Berliner Boersenzeitung - La biologiste et le papillon: une histoire de parcs américains et de climat

EUR -
AED 4.330938
AFN 77.832669
ALL 96.602299
AMD 448.308258
ANG 2.111018
AOA 1081.405926
ARS 1712.281766
AUD 1.683491
AWG 2.122717
AZN 2.011969
BAM 1.952352
BBD 2.385487
BDT 144.854178
BGN 1.98046
BHD 0.444593
BIF 3523.311312
BMD 1.179287
BND 1.505609
BOB 8.213494
BRL 6.173331
BSD 1.184408
BTN 108.30872
BWP 15.600156
BYN 3.391411
BYR 23114.031108
BZD 2.381993
CAD 1.612735
CDF 2541.363858
CHF 0.917604
CLF 0.025732
CLP 1016.049951
CNY 8.19192
CNH 8.177927
COP 4279.633617
CRC 588.120153
CUC 1.179287
CUP 31.251113
CVE 110.070608
CZK 24.316784
DJF 210.907524
DKK 7.469871
DOP 74.866187
DZD 153.292081
EGP 55.426182
ERN 17.68931
ETB 184.766832
FJD 2.595906
FKP 0.863817
GBP 0.863125
GEL 3.178225
GGP 0.863817
GHS 12.987064
GIP 0.863817
GMD 86.679113
GNF 10400.833668
GTQ 9.08795
GYD 247.792382
HKD 9.214933
HNL 31.289151
HRK 7.535878
HTG 155.34618
HUF 380.604318
IDR 19774.289471
ILS 3.641857
IMP 0.863817
INR 106.493127
IQD 1551.553277
IRR 49677.477759
ISK 145.005151
JEP 0.863817
JMD 186.104935
JOD 0.836112
JPY 183.85502
KES 152.423113
KGS 103.128449
KHR 4772.274622
KMF 492.941585
KPW 1061.343532
KRW 1709.471372
KWD 0.362501
KYD 0.986953
KZT 598.108773
LAK 25471.016518
LBP 105583.598595
LKR 366.770704
LRD 219.701992
LSL 18.962411
LTL 3.482129
LVL 0.713339
LYD 7.482785
MAD 10.800625
MDL 20.051588
MGA 5285.631848
MKD 61.645314
MMK 2476.644764
MNT 4208.203103
MOP 9.528032
MRU 47.067395
MUR 54.117259
MVR 18.220542
MWK 2055.212701
MXN 20.433806
MYR 4.637552
MZN 75.179503
NAD 18.962572
NGN 1643.820395
NIO 43.616812
NOK 11.426404
NPR 173.429011
NZD 1.954946
OMR 0.453443
PAB 1.184408
PEN 3.989155
PGK 5.079035
PHP 69.680557
PKR 331.782131
PLN 4.222208
PYG 7875.092072
QAR 4.329654
RON 5.095662
RSD 117.416885
RUB 90.476221
RWF 1732.876805
SAR 4.422659
SBD 9.502817
SCR 16.389742
SDG 709.342365
SEK 10.551968
SGD 1.498998
SHP 0.884771
SLE 28.863016
SLL 24729.064203
SOS 677.426358
SRD 44.842382
STD 24408.866168
STN 24.476076
SVC 10.363653
SYP 13042.416233
SZL 18.967656
THB 37.188904
TJS 11.062064
TMT 4.139298
TND 3.417065
TOP 2.839441
TRY 51.295343
TTD 8.018906
TWD 37.243063
TZS 3050.273424
UAH 51.045558
UGX 4230.52861
USD 1.179287
UYU 45.948851
UZS 14479.428382
VES 438.270999
VND 30663.828412
VUV 140.969154
WST 3.21511
XAF 655.310907
XAG 0.013545
XAU 0.000239
XCD 3.187083
XCG 2.134521
XDR 0.814972
XOF 654.800579
XPF 119.331742
YER 281.112568
ZAR 18.879387
ZMK 10615.001017
ZMW 23.242951
ZWL 379.73003
  • AEX

    -18.8800

    990.64

    -1.87%

  • BEL20

    20.7400

    5479.94

    +0.38%

  • PX1

    -32.7200

    8148.4

    -0.4%

  • ISEQ

    -72.2500

    13306.9

    -0.54%

  • OSEBX

    2.6400

    1759.71

    +0.15%

  • PSI20

    100.1200

    8806.62

    +1.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.1000

    4071.19

    +1.07%

  • N150

    5.9200

    3953.46

    +0.15%

La biologiste et le papillon: une histoire de parcs américains et de climat
La biologiste et le papillon: une histoire de parcs américains et de climat / Photo: Lucie AUBOURG - AFP

La biologiste et le papillon: une histoire de parcs américains et de climat

C'était un papillon d'un "joli bleu", "très délicat et gracieux", se rappelle la biologiste américaine Laura Brennan.

