des énergies fossiles", a déclaré lundi Francesco La Camera, directeur général de l'Agence internationale pour les renouvelables (Irena), confiant malgré les inquiétudes sur l'explosion de la demande énergétique.

(K.Müller--BBZ)