Berliner Boersenzeitung - Climat: la baisse des émissions de gaz à effet de serre ralentit encore en France

EUR -
AED 4.245422
AFN 73.401814
ALL 95.804757
AMD 435.965634
ANG 2.068976
AOA 1059.867575
ARS 1591.163342
AUD 1.662972
AWG 2.083038
AZN 1.966265
BAM 1.94891
BBD 2.329145
BDT 141.920077
BGN 1.975617
BHD 0.436399
BIF 3432.721897
BMD 1.155799
BND 1.478337
BOB 7.991127
BRL 6.053954
BSD 1.156401
BTN 108.778233
BWP 15.76003
BYN 3.427501
BYR 22653.652921
BZD 2.326027
CAD 1.596106
CDF 2635.220696
CHF 0.915164
CLF 0.026847
CLP 1060.08668
CNY 7.976748
CNH 7.978414
COP 4279.228805
CRC 537.719801
CUC 1.155799
CUP 30.628663
CVE 110.523215
CZK 23.997735
DJF 205.408705
DKK 7.471799
DOP 69.781379
DZD 153.347817
EGP 60.718954
ERN 17.336979
ETB 181.799172
FJD 2.574194
FKP 0.863643
GBP 0.864786
GEL 3.114871
GGP 0.863643
GHS 12.656569
GIP 0.863643
GMD 84.948126
GNF 10147.912253
GTQ 8.850937
GYD 241.963368
HKD 9.036323
HNL 30.65145
HRK 7.534532
HTG 151.649086
HUF 387.012298
IDR 19497.166894
ILS 3.601295
IMP 0.863643
INR 108.589009
IQD 1514.09619
IRR 1517736.956086
ISK 143.180131
JEP 0.863643
JMD 182.16069
JOD 0.81949
JPY 184.317547
KES 149.965029
KGS 101.073668
KHR 4638.219471
KMF 493.525975
KPW 1040.235338
KRW 1738.575448
KWD 0.354391
KYD 0.963739
KZT 557.988928
LAK 24947.91342
LBP 103501.765934
LKR 363.707242
LRD 212.261977
LSL 19.579412
LTL 3.412773
LVL 0.699131
LYD 7.368225
MAD 10.780717
MDL 20.221468
MGA 4819.680415
MKD 61.615606
MMK 2427.370797
MNT 4125.586287
MOP 9.313179
MRU 46.382229
MUR 53.71034
MVR 17.85711
MWK 2007.622765
MXN 20.545711
MYR 4.582161
MZN 73.857548
NAD 19.567341
NGN 1601.717471
NIO 42.440814
NOK 11.204655
NPR 174.048174
NZD 1.990012
OMR 0.444409
PAB 1.156466
PEN 3.999644
PGK 4.980913
PHP 69.343255
PKR 322.525259
PLN 4.275473
PYG 7524.462005
QAR 4.21169
RON 5.094294
RSD 117.419875
RUB 93.618683
RWF 1687.465983
SAR 4.336132
SBD 9.294975
SCR 16.325644
SDG 694.635484
SEK 10.810057
SGD 1.481156
SHP 0.867148
SLE 28.374686
SLL 24236.531641
SOS 659.961346
SRD 43.158092
STD 23922.697853
STN 24.73409
SVC 10.119354
SYP 128.233843
SZL 19.531726
THB 37.75127
TJS 11.07381
TMT 4.045295
TND 3.395158
TOP 2.782885
TRY 51.232737
TTD 7.863504
TWD 36.902912
TZS 2970.470673
UAH 50.773748
UGX 4278.982517
USD 1.155799
UYU 46.815494
UZS 14100.743605
VES 534.0834
VND 30455.293595
VUV 138.127264
WST 3.164809
XAF 653.674182
XAG 0.016216
XAU 0.000256
XCD 3.123604
XCG 2.084312
XDR 0.811939
XOF 651.301235
XPF 119.331742
YER 275.831064
ZAR 19.578083
ZMK 10403.583014
ZMW 21.655467
ZWL 372.166684
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

Climat: la baisse des émissions de gaz à effet de serre ralentit encore en France
Climat: la baisse des émissions de gaz à effet de serre ralentit encore en France / Photo: Christophe SIMON - AFP/Archives

Climat: la baisse des émissions de gaz à effet de serre ralentit encore en France

Après avoir déjà marqué sérieusement le pas en 2024, la baisse des émissions de gaz à effet de serre de la France devrait à nouveau ralentir en 2025, avec une baisse estimée à seulement 0,8% sur l'ensemble de l'année, a annoncé vendredi le Citepa.