Taille du texte:

Le Parc national des Dunes de l'Indiana, où elle travaille depuis vingt ans dans le nord des Etats-Unis, abritait l'une des plus grandes populations de ces papillons en 1992, quand ils ont été déclarés menacés.

Puis, sous ses yeux, ils ont disparu du parc, victimes entre autres de la hausse des températures.

Comme elle, les milliers d'employés du National Park Service (NPS), l'agence fédérale en charge de ces réserves naturelles, sont confrontés à un nouveau défi: la lutte contre les conséquences de la crise climatique.

Replanter, recenser, déplacer... Cette bataille se traduit de façon très concrète dans leur quotidien et prend de plus en plus de place.

"Aujourd'hui, quasiment tout ce que nous faisons est lié au changement climatique", dit à l'AFP la biologiste Dawn LaFleur, qui se démène elle au Parc national de Glacier, dans le Montana, pour sauver une espèce de pins.

Certains combats, comme le sien, semblent pouvoir être remportés. D'autres sont déjà perdus.

Dans l'Indiana, les Plebejus samuelis, proches du papillon Bleu Melissa, sont la première espèce menacée connue à avoir disparu d'un parc national américain à cause du réchauffement de la planète.

Leur perte ici, même s'ils restent présents ailleurs, a "fendu le coeur" de Laura Brennan. "C'est terrifiant de voir à quel point ces écosystèmes sont fragiles, comment tout est connecté et le peu de contrôle que nous avons", dit-elle à l'AFP.

- Agir "plus vite" -

Contrairement aux menaces plus classiques -- constructions humaines, parasites ou encore sur-tourisme -- les gardiens des parcs n'ont ici aucune prise sur la cause du problème, dont ils ont pris conscience au début des années 1990: les émissions de gaz à effet de serre. Et ils souffrent parfois d'un sentiment d'impuissance.

"Voir les conséquences du changement climatique émeut beaucoup d'employés des parcs", qui y travaillent parfois pour la "troisième ou quatrième génération" et sont très "connectés à leurs ressources", souligne John Gross, du programme de réponse au changement climatique du NPS.

"Pour beaucoup, ce n'est pas un métier, c'est un mode de vie."

Laura Brennan a grandi à seulement quelques heures de son lieu de travail.

En 2012, ses papillons, déjà en difficulté, ont été victimes de ce que les scientifiques appellent un "décalage phénologique".

Au printemps cette année-là, il fait anormalement chaud. Les larves de papillons émergent. Mais la plante dont elles se nourrissent, le lupin, n'a pas encore poussé.

"Les plantes dépendent davantage des températures du sol et les insectes des températures de l'air", explique la biologiste. De ce fait, "les larves n'avaient rien à manger. Cela a été le début de la fin."

Des efforts acharnés avaient pourtant été entamés pour restaurer leur habitat. Le lupin ayant besoin de beaucoup de lumière pour grandir, de grandes opérations de défrichage étaient en cours. En vain.

Face aux menaces se multipliant, "nous devons pouvoir enlever ces facteurs de stress plus rapidement", dit Laura Brennan de sa voix douce.

- Sélection génétique -

Dans le Montana, ce sont les pins à écorce blanche, récemment déclarés menacés, qui jouent leur survie. Ils ne poussent que dans l'ouest des Etats-Unis et au Canada, en haute altitude, particulièrement sensible au réchauffement.

Déjà attaqués par un champignon (Cronartium ribicola), leur habitat est aujourd'hui menacé par le manque d'eau. La neige fond plus tôt au printemps, provoquant un état de sécheresse précoce.

Avec la hausse des températures, de petits insectes ravageurs (Dendroctonus ponderosae) menacent aussi de se propager plus en altitude.

Or sauver ces pins est essentiel: les graines contenues dans leurs cônes nourrissent de nombreuses espèces, comme les grizzlys ou le cassenoix d'Amérique.

Environ 1.000 pins à écorce blanche sont donc replantés chaque année depuis plus de 20 ans dans le Parc national de Glacier -- une tâche colossale sur des terrains difficilement accessibles.

Les graines sont d'abord testées génétiquement pour sélectionner les spécimens résistants au champignon. Mais aussi, depuis quelques années, à la sécheresse, explique Dawn LaFleur.

Elle qui travaille ici depuis plus de 30 ans confie se sentir parfois "submergée". "Plus on passe de temps dans ces environnements, plus on réalise à quel point ils sont fragiles face au changement climatique", dit-elle.

Elle a toutefois "bon espoir" de pouvoir sauver ces pins.

"On ne peut pas changer quand la neige va fondre. Ou à quel point il fait chaud et sec l'été aujourd'hui", dit-elle, philosophe. "Donc on met au point des solutions pour s'adapter et diriger nos ressources vers ce sur quoi on a prise. C'est comme ça qu'on améliore les choses."

(A.Lehmann--BBZ)