Berliner Boersenzeitung - Les paquebots de croisière, bouffée d'oxygène pour une Turquie en crise

EUR -
AED 4.011166
AFN 77.123349
ALL 100.441338
AMD 423.718062
ANG 1.962531
AOA 956.099223
ARS 1000.97698
AUD 1.616902
AWG 1.967339
AZN 1.86083
BAM 1.955631
BBD 2.19861
BDT 127.948966
BGN 1.957837
BHD 0.411265
BIF 3135.029648
BMD 1.092056
BND 1.462174
BOB 7.524351
BRL 5.929101
BSD 1.088906
BTN 90.953357
BWP 14.665735
BYN 3.562993
BYR 21404.294185
BZD 2.194911
CAD 1.489728
CDF 3131.474361
CHF 0.998984
CLF 0.036085
CLP 995.704135
CNY 7.917846
CNH 7.941824
COP 4289.955662
CRC 569.150919
CUC 1.092056
CUP 28.939479
CVE 110.789494
CZK 25.358196
DJF 193.88328
DKK 7.470649
DOP 64.364449
DZD 146.651353
EGP 52.376483
ERN 16.380837
ETB 62.908575
FJD 2.425242
FKP 0.841495
GBP 0.859785
GEL 2.981739
GGP 0.841495
GHS 16.769554
GIP 0.841495
GMD 73.987208
GNF 9374.19161
GTQ 8.477558
GYD 227.720362
HKD 8.526886
HNL 26.970674
HRK 7.543867
HTG 143.927588
HUF 392.441605
IDR 17597.988207
ILS 3.946116
IMP 0.841495
INR 91.207793
IQD 1426.476987
IRR 45961.903735
ISK 149.481023
JEP 0.841495
JMD 170.725277
JOD 0.773944
JPY 172.353754
KES 138.838027
KGS 93.15651
KHR 4470.614473
KMF 495.033049
KPW 982.850625
KRW 1501.690104
KWD 0.333929
KYD 0.907422
KZT 516.425466
LAK 24110.920777
LBP 97511.591018
LKR 329.421592
LRD 212.341689
LSL 19.589011
LTL 3.224557
LVL 0.660574
LYD 5.281545
MAD 10.687178
MDL 19.241341
MGA 4869.580068
MKD 61.519695
MMK 3546.954724
MNT 3767.592977
MOP 8.756945
MRU 43.110282
MUR 50.977579
MVR 16.872676
MWK 1888.137175
MXN 19.242902
MYR 5.099359
MZN 69.782357
NAD 19.589011
NGN 1747.595508
NIO 40.086543
NOK 11.752481
NPR 145.525451
NZD 1.783094
OMR 0.419994
PAB 1.088906
PEN 4.094847
PGK 4.260633
PHP 63.790807
PKR 303.151458
PLN 4.259433
PYG 8210.29198
QAR 3.976449
RON 4.976721
RSD 117.020509
RUB 95.44177
RWF 1426.576978
SAR 4.096048
SBD 9.216317
SCR 15.238589
SDG 656.325922
SEK 11.642014
SGD 1.465216
SHP 0.841495
SLE 24.95053
SLL 22899.86864
SOS 622.346332
SRD 32.330354
STD 22603.350742
SVC 9.528178
SYP 2743.823427
SZL 19.59831
THB 39.508437
TJS 11.5969
TMT 3.822195
TND 3.415409
TOP 2.573375
TRY 36.133401
TTD 7.391363
TWD 35.528184
TZS 2918.248343
UAH 44.666948
UGX 4028.652586
USD 1.092056
UYU 43.772084
UZS 13779.811688
VEF 3956029.59942
VES 39.836596
VND 27754.598812
VUV 129.651093
WST 3.061697
XAF 655.900438
XAG 0.035459
XAU 0.000453
XCD 2.951336
XDR 0.824729
XOF 655.900438
XPF 119.331742
YER 273.368915
ZAR 19.606716
ZMK 9829.816816
ZMW 27.848598
ZWL 351.64153
  • AEX

    8.8900

    944.91

    +0.95%

  • BEL20

    11.6800

    4040.06

    +0.29%

  • PX1

    96.8700

    7724.32

    +1.27%

  • ISEQ

    -3.9100

    9769.03

    -0.04%

  • OSEBX

    19.1100

    1434.43

    +1.35%

  • PSI20

    10.2000

    6811.86

    +0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    8.6400

    2408.05

    +0.36%

  • N150

    18.2400

    3395.27

    +0.54%

Les paquebots de croisière, bouffée d'oxygène pour une Turquie en crise
Les paquebots de croisière, bouffée d'oxygène pour une Turquie en crise / Photo: Yasin AKGUL - AFP

Les paquebots de croisière, bouffée d'oxygène pour une Turquie en crise

Le Costa Venezia, ville flottante de 20 étages, vient d'accoster à Galataport, en plein coeur d'Istanbul. A quai, il déversera jusqu'à 5.260 passagers capables, en quelques jours, de dépenser plusieurs milliers d'euros dans la ville.

