Berliner Boersenzeitung - Santiago du Chili forcée de s'adapter à la rareté en eau

EUR -
AED 4.301156
AFN 72.601323
ALL 95.426204
AMD 431.661594
ANG 2.096607
AOA 1074.966542
ARS 1625.345213
AUD 1.613565
AWG 2.109242
AZN 1.972853
BAM 1.955254
BBD 2.358482
BDT 143.739859
BGN 1.955456
BHD 0.441756
BIF 3484.274768
BMD 1.170988
BND 1.490171
BOB 8.091982
BRL 5.769923
BSD 1.170993
BTN 112.009764
BWP 15.775066
BYN 3.262961
BYR 22951.364632
BZD 2.355123
CAD 1.604617
CDF 2605.448961
CHF 0.916062
CLF 0.026462
CLP 1041.617562
CNY 7.953465
CNH 7.947782
COP 4466.967891
CRC 533.060243
CUC 1.170988
CUP 31.031182
CVE 110.236098
CZK 24.332486
DJF 208.527109
DKK 7.472215
DOP 68.920753
DZD 155.060396
EGP 61.970481
ERN 17.56482
ETB 182.841505
FJD 2.559604
FKP 0.865605
GBP 0.866355
GEL 3.126342
GGP 0.865605
GHS 13.27369
GIP 0.865605
GMD 86.063612
GNF 10274.13086
GTQ 8.933505
GYD 244.987861
HKD 9.169954
HNL 31.140304
HRK 7.533783
HTG 152.932516
HUF 358.060608
IDR 20504.760872
ILS 3.408389
IMP 0.865605
INR 112.020283
IQD 1533.971625
IRR 1536336.244201
ISK 143.610339
JEP 0.865605
JMD 185.192748
JOD 0.830242
JPY 184.836922
KES 151.233361
KGS 102.40256
KHR 4697.808451
KMF 491.814758
KPW 1053.908866
KRW 1745.205967
KWD 0.360968
KYD 0.975857
KZT 549.601825
LAK 25662.710082
LBP 104862.650463
LKR 380.040361
LRD 214.296561
LSL 19.280516
LTL 3.457623
LVL 0.708319
LYD 7.415707
MAD 10.734082
MDL 20.082992
MGA 4862.808128
MKD 61.635947
MMK 2458.236249
MNT 4191.755618
MOP 9.445944
MRU 46.808728
MUR 54.813722
MVR 18.032835
MWK 2030.784913
MXN 20.141777
MYR 4.602567
MZN 74.837549
NAD 19.280516
NGN 1604.991758
NIO 43.087967
NOK 10.746153
NPR 179.222307
NZD 1.973828
OMR 0.450241
PAB 1.171013
PEN 4.014679
PGK 5.1754
PHP 71.957799
PKR 326.205876
PLN 4.249163
PYG 7161.000228
QAR 4.269181
RON 5.209375
RSD 117.376348
RUB 86.037989
RWF 1717.271765
SAR 4.399954
SBD 9.401873
SCR 16.396972
SDG 703.171687
SEK 10.913901
SGD 1.490217
SHP 0.874261
SLE 28.835575
SLL 24555.035151
SOS 669.233114
SRD 43.553759
STD 24237.087207
STN 24.493578
SVC 10.246139
SYP 129.486637
SZL 19.273276
THB 37.925375
TJS 10.966319
TMT 4.098458
TND 3.411347
TOP 2.819458
TRY 53.182322
TTD 7.944917
TWD 36.913636
TZS 3041.817172
UAH 51.493281
UGX 4390.848811
USD 1.170988
UYU 46.517804
UZS 14222.271218
VES 590.509993
VND 30853.191598
VUV 138.151844
WST 3.164874
XAF 655.790666
XAG 0.013229
XAU 0.00025
XCD 3.164654
XCG 2.110393
XDR 0.813801
XOF 655.754275
XPF 119.331742
YER 279.455807
ZAR 19.232893
ZMK 10540.304397
ZMW 22.102488
ZWL 377.057655
  • AEX

    10.6900

    1010.12

    +1.07%

  • BEL20

    38.8400

    5508.78

    +0.71%

  • PX1

    27.9300

    8007.97

    +0.35%

  • ISEQ

    54.9000

    12531.64

    +0.44%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    21.7200

    9072.35

    +0.24%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.8500

    4101.58

    -0.53%

  • N150

    27.5500

    4202.3

    +0.66%

Santiago du Chili forcée de s'adapter à la rareté en eau
Santiago du Chili forcée de s'adapter à la rareté en eau / Photo: Martin BERNETTI - AFP/Archives

Santiago du Chili forcée de s'adapter à la rareté en eau

Une décennie de sécheresse pousse les autorités de Santiago du Chili à réfléchir à la meilleure façon d'éviter les rationnements de l'eau: économies, plantation de végétation autochtone et plans de restrictions cherchent à anticiper une rareté persistante.

