Berliner Boersenzeitung - Avec une subvention de l'ONU, des apicultrices des Andes péruviennes défient le climat et l'isolement financier

EUR -
AED 4.229931
AFN 73.136344
ALL 94.043196
AMD 424.098629
ANG 2.062159
AOA 1056.766288
ARS 1654.812476
AUD 1.637547
AWG 2.073213
AZN 1.95705
BAM 1.940962
BBD 2.320957
BDT 141.459817
BGN 1.947531
BHD 0.434342
BIF 3444.988935
BMD 1.151785
BND 1.476314
BOB 7.991905
BRL 5.863508
BSD 1.15239
BTN 108.913395
BWP 15.440959
BYN 3.19041
BYR 22574.986
BZD 2.317682
CAD 1.624806
CDF 2672.141339
CHF 0.920293
CLF 0.025922
CLP 1020.204933
CNY 7.78313
CNH 7.790472
COP 3956.381475
CRC 524.887416
CUC 1.151785
CUP 30.522303
CVE 109.822789
CZK 23.959489
DJF 204.695076
DKK 7.41305
DOP 67.494536
DZD 153.048008
EGP 57.483513
ERN 17.276775
ETB 182.413974
FJD 2.572743
FKP 0.857074
GBP 0.865499
GEL 3.04647
GGP 0.857074
GHS 13.012521
GIP 0.857074
GMD 84.079942
GNF 10109.791704
GTQ 8.783926
GYD 241.057201
HKD 9.025755
HNL 30.749431
HRK 7.532904
HTG 150.499483
HUF 346.283748
IDR 20442.571251
ILS 3.383766
IMP 0.857074
INR 108.624265
IQD 1508.83835
IRR 1583704.374934
ISK 143.201465
JEP 0.857074
JMD 182.25671
JOD 0.816638
JPY 184.588518
KES 149.179398
KGS 100.723324
KHR 4621.529325
KMF 489.508408
KPW 1036.606903
KRW 1741.343426
KWD 0.354863
KYD 0.960358
KZT 561.978985
LAK 25373.823324
LBP 103142.346813
LKR 386.06204
LRD 209.797442
LSL 18.652994
LTL 3.400922
LVL 0.696703
LYD 7.342652
MAD 10.648272
MDL 20.109272
MGA 4837.496941
MKD 61.144393
MMK 2418.111518
MNT 4120.310224
MOP 9.297722
MRU 46.163595
MUR 54.283904
MVR 17.806878
MWK 1999.499056
MXN 19.892099
MYR 4.681781
MZN 73.601486
NAD 18.661125
NGN 1565.413627
NIO 42.166964
NOK 11.073029
NPR 174.260327
NZD 1.987875
OMR 0.442859
PAB 1.15239
PEN 3.930478
PGK 5.053745
PHP 69.536726
PKR 320.539677
PLN 4.201331
PYG 7032.240938
QAR 4.193076
RON 5.191137
RSD 116.412124
RUB 84.047533
RWF 1713.85608
SAR 4.321376
SBD 9.285027
SCR 16.257587
SDG 691.646113
SEK 10.925188
SGD 1.476623
SHP 0.859924
SLE 28.507014
SLL 24152.359778
SOS 658.253797
SRD 42.998468
STD 23839.624055
STN 24.648199
SVC 10.083006
SYP 127.309212
SZL 18.655324
THB 37.47275
TJS 10.682536
TMT 4.042765
TND 3.35371
TOP 2.773222
TRY 53.491481
TTD 7.828156
TWD 36.348609
TZS 3023.439046
UAH 51.610206
UGX 4263.407715
USD 1.151785
UYU 46.524738
UZS 13827.178761
VES 686.505781
VND 30321.89191
VUV 137.353615
WST 3.155562
XAF 650.980478
XAG 0.016647
XAU 0.000267
XCD 3.112757
XCG 2.076905
XDR 0.810508
XOF 650.758731
XPF 119.331742
YER 274.844725
ZAR 18.791079
ZMK 10367.437479
ZMW 20.368291
ZWL 370.8743
  • AEX

    -4.7600

    1077.99

    -0.44%

  • BEL20

    -43.9200

    5659.73

    -0.77%

  • PX1

    4.2200

    8435.04

    +0.05%

  • ISEQ

    -57.7000

    13680.84

    -0.42%

  • OSEBX

    -14.2500

    1937.48

    -0.73%

  • PSI20

    -140.9100

    8950

    -1.55%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    122.0900

    4288.88

    +2.93%

  • N150

    -43.6200

    4232.74

    -1.02%

Avec une subvention de l'ONU, des apicultrices des Andes péruviennes défient le climat et l'isolement financier
Avec une subvention de l'ONU, des apicultrices des Andes péruviennes défient le climat et l'isolement financier / Photo: Cris BOURONCLE - AFP

Avec une subvention de l'ONU, des apicultrices des Andes péruviennes défient le climat et l'isolement financier

Dans les Andes péruviennes, un fonds de l'ONU destiné aux petits producteurs vulnérables aux chocs climatiques a permis à un groupe de femmes apicultrices de créer une pépinière forestière pour sauver leurs ruches en péril.

