Berliner Boersenzeitung - La vallée de Javari, axe stratégique du narcotrafic en Amazonie brésilienne

EUR -
AED 4.359312
AFN 78.343327
ALL 96.027945
AMD 449.451262
ANG 2.124849
AOA 1088.491795
ARS 1717.340716
AUD 1.703709
AWG 2.136624
AZN 2.022635
BAM 1.943176
BBD 2.391206
BDT 145.078707
BGN 1.993435
BHD 0.447513
BIF 3517.2352
BMD 1.187013
BND 1.50352
BOB 8.203841
BRL 6.242865
BSD 1.187207
BTN 109.023557
BWP 15.531157
BYN 3.381404
BYR 23265.46415
BZD 2.387728
CAD 1.612742
CDF 2679.687577
CHF 0.916511
CLF 0.026023
CLP 1027.514946
CNY 8.247849
CNH 8.256296
COP 4350.9979
CRC 587.890629
CUC 1.187013
CUP 31.455857
CVE 109.554196
CZK 24.329563
DJF 210.956502
DKK 7.467728
DOP 74.744104
DZD 153.828685
EGP 55.701348
ERN 17.805202
ETB 184.429348
FJD 2.615233
FKP 0.860501
GBP 0.866188
GEL 3.199049
GGP 0.860501
GHS 13.005726
GIP 0.860501
GMD 87.250062
GNF 10417.410267
GTQ 9.105996
GYD 248.380562
HKD 9.27016
HNL 31.335952
HRK 7.533861
HTG 155.369973
HUF 381.142317
IDR 19906.21601
ILS 3.668351
IMP 0.860501
INR 108.897452
IQD 1555.289393
IRR 50002.942908
ISK 145.006024
JEP 0.860501
JMD 186.041368
JOD 0.84164
JPY 183.360944
KES 153.125155
KGS 103.804785
KHR 4773.945484
KMF 489.049968
KPW 1068.410471
KRW 1718.522957
KWD 0.364224
KYD 0.989186
KZT 597.100949
LAK 25549.446568
LBP 106315.059642
LKR 367.144816
LRD 213.988904
LSL 18.850653
LTL 3.504943
LVL 0.718013
LYD 7.449665
MAD 10.769128
MDL 19.964515
MGA 5305.621026
MKD 61.594706
MMK 2492.783053
MNT 4234.917227
MOP 9.546897
MRU 47.370055
MUR 53.926471
MVR 18.339807
MWK 2058.660443
MXN 20.675003
MYR 4.679253
MZN 75.672557
NAD 18.850653
NGN 1647.883777
NIO 43.686921
NOK 11.410464
NPR 174.434041
NZD 1.968893
OMR 0.456389
PAB 1.187207
PEN 3.96938
PGK 5.082027
PHP 69.967368
PKR 332.14877
PLN 4.211002
PYG 7952.33704
QAR 4.32848
RON 5.094073
RSD 117.393304
RUB 90.210804
RWF 1731.820826
SAR 4.452007
SBD 9.565075
SCR 16.377624
SDG 713.99297
SEK 10.543285
SGD 1.508861
SHP 0.890568
SLE 28.933499
SLL 24891.078237
SOS 678.489285
SRD 45.166461
STD 24568.782404
STN 24.342269
SVC 10.387604
SYP 13127.864451
SZL 18.844496
THB 37.423019
TJS 11.082502
TMT 4.166417
TND 3.41104
TOP 2.858043
TRY 51.618117
TTD 8.060768
TWD 37.458351
TZS 3056.560101
UAH 50.883858
UGX 4244.496821
USD 1.187013
UYU 46.071084
UZS 14513.832063
VES 435.452037
VND 30791.129595
VUV 141.976983
WST 3.222026
XAF 651.717577
XAG 0.013945
XAU 0.000245
XCD 3.207964
XCG 2.139636
XDR 0.812564
XOF 651.728487
XPF 119.331742
YER 282.988273
ZAR 19.142082
ZMK 10684.549964
ZMW 23.299029
ZWL 382.217855
  • AEX

    4.6900

    1001.65

    +0.47%

  • BEL20

    11.8200

    5385.38

    +0.22%

  • PX1

    54.8900

    8126.53

    +0.68%

  • ISEQ

    182.8100

    13147.76

    +1.41%

  • OSEBX

    3.8600

    1760.38

    +0.22%

  • PSI20

    17.2900

    8662.19

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -39.8700

    4028.03

    -0.98%

  • N150

    11.3700

    3930.64

    +0.29%

La vallée de Javari, axe stratégique du narcotrafic en Amazonie brésilienne
La vallée de Javari, axe stratégique du narcotrafic en Amazonie brésilienne / Photo: Joao LAET - AFP

La vallée de Javari, axe stratégique du narcotrafic en Amazonie brésilienne

La disparition de deux hommes dans la vallée de Javari a braqué les projecteurs sur la dangerosité de cette région reculée de l'Amazonie brésilienne, située à la triple frontière entre Brésil, Pérou et Colombie, et axe stratégique du trafic de drogues.

