Berliner Boersenzeitung - Rejets toxiques à Mourenx: Sanofi mis en examen pour une partie des faits

EUR -
AED 4.246168
AFN 73.421127
ALL 96.080579
AMD 437.405912
ANG 2.069706
AOA 1060.240841
ARS 1591.813902
AUD 1.665343
AWG 2.083773
AZN 1.966007
BAM 1.955388
BBD 2.336928
BDT 142.389987
BGN 1.976314
BHD 0.436478
BIF 3446.288495
BMD 1.156206
BND 1.483194
BOB 8.017275
BRL 6.044181
BSD 1.160265
BTN 109.136524
BWP 15.811804
BYN 3.438805
BYR 22661.643378
BZD 2.333628
CAD 1.599178
CDF 2636.150356
CHF 0.915293
CLF 0.026874
CLP 1061.119847
CNY 7.979553
CNH 7.98805
COP 4279.524169
CRC 539.48862
CUC 1.156206
CUP 30.639467
CVE 110.241287
CZK 24.455613
DJF 206.619129
DKK 7.471735
DOP 69.955557
DZD 153.424549
EGP 61.001685
ERN 17.343094
ETB 181.171096
FJD 2.599441
FKP 0.864652
GBP 0.8656
GEL 3.115955
GGP 0.864652
GHS 12.685271
GIP 0.864652
GMD 85.038269
GNF 10169.900368
GTQ 8.88009
GYD 242.747784
HKD 9.046222
HNL 30.724657
HRK 7.536496
HTG 152.148588
HUF 387.349347
IDR 19537.573969
ILS 3.613318
IMP 0.864652
INR 108.675064
IQD 1520.08617
IRR 1518272.295998
ISK 143.196406
JEP 0.864652
JMD 182.762268
JOD 0.819755
JPY 184.379062
KES 149.962063
KGS 101.109316
KHR 4653.039354
KMF 493.700316
KPW 1040.652492
KRW 1739.801927
KWD 0.355406
KYD 0.9669
KZT 559.824421
LAK 25015.9435
LBP 103748.72112
LKR 364.916239
LRD 212.914201
LSL 19.544649
LTL 3.413977
LVL 0.699378
LYD 7.398537
MAD 10.813374
MDL 20.287899
MGA 4836.02249
MKD 61.669071
MMK 2428.014465
MNT 4143.644146
MOP 9.343371
MRU 46.230455
MUR 53.913328
MVR 17.863527
MWK 2011.993314
MXN 20.578332
MYR 4.617858
MZN 73.877671
NAD 19.544565
NGN 1602.628577
NIO 42.701184
NOK 11.179241
NPR 174.619949
NZD 1.997341
OMR 0.444557
PAB 1.160255
PEN 4.012272
PGK 5.012965
PHP 69.58686
PKR 323.840542
PLN 4.27183
PYG 7549.474017
QAR 4.23139
RON 5.095979
RSD 117.426623
RUB 95.184232
RWF 1694.250213
SAR 4.337549
SBD 9.298254
SCR 16.100424
SDG 694.880448
SEK 10.83654
SGD 1.483586
SHP 0.867454
SLE 28.384666
SLL 24245.080415
SOS 663.063107
SRD 43.173321
STD 23931.135931
STN 24.494943
SVC 10.152904
SYP 128.850948
SZL 19.555047
THB 37.947817
TJS 11.10971
TMT 4.046722
TND 3.404768
TOP 2.783867
TRY 51.298213
TTD 7.889371
TWD 36.885273
TZS 2977.299425
UAH 50.943403
UGX 4293.07654
USD 1.156206
UYU 46.969897
UZS 14151.078431
VES 534.271782
VND 30464.301558
VUV 137.615528
WST 3.179024
XAF 655.821602
XAG 0.016987
XAU 0.000261
XCD 3.124706
XCG 2.091168
XDR 0.815635
XOF 655.827273
XPF 119.331742
YER 275.928661
ZAR 19.665105
ZMK 10407.23896
ZMW 21.726608
ZWL 372.297955
  • AEX

    -12.0900

    971.04

    -1.23%

  • BEL20

    -57.6000

    4994.88

    -1.14%

  • PX1

    -87.8800

    7758.44

    -1.12%

  • ISEQ

    -260.8500

    12101.49

    -2.11%

  • OSEBX

    -2.5700

    1977.54

    -0.13%

  • PSI20

    -36.9600

    8977.49

    -0.41%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    -26.1000

    3811.72

    -0.68%

Rejets toxiques à Mourenx: Sanofi mis en examen pour une partie des faits
Rejets toxiques à Mourenx: Sanofi mis en examen pour une partie des faits / Photo: IROZ GAIZKA - AFP/Archives

Rejets toxiques à Mourenx: Sanofi mis en examen pour une partie des faits

Une victoire d'étape en demi-teinte pour les plaignants: Sanofi a été mis en examen fin 2024 pour plusieurs infractions dans l'enquête sur les rejets toxiques de son usine à Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), produisant le médicament Dépakine, mais échappe à ce stade au principal grief, la mise en danger d'autrui.