Taille du texte:

Galataport, port de croisières inauguré l'an dernier sur la rive européenne du Bosphore, dans le quartier de Karakoy, doit dynamiser le tourisme de luxe en Turquie.

Le pays ne va pas s'en priver: la livre turque se déprécie de jour en jour et l'inflation frôle les 75% sur un an, au plus haut depuis 1998.

"Depuis le 1er octobre 2021, les bateaux arrivent les uns après les autres", explique à l'AFP Figen Ayan, responsable du port de Galataport. "Ça donne une idée de la popularité et de l'importance d'Istanbul comme destination", se félicite-t-elle, soulignant que les premiers paquebots n'ont pas attendu les beaux jours pour accoster.

A Galataport se côtoient restaurants branchés - dont l'un du chef turc et star des réseaux sociaux Nusret Gokce, dit Salt Bae -, enseignes turques et internationales et un hôtel chic.

Le site offre aussi aux piétons une nouvelle balade avec vue imprenable sur la rive asiatique de la ville.

- "400 dollars par jour" -

Ce kilomètre le long du Bosphore était inaccessible aux riverains depuis deux siècles, mais des critiques ont souligné que ce projet faisait table rase d'une partie de la mémoire urbaine d'Istanbul et contribuait à la gentrification du quartier, situé non loin de celui de Galata, pris d'assaut par les touristes.

Figen Ayan voit les choses autrement et souligne que Galataport ouvre un nouvel accès au Bosphore, et pas seulement aux croisiéristes. "Une première mondiale", assure-t-elle.

L'industrie des croisières peine à se remettre à flot après le coup d'arrêt de la pandémie, mais la Turquie, qui voit déjà revenir les flots de touristes, compte sur Galataport pour doper encore les arrivées.

Une trentaine de navires ont jusqu'ici jeté l'ancre à Galataport et 200 autres sont attendus d'ici la fin de l'année, pour un total de 450.000 passagers.

L'objectif est d'atteindre 1,5 million de croisiéristes et 25 millions de visiteurs par an.

"Nous pouvons désormais dire que la pandémie est derrière nous et que le secteur des croisières revit", affirme Figen Ayan, qui souligne que les croisiéristes ont un pouvoir d'achat plus élevé que le touriste lambda.

"Là où un touriste ordinaire dépense 62 dollars [58,5 euros] par jour, le passager d'un navire de croisière dépensera 400 dollars [378 euros]", détaille-t-elle.

- "Coût environnemental" -

Mais comme ailleurs, ce tourisme est très décrié.

A l'été 2021, le gouvernement italien a ainsi interdit l'accès du centre historique de Venise aux grands paquebots, accusés de menacer le fragile écosystème de la lagune de la Cité des Doges et les fondations de son centre historique, classé au patrimoine de l'Unesco.

"Le coût environnemental des croisières est sept fois plus élevé que les entrées d'argent qu'elles génèrent", affirme à l'AFP Muharrem Balci, professeur agrégé à l'Université d'Istanbul.

Les paquebots, qui rejettent de larges quantités d'eaux usées, ont un impact sur la vie marine et aggravent la pollution mondiale, souligne M. Balci.

Seule une mince partie des déchets générés par ces villes flottantes peut être traitée, et une quantité non négligeable est rejetée directement dans la mer, explique-t-il.

Burak Caliskan, directeur pour la Turquie de l'armateur MSC Croisières, rejette les critiques: "Nous ne pensons pas qu'Istanbul sera confrontée à une situation similaire [à celle de Venise]. La structure de la ville est différente", fait-il valoir.

L'année dernière, la mer de Marmara, qui baigne les rives sud d'Istanbul et est prise en étau entre la mer Noire et la mer Égée, a connu sa plus grande épidémie de "morve de mer" - une sorte de mousse visqueuse - mais Burak Caliskan assure que les navires nouvellement construits répondent aux préoccupations environnementales.

"Les gaz d'échappement sont filtrés et les peintures utilisées sur le navire ont été entièrement changées (...) pour ne pas nuire au milieu marin", dit-il.

"Nous nous efforçons même de réduire le bruit des moteurs de nos bateaux pour que, en haute mer, ils ne causent aucune nuisance, en particulier aux baleines."

(O.Joost--BBZ)