Taille du texte:

L'endroit où le journaliste britannique Dom Phillips et l'expert brésilien des peuples autochtones Bruno Pereira ont été vus pour la dernière fois, alors qu'ils descendaient la rivière Itaquai le 5 juin, est proche de la deuxième plus grande terre indigène du Brésil, où vivent 6.300 personnes dans 26 villages, dont 19 dans un isolement total.

Cette faille sécuritaire a été exploitée par les narcotrafiquants, pêcheurs, bûcherons et orpailleurs clandestins, opérant sur des terres pourtant déclarées protégées.

Dès le début des recherches des deux hommes, dont l'issue fatale est redoutée, le responsable de la police de la région d'Amazonas, Eduardo Alexandre, qualifiait la zone comme "assez dangereuse".

"La forêt, de par sa nature, a toujours été une zone privilégiée pour le trafic car les drogues peuvent être camouflées plus facilement que dans d'autres environnements", souligne Aiala Colares, géographe à l'Université fédérale du Para et chercheur spécialisé dans l'Amazonie à l'ONG Forum brésilien pour la sécurité publique.

Dans l'immensité de la dense forêt amazonienne, sillonnée par des rivières qui inondent une partie de la végétation certains mois de l'année, les trafiquants de drogue s'appuient sur les voies navigables pour transporter des drogues, principalement de la cocaïne du Pérou et du cannabis de Colombie, destinées au marché brésilien ou poursuivant leur revente jusqu'à l'étranger, explique M. Colares.

L'expert définit comme "multidimensionnelle" l'action des gangs qui opèrent et mélangent narcotrafic et crimes environnementaux tels que la contrebande de bois et la pêche illégale.

Le principal, "Os Crias", dissident de la "Familia do Norte", l'une des plus grandes organisations criminelles d'Amazonie, est apparu en 2021 et contrôle le côté brésilien de la triple frontière et les voies navigables.

- "Crime organisé"

"De plus en plus de criminels, plus organisés et armés, ont profité du manque de structure étatique", indique Barbara Arisi, anthropologue de la Vrije Universiteit d'Amsterdam qui travaille avec les villages de Javari depuis 2003, soulignant la pénétration du narcotrafic dans certaines communautés autochtones, comme les Tikuna.

L'anthropologue la compare avec le développement des gangs dans les favelas à Rio de Janeiro.

"Le narcotrafic offre à de nombreux jeunes une vie qu'ils n'ont pas la possibilité d'atteindre. Pour de l'argent, beaucoup finissent par devenir des mules ou des informateurs", explique-t-elle.

Atalaia do Norte, où Dom Phillips et Bruno Pereira étaient basés durant leur expédition, a le troisième plus mauvais indice de développement humain du Brésil établi sur plus de 5.000 municipalités, selon le dernier recensement.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a pris ses fonctions en janvier 2019 avec la promesse de développer l'Amazonie, un territoire, selon lui, occupé par des "Indiens pauvres" sur des "terres riches".

Il a remplacé la direction de l'agence gouvernementale des affaires indigènes, la Funai, et placé à la tête du secteur des tribus isolées un pasteur évangéliste accusé d'ignorer les intérêts qu'il est censé servir.

La base de la Funai sur la rivière Itaquai a essuyé de nombreuses fusillades ces dernières années.

Bruno Pereira lui-même, en tant que salarié de la Funai, a aidé les autochtones à s'organiser pour défendre leur territoire et avait été la cible de menaces par des bûcherons, des mineurs et des pêcheurs illégaux qui tentaient d'empiéter sur les terres protégées.

"Ce qui est arrivé à Bruno et Dom est le résultat de la croissance du crime organisé, qui s'explique par l'absence de l'Etat", a affirmé Antenor Vaz, responsable de la Funai dans le Javari entre 2006 et 2009.

Rappelant l'assassinat en 2019 jamais élucidé de Maxiel Pereira dos Santos, responsable à la Funai des opérations contre les bûcherons et pêcheurs illégaux, il rappelle que "tout citoyen qui élève sa voix contre l'illégalité est ici exposé".

(F.Schuster--BBZ)