Berliner Boersenzeitung - En Bretagne, la vaccination bat son plein contre la fièvre catarrhale ovine

EUR -
AED 4.329352
AFN 77.195421
ALL 96.68087
AMD 445.34031
ANG 2.110247
AOA 1081.011583
ARS 1700.249631
AUD 1.698848
AWG 2.121942
AZN 2.006811
BAM 1.956425
BBD 2.376149
BDT 144.286071
BGN 1.979736
BHD 0.444438
BIF 3496.012491
BMD 1.178856
BND 1.502535
BOB 8.151568
BRL 6.213868
BSD 1.179772
BTN 106.618591
BWP 15.618987
BYN 3.379379
BYR 23105.58568
BZD 2.372648
CAD 1.614792
CDF 2628.850333
CHF 0.916013
CLF 0.025855
CLP 1020.889743
CNY 8.178964
CNH 8.180161
COP 4359.411012
CRC 584.886756
CUC 1.178856
CUP 31.239695
CVE 110.299751
CZK 24.268525
DJF 210.08619
DKK 7.467342
DOP 74.453773
DZD 153.138688
EGP 55.241912
ERN 17.682846
ETB 183.821995
FJD 2.608161
FKP 0.86314
GBP 0.870214
GEL 3.177053
GGP 0.86314
GHS 12.953081
GIP 0.86314
GMD 86.056189
GNF 10354.262229
GTQ 9.048851
GYD 246.817763
HKD 9.20836
HNL 31.16295
HRK 7.534548
HTG 154.764822
HUF 380.37101
IDR 19910.354317
ILS 3.677967
IMP 0.86314
INR 106.424681
IQD 1545.493481
IRR 49659.326552
ISK 144.798649
JEP 0.86314
JMD 184.518917
JOD 0.83586
JPY 184.762275
KES 152.188369
KGS 103.090917
KHR 4761.378958
KMF 493.940398
KPW 1061.006141
KRW 1731.020692
KWD 0.362357
KYD 0.983114
KZT 581.855788
LAK 25357.096594
LBP 105670.367542
LKR 365.086573
LRD 219.429134
LSL 19.059286
LTL 3.480856
LVL 0.713078
LYD 7.473355
MAD 10.828212
MDL 20.049402
MGA 5219.666655
MKD 61.632198
MMK 2475.342905
MNT 4207.523561
MOP 9.493531
MRU 47.060026
MUR 54.274321
MVR 18.213564
MWK 2045.653183
MXN 20.5905
MYR 4.661787
MZN 75.152563
NAD 19.059286
NGN 1612.216058
NIO 43.412573
NOK 11.548867
NPR 170.59047
NZD 1.977638
OMR 0.453269
PAB 1.179772
PEN 3.965649
PGK 5.128638
PHP 69.007868
PKR 330.326974
PLN 4.225953
PYG 7790.454472
QAR 4.299755
RON 5.093723
RSD 117.377526
RUB 90.47949
RWF 1721.849792
SAR 4.420793
SBD 9.4994
SCR 16.636969
SDG 709.085472
SEK 10.669888
SGD 1.501857
SHP 0.884448
SLE 28.822551
SLL 24720.028673
SOS 673.014896
SRD 44.643397
STD 24399.947632
STN 24.507825
SVC 10.322296
SYP 13037.650781
SZL 19.050083
THB 37.365077
TJS 11.042279
TMT 4.131892
TND 3.418477
TOP 2.838403
TRY 51.416173
TTD 7.988551
TWD 37.304888
TZS 3047.344161
UAH 50.908155
UGX 4211.326827
USD 1.178856
UYU 45.524343
UZS 14470.620511
VES 445.590188
VND 30604.291318
VUV 141.094581
WST 3.213969
XAF 656.166516
XAG 0.016304
XAU 0.000244
XCD 3.185918
XCG 2.126179
XDR 0.816061
XOF 656.163732
XPF 119.331742
YER 281.039103
ZAR 19.161109
ZMK 10611.130314
ZMW 21.913904
ZWL 379.591284
  • AEX

    -5.1500

    985.14

    -0.52%

  • BEL20

    -20.5200

    5525.05

    -0.37%

  • PX1

    -23.1300

    8238.17

    -0.28%

  • ISEQ

    -319.0500

    13200.06

    -2.36%

  • OSEBX

    1.4100

    1767.03

    +0.08%

  • PSI20

    -102.1300

    8779.01

    -1.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.2400

    4084.58

    -0.25%

  • N150

    -8.7600

    3975.26

    -0.22%

En Bretagne, la vaccination bat son plein contre la fièvre catarrhale ovine
En Bretagne, la vaccination bat son plein contre la fièvre catarrhale ovine / Photo: LOU BENOIST - AFP

En Bretagne, la vaccination bat son plein contre la fièvre catarrhale ovine

Une piqûre, un coup de peinture: en Bretagne, les vétérinaires vaccinent à tour de bras bovins et ovins contre la fièvre catarrhale ovine (FCO), alors que la région est la plus touchée par l'épizootie avec une couverture vaccinale encore limitée.

