Berliner Boersenzeitung - Négociations nocturnes à la COP30 avant le retour de Lula à Belem

EUR -
AED 4.257133
AFN 72.444674
ALL 95.829467
AMD 436.123898
ANG 2.075051
AOA 1062.979611
ARS 1619.927116
AUD 1.662949
AWG 2.089154
AZN 1.961607
BAM 1.952301
BBD 2.330054
BDT 141.955547
BGN 1.981418
BHD 0.437657
BIF 3435.911542
BMD 1.159192
BND 1.480234
BOB 8.011674
BRL 6.066866
BSD 1.156841
BTN 108.398101
BWP 15.851518
BYN 3.424861
BYR 22720.166462
BZD 2.326759
CAD 1.59725
CDF 2640.052316
CHF 0.915588
CLF 0.026946
CLP 1063.976571
CNY 7.989967
CNH 7.996768
COP 4295.177918
CRC 539.017545
CUC 1.159192
CUP 30.718592
CVE 110.069127
CZK 24.433505
DJF 206.01339
DKK 7.471961
DOP 69.303682
DZD 153.541818
EGP 61.030197
ERN 17.387882
ETB 178.839134
FJD 2.59688
FKP 0.866178
GBP 0.866444
GEL 3.135607
GGP 0.866178
GHS 12.639399
GIP 0.866178
GMD 85.201782
GNF 10139.737209
GTQ 8.859235
GYD 242.112884
HKD 9.073443
HNL 30.633166
HRK 7.53266
HTG 151.686795
HUF 389.417278
IDR 19603.098726
ILS 3.626359
IMP 0.866178
INR 108.882282
IQD 1515.48352
IRR 1522048.293968
ISK 143.797806
JEP 0.866178
JMD 182.557257
JOD 0.821883
JPY 184.301707
KES 150.347695
KGS 101.369619
KHR 4642.638094
KMF 493.815498
KPW 1043.28958
KRW 1737.930242
KWD 0.355153
KYD 0.964072
KZT 558.478935
LAK 24907.353963
LBP 103603.19292
LKR 363.638184
LRD 212.292217
LSL 19.722248
LTL 3.422794
LVL 0.701184
LYD 7.375874
MAD 10.784829
MDL 20.233731
MGA 4830.237703
MKD 61.61784
MMK 2434.497817
MNT 4137.699448
MOP 9.322989
MRU 46.138904
MUR 53.856252
MVR 17.920827
MWK 2005.961085
MXN 20.574276
MYR 4.585797
MZN 74.083768
NAD 19.722248
NGN 1594.596801
NIO 42.573321
NOK 11.261087
NPR 173.429893
NZD 1.994668
OMR 0.44571
PAB 1.156831
PEN 4.001527
PGK 4.996002
PHP 69.669724
PKR 323.20654
PLN 4.271217
PYG 7548.566992
QAR 4.218693
RON 5.094531
RSD 117.453971
RUB 93.320592
RWF 1692.415273
SAR 4.351013
SBD 9.322194
SCR 17.275706
SDG 696.674379
SEK 10.818566
SGD 1.483041
SHP 0.869694
SLE 28.523343
SLL 24307.692683
SOS 661.095037
SRD 43.284086
STD 23992.937445
STN 24.455952
SVC 10.122855
SYP 128.610351
SZL 19.720566
THB 37.944417
TJS 11.100346
TMT 4.068765
TND 3.393262
TOP 2.791056
TRY 51.41201
TTD 7.859911
TWD 37.055322
TZS 2976.294269
UAH 50.806534
UGX 4332.17858
USD 1.159192
UYU 47.146101
UZS 14113.701414
VES 531.927969
VND 30544.133989
VUV 138.532821
WST 3.174102
XAF 654.769215
XAG 0.015869
XAU 0.000255
XCD 3.132775
XCG 2.084963
XDR 0.814323
XOF 654.791769
XPF 119.331742
YER 276.58016
ZAR 19.668651
ZMK 10434.117463
ZMW 21.894039
ZWL 373.259405
  • AEX

    7.3100

    981.49

    +0.75%

  • BEL20

    75.6600

    5020.72

    +1.53%

  • PX1

    91.3800

    7835.39

    +1.18%

  • ISEQ

    255.2400

    12351.87

    +2.11%

  • OSEBX

    -0.3900

    1955.78

    -0.02%

  • PSI20

    9.7700

    8892.1

    +0.11%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -57.9900

    3544.03

    -1.61%

  • N150

    35.1800

    3817.49

    +0.93%

Négociations nocturnes à la COP30 avant le retour de Lula à Belem
Négociations nocturnes à la COP30 avant le retour de Lula à Belem / Photo: Mauro PIMENTEL - AFP

Négociations nocturnes à la COP30 avant le retour de Lula à Belem

Le Brésil veut que sa COP, la première en Amazonie, soit un succès, et ses diplomates font désormais travailler les négociateurs nuit et jour dans l'espoir - jugé optimiste - d'un premier consensus dès mercredi en présence du président Lula.

Taille du texte:

Il est rare que les chefs d'Etat, après avoir ouvert les COP, reviennent dans la dernière ligne droite de la conférence. François Hollande en 2015 pour l'accord de Paris et Boris Johnson en 2021 à Glasgow étaient revenus ajouter de la pression sur les délégués dans les derniers jours. La COP30 est censée se terminer vendredi soir après deux semaines.

Mais Luiz Inacio Lula da Silva a investi un capital politique important pour la réussite de cette 30e conférence de l'ONU sur le changement climatique, avec un objectif: "infliger une nouvelle défaite aux négationnistes" du climat, et démontrer en Amazonie que le monde n'a pas abandonné la coopération climatique, malgré les turbulences géopolitiques et économiques.

Il rencontrera les groupes de négociation mercredi, a confirmé le diplomate brésilien qui préside la conférence, André Correa do Lago.

Les pays, aussi désireux soit-ils de lui offrir un succès, n'en ont cependant pas abandonné leurs lignes rouges. Les portes ne claquent pas encore, mais les ministres restent loin du consensus.

Une tentative assez avancée de compromis par la présidence brésilienne de la COP30 a été publiée à la surprise générale dès mardi matin. Elle ne tranche pas entre des options extrêmes sur les engagements financiers des pays développés, les "mesures commerciales unilatérales" et la sortie des énergies fossiles.

Un front de dizaines de pays européens, latino-américains et insulaires réclament une décision qui engagerait les pays à réellement mettre en place la sortie progressive des énergies fossiles adoptée sur le principe à Dubaï en 2023. Il s'oppose aux pays producteurs de pétrole, largement silencieux à Belem.

Une nouvelle version du texte est attendue mercredi et le diplomate brésilien qui préside la conférence, André Correa do Lago, a prévenu dans un sourire qu'en cas de séance plénière mercredi, "cela pourrait finir tard".

- L'UE se fait entendre -

"Comme toujours à ce stade des négociations, c'est mitigé", a déclaré à l'AFP le commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra.

"Ce n'est pas particulièrement équilibré mais c'est une première ébauche", a dit à des journalistes l'émissaire pour le climat du Royaume-Uni, Rachel