Taille du texte:

Dans cette région de Cajamarca (nord-est), les glaciers reculent, les précipitations sont plus intenses, bien que moins fréquentes, et l'eau provenant de sources naturelles diminue, autant de phénomènes associés au réchauffement climatique, selon une étude de l'université locale.

Pluies, gelées et sécheresses affectent la floraison et la disponibilité du nectar et du pollen pour les abeilles, en plus de la perte de leur habitat due à la déforestation.

Pour sauver leur entreprise et lancer une petite pépinière forestière, les apicultrices du hameau de Chilal de la Merced, perché à plus de 2.600 mètres d'altitude, ont bénéficié du programme Avanzar Rural, destiné aux petits producteurs des régions isolées développé par le Fonds international de développement agricole (Fida) des Nations unies.

Voyant leur petit commerce au bord du gouffre, il leur "est venu l'idée d'acheter des fleurs et des plantes indigènes" plus résistantes aux changements climatiques soudains "pour les planter" dans un verger bio avant de les transplanter dans la forêt, raconte Karina Villalobos.

"Nous nous sommes inspirées des abeilles. Nous nous sommes organisées comme une ruche", explique-t-elle.

Avec les 14 autres apicultrices du hameau, la jeune femme de 28 ans a créé en 2021 l'association Hojuelas de Miel pour recevoir une subvention de 27.000 dollars. En contrepartie, Hojuelas de Miel a dû réunir quelque 3.800 dollars (10% du plan total) pour commencer à acheter du matériel, engager des conseillers techniques, environnementaux et financiers.

Ces femmes sont "en première ligne du changement climatique", souligne Juan Diego Ruiz, directeur du Fida pour la région.

C'était la première fois qu'elles entendaient parler de financement climatique, sujet qui devrait enflammer les négociations entre les pays riches et les autres à la COP29, la conférence climatique de l'ONU qui se tiendra en novembre en Azerbaïdjan.

En 2023, le Fida a affecté 1 milliard de dollars à l'Amérique latine, dont 60% ont été investis dans l'"action climatique" pour aider les populations rurales à "limiter les impacts et réduire la vulnérabilité" aux événements extrêmes, précise M. Ruiz.

Sur "l'ensemble des flux financiers internationaux liés au climat, on estime que moins de 2% sont directement consacrés au travail avec les communautés rurales, les communautés paysannes et les populations indigènes", détaille-t-il.

- "Coordonner" -

"La réussite a été de coordonner les appels à propositions avec les gouvernements locaux dans des zones très reculées", signale Susy Bengolea, coordinatrice d'Avanzar Rural.

Au cours des quatre dernières années, ce programme a financé 1.031 petites structures bénéficiant à 17.557 personnes, grâce aux contributions du Fida (24 millions de dollars) et de l'État péruvien (45 millions de dollars).

Le défi était d'autant plus grand que les femmes en milieu rural sont le segment de la population qui a le moins accès au système financier au Pérou, une exclusion aggravée par l'importance de l'économie informelle.

Quelque 3,5 millions de femmes vivent dans les campagnes péruviennes, 41% d'entre elles ne génèrent pas de revenus propres et seulement 16% disposent d'une carte de débit, selon les statistiques officielles.

Traditionnellement, la production de miel est réservée aux hommes. Nous n'avions pas "de document disant que ceci nous appartient, parce que c'est l'homme qui est le propriétaire de la terre", indique Karina Villalobos, en exposant les premières difficultés rencontrées pour créer l'association avant de prétendre au prêt.

Sans ce coup de pouce d'Anvanzar Rural, Hojuelas de Miel n'existerait pas. Les apicultrices exploitent aujourd'hui 89 ruches et réalisent environ 13.000 dollars de chiffre d'affaires annuel.

"Ces femmes ont compris que le changement climatique était là pour durer, mais je suis sûre que dans cinq ou dix ans" Hojuelas de Miel existera encore, estime Susy Bengolea.

"Aujourd'hui, nous sommes des femmes autonomes et résilientes", se félicite Karina Villalobos, en soulignant qu'avec les fonds non-utilisés, Hojuelas de Miel avait fondé une banque communautaire.

"Nous nous prêtons mutuellement (...) Nous avons donc grandi, mais nous voulons maintenant que notre petite banque soit bientôt en mesure de servir la communauté", dit-elle pleine d'espoir.

(K.Müller--BBZ)