Taille du texte:

Sur 2025, les émissions brutes françaises (hors puits de carbone) devraient atteindre 366 millions de tonnes en équivalent CO2 (MtCO2e), soit une baisse de "seulement 3 MtCO2e" par rapport à 2024, note l'organisme mandaté pour dresser le bilan carbone national, qui fait pour la première fois un "bilan prévisionnel" pour l'année en cours.

Cette faible diminution des émissions "confirmerait le ralentissement de la dynamique observée ces dernières années", souligne-t-il. En 2024, la baisse des émissions françaises était de 1,8%, après -6,8% en 2023.

"Ces chiffres sont très mauvais et appellent à un sursaut collectif", a réagi vendredi la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher dans un communiqué reprenant les termes du Haut Conseil pour le climat (HCC) qui jeudi appelait à "relancer l'action climatique" en France après plusieurs "reculs" sur l'artificialisation des sols (ZAN), la restriction des véhicules les plus polluants dans les grandes villes (ZFE), la remise en cause des aides de l'Etat pour la rénovation énergétique des logements (MaPrimeRénov').

"Je refuse de laisser place au doute et à l'essoufflement. Continuer à baisser nos émissions de gaz à effet de serre est non seulement indispensable, mais possible", a jugé la ministre.

"La confusion du discours politique, les reculades, les propos irresponsables et populistes de certains sur la transition écologique expliquent aussi ce que nous observons. (...) Ce message de +stop and go+ est desastreux", a-t-elle jugé dans Le Monde.

La France, longtemps présentée comme un des bons élèves de la décarbonation, semble ainsi perdre son élan, à l'image de l'Allemagne (-3% en 2024 après -10% en 2023) ou du Royaume-Uni (-3,6% après 5,1%), à l'heure où on rentre dans le dur des efforts à réaliser.

"Il est ahurissant que l'année des 10 ans de l'Accord de Paris, et alors que les impacts du changement climatique s'aggravent, la France, par les reculs incessants de son gouvernement sur la transition écologique, soit en train de stopper la baisse de ses émissions (...) Ce n'est pas une fatalité, mais un choix politique qui va à l'encontre de la volonté des Françaises et Français", a réagi Anne Bringault, directrice des Programmes chez Réseau Action Climat (RAC).

- énergie et bâtiments à la peine -

Pour le premier trimestre, le Citepa note que les émissions sont reparties légèrement à la hausse (+0,2%) sous l'effet notamment de la fin des baisses records en matière de production d'énergie et d'émissions particulièrement élevées pour les bâtiments résidentiels et tertiaire (+5,2%) en raison d'une forte consommation de gaz et de chauffage liée à un hiver plus frais.

Pour l'année, l'organisme anticipe que le deuxième trimestre devrait voir ses émissions baisser de 1,8%, avant -0,9% et -0,8% pour les troisième et quatrième trimestres. Les secteurs qui seront en plus forte baisse seront l'industrie manufacturière et de construction(-2,4%) et l'agriculture et la sylviculture (-1,3%).

Les transports resteront stables, tandis que les baisses notables des dernières années sur le secteur de la production d'énergie (-7% en 2023 et -4% en 2024) devraient fortement ralentir en 2025 (-0,9%).

Le secteur industriel devrait voir ses émissions baisser de 2,4% mais, selon l'Insee, cela sera "essentiellement" lié au recul de la production industrielle plutôt qu'à la décarbonation.

- encore beaucoup d'efforts -

Ce ralentissement intervient alors que les pays développés doivent maintenant s'attaquer aux secteurs difficiles ou coûteux à décarboner. Et les ambitions doivent être revues à la hausse pour espérer limiter les effets désastreux (canicules, inondations, sécheresse, incendies ...) du réchauffement climatique.

Les émissions de l'UE ont diminué de 8,3% en 2023, et sont désormais inférieures de 37% aux niveaux de 1990, selon la Commission européenne.

Mais la marche est encore très haute pour respecter les objectifs climatiques: mercredi, la Commission a proposé de réduire de 90% d'ici 2040 les émissions nettes par rapport à 1990.

D'autres pays comme les Etats-Unis, premiers émetteurs historiques, stagnent dans la réduction de leurs émissions (-0,2% en 2024), dans un contexte de remise en cause des politiques climatiques.

L'objectif français actuel à l'horizon 2030 est de réduire d'au moins 40% les émissions brutes par rapport à 1990. La troisième stratégie nationale bas carbone, en cours d'élaboration, rehaussera cet objectif à -50%, ce qui suppose une réduction de l'ordre de 5% par an entre 2022 et 2030. Selon l'Insee, depuis 1900, les émissions françaises ont été réduites de 31%.

(T.Burkhard--BBZ)