Taille du texte:

Chrystelle Quointeau, éleveuse de brebis au Haut-Corlay, dans les Côtes d'Armor, attrape une à une ses agnelles dans sa bergerie. Mickaël Martin, son vétérinaire, les pique d'un geste vif, tandis qu'elle les marque d'un trait vert pour s'assurer que toutes les bêtes aient bien eu leur rappel de vaccin, trois semaines après une première dose.

Deux sérotypes de cette maladie transmise par des moucherons circulent actuellement dans les élevages ovins et bovins en France, la FCO3 et la FCO8.

"Aujourd'hui nous avons fait le rappel de la vaccination pour la FCO8. J'avais fait la FCO3 en début d'année", explique Chrystelle Quointeau, qui transforme le lait de ses brebis d'origine basque en fromage.

L'éleveuse n'a pas eu de suspicion de bête malade. Pour autant, "je ne me suis pas posé la question, j'ai préféré vacciner que d'avoir le risque de perdre des bêtes", dit-elle.

"Il y aussi des risques d'infertilité, d'avortement", poursuit la quadragénaire en montrant ses béliers qui passeront plusieurs semaines au pré avec les brebis pour la saillie.

Entre le 1er juin et le 7 août, environ 3.500 foyers de FCO ont été recensés en France, selon le ministère de l'Agriculture, soit un tiers de plus qu'au 1er août.

Les zones les plus touchées se concentrent en Bretagne, première région d'élevage de France, et dans des départements limitrophes, exception faite des Pyrénées-Atlantique pour la FCO8.

"La couverture vaccinale des troupeaux en Bretagne est faible", relève le Groupement de défense sanitaire (GDS) Bretagne, une association regroupant plus de 90% des éleveurs bovins de la région.

En 2024, la région avait été relativement épargnée par une épizootie massive, contrairement au Grand-Est et au Sud-Ouest où en 2025, la vaccination est bien suivie, selon les fédérations ovine et bovine, rattachées à la FNSEA, premier syndicat agricole.

- "40 de fièvre" -

"Ce n'est pas quand le feu arrive qu'il faut chercher de l'eau", estime Gilles Morvan, coordinateur Bretagne de la Fédération nationale ovine (FNO), qui déplore le faible niveau de vaccination et craint un déficit d'agneaux au printemps prochain.

Dans la même matinée, le vétérinaire a vacciné des vaches laitières à quelques kilomètres de là, au Bodéo. Plusieurs dizaines de prim'solsteins sont alignées dans l'étable, la gueule dans l'auge, bloquée le temps de manger par le cornadis, une barrière mobile.

"J'ai eu deux vaches qui ont plus de 40 de fièvre", raconte l'éleveur Christian Le Potier, ce qui l'a décidé à vacciner.

Le vétérinaire fait trois aller-retours pour injecter aux vaches le rappel FCO3 et FCO8 et les vacciner contre la maladie hémorragique épizootique (MHE) qui avait provoqué de gros dégâts dans des élevages en France en 2024.

Les trois vaccins reviennent à 25 euros par tête à l'éleveur, qui aurait aussi pu vacciner lui-même. "Je préfère faire du préventif que du curatif" et éviter les avortements, poursuit-il.

"L'épidémie est arrivée très rapidement" début juillet dans les Côtes d'Armor, retrace le vétérinaire, membre du Groupement technique vétérinaire (GTV) de Bretagne.

La maladie peut provoquer "une grosse hyperthermie", mais aussi "des conjonctivites (...), des ulcères buccaux qui empêchent les bovins ou les ovins de manger (...) des boiteries (...) et à moyen terme des gros problèmes de reproduction" dont des avortements et de la stérilité, énumère le soignant.

Du côté de la Confédération paysanne, troisième syndicat agricole, "ça nous interroge de vacciner massivement alors qu'on est en pleine épidémie", déclare à l'AFP Julien Hamon, secrétaire général régional.

"La vaccination sert à diminuer l'impact de la maladie à court ou à moyen terme, notamment sur la reproduction, (...) à diminuer la diffusion de ces virus" entre fermes, répond le vétérinaire Mickaël Martin, pour qui "il est encore temps de vacciner dès les premiers symptômes".

(T.Renner--BBZ)