Taille du texte:

Le parquet de Paris a confirmé l'information obtenue par l'AFP de source proche du dossier selon laquelle Sanofi a été mise en examen le 28 novembre pour un délit, obstacle à un contrôle administratif environnemental, et pour deux infractions contraventionnelles, exploitation irrégulière d'une installation ainsi que non-déclaration d'accident ou d'incident par l'exploitant d'une installation classée.

Dans le détail, le groupe se voit ainsi reprocher, selon le parquet, de n'avoir, entre 2012 et 2018, pas respecté les limites d'émission du bromopropane, un composé organique volatil (COV) ou encore d'avoir tardé à informer les inspecteurs de l'environnement de ces rejets de bromopropane.

Le groupe a en revanche été placé, à ce stade, sous le statut de témoin assisté pour l'infraction la plus lourde, mise en danger d'autrui, selon le parquet.

Sollicité par l'AFP, Sanofi n'a pas réagi dans l'immédiat.

L'association France Nature Environnement (FNE) avait révélé ces rejets toxiques hors normes en 2018 de bromopropane et de valproate de sodium, principe actif de la Dépakine, un médicament anti-épileptique accusé d'être à l'origine de troubles neuro-développementaux chez les enfants.

"Si ces dépassements ont été possibles, c'est parce que Sanofi ne contrôlait pas ses trois colonnes (de l'usine), mais une seule. Jamais contrôlées, les deux autres ont envoyé ces quantités astronomiques de polluants dans l'air", accusait l'association.

L'usine avait été mise à l'arrêt immédiatement après les révélations de FNE, avant de reprendre sa production par étapes, sous contraintes environnementales et contrôles accrus.

En juin 2020, la Fédération nationale des industries chimiques CGT, le Syndicat CGT des industries chimiques Sisteron et Mourenx et l'Union locale CGT de Mourenx, Bassin de Lacq-Orthez et environs avaient déposé une plainte avec constitution de partie civile pour obtenir la saisie d'un juge d'instruction du pôle santé publique du tribunal de Paris.

L'information judiciaire avait été ouverte en août 2022.

- "Troubles neurocomportementaux" -

Lors de la révélation par l'AFP de l'ouverture de ces investigations, quelques mois plus tard, Sanofi avait indiqué que "le procédé de fabrication du valproate de sodium" générait "certaines émissions atmosphériques pour lesquelles aucun seuil n'était fixé jusqu'en 2018".

"C'est uniquement à partir de 2018 qu'un arrêté préfectoral a établi des seuils d'émissions de valproate de sodium", ajoutait le groupe, indiquant qu'il avait "entrepris un large programme d'investissements sur son installation de Mourenx qui répond à toutes les prescriptions préfectorales en matière d'émissions".

"On peut démontrer que certains des riverains ont été contaminés par la Dépakine", soutient mardi Me Charles Joseph-Oudin, avocat d’une riveraine partie civile et de l'Association des victimes de la Dépakine (Apesac).

Une quinzaine de riverains sont en train de se constituer parties civiles dans ce dossier, selon le conseil.

Il a déjà déposé plainte en novembre 2023 pour une mère de deux enfants "atteints de troubles neurocomportementaux" qui travaillait, lors de ses grossesses, "en face" de l'usine.

En avril 2024, le tribunal administratif de Pau a contraint Sanofi à réaliser une étude des risques sanitaires sur la population autour du site de Mourenx.

Cette mise en examen arrive dans un "contexte judiciaire qui devient très tendu pour les laboratoires Sanofi", estime aussi Me Oudin.

Dans une autre information judiciaire, ouverte en 2016 et portant sur le coeur du scandale de la Dépakine et ses impacts éventuels sur la santé, le groupe est mis en examen pour tromperie aggravée et blessures involontaires depuis 2020.

En juin 2023, la Cour de cassation avait toutefois estimé prescrites un certain nombre de plaintes, un "fort affaiblissement" du dossier selon une source proche de celui-ci.

Dans les procédures ouvertes à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam), "120 millions d’euros d’argent public ont déjà été engagés en lieu et place de Sanofi" pour près de 2.000 victimes, selon Me Oudin.

Selon des estimations des autorités sanitaires françaises, la molécule serait responsable de malformations chez 2.150 à 4.100 enfants et de troubles neurodéveloppementaux chez 16.600 à 30.400 enfants.

(A.Lehmann--BBZ)