Taille du texte:

Le centre du Chili est frappé par une sécheresse installée depuis plus d'une décennie. Le déficit pluviométrique de 71% en 2021 a fait de l'hiver austral dans cette région le plus sec enregistré au XXIe siècle (43% à l'échelle du pays), selon la Direction météorologique du Chili.

Les prévisions sont tout aussi alarmantes pour le nouvel hiver qui approche avec de faibles pluies prévues autour de la capitale, conséquence du changement climatique.

Sans précipitations suffisantes, les principaux réservoirs, lacs et rivières qui alimentent les 7,1 millions d'habitants de Santiago sont à des niveaux critiques et les autorités se préparent à l'ultime recours : le rationnement.

"On ne peut pas faire tomber la pluie. Cela ne dépend pas de nous, mais nous pouvons nous préparer à une situation extrême. On a connu douze années de sécheresse, il y a donc de réelles probabilités de devoir faire face" à un rationnement de distribution de l'eau, a déclaré la semaine dernière le gouverneur de Santiago, Claudio Orrego, en annonçant la mise en place d'un protocole de trois niveaux d'alerte.

Les deux premiers concernent les réductions des usages non-indispensables et la baisse de la pression dans les robinets. Le dernier niveau, "Alerte rouge", implique un rationnement strict "rotatif" par secteurs de la ville sur une période maximale de 24 heures.

Si la population de Santiago a triplé en 50 ans, l'utilisation domestique ne représente qu'environ 10% de l'eau consommée au Chili, l'agriculture en puisant 70% et l'industrie 20%.

- Espèces autochtones -

Chaque jour, l'ingénieur agronome Pablo Lacalle observe avec inquiétude la diminution du débit de la rivière Mapocho, qui traverse Santiago d'est en ouest sur une trentaine de kilomètres. L'année dernière, il a baissé de 57%, selon les chiffres officiels.

"Pour nous, c'est une tendance. C'est comme lire le journal le matin, on a une idée de ce qui va se passer dans la journée" pour les besoins en eau, explique M. Lacalle, responsable des ressources hydriques du Parc métropolitain de Santiago (Parquemet).

Couvrant 737 hectares, ce parc est niché sur la colline de San Cristobal, l'une des plus hautes de Santiago, arpentée par plus de six millions de visiteurs chaque année.

Ses vastes pelouses sont irriguées par l'eau de la rivière Mapocho, qui est également le principal arroseur des multiples jardins privés des quartiers cossus de l'est de Santiago.

"On doit planifier notre capacité d'irrigation du parc, car on a un déficit d'eau de 87% par rapport aux années précédentes", explique M. Lacalle.

Des stratégies sur la réduction des besoins en eau du parc ont déjà été menées et "la forêt exotique est remplacée par une forêt indigène", comme sur le versant nord où 100.000 arbres ont été plantés en trois ans, explique le directeur de Parquemet, Eduardo Villalobos.

Ces réflexions ont, dit-il, permis de réduire les risques "de sécheresse et d'incendies".

Partout dans la ville des initiatives sont lancées pour économiser l'eau, ce bien devenu précieux.

L'architecte Joaquin Cerda a, lui, lancé le projet "trottoirs natifs" visant à remplacer par 25 différentes plantes autochtones l'herbe qui recouvrait quelque 150 mètres carrés de trottoirs dans le quartier résidentiel de Pedro de Valdivia Norte.

"Il s'agit d'espèces habituées au climat devenu méditerranéen de Santiago, à des périodes de sécheresse prolongées", explique-t-il à l'AFP.

"Nous arrosons une fois par semaine pendant une demi-heure et utilisons un système d'irrigation en goutte à goutte", dit-il, soulignant que "la consommation d'eau a ainsi été réduite à moins d'un dixième de ce qu'elle était auparavant".

L'eau est également au centre des débats en cours pour la rédaction de la nouvelle Constitution du Chili qui sera soumise à approbation en septembre par référendum.

Si l'eau est un bien public national dont la concession est confiée au secteur privé, les membres de l'Assemblée constituante ont approuvé lundi un article stipulant qu"'il s'agit d'un bien commun inaliénable" devant être administré sur une base participative, solidaire et équitable.

(G.Gruner--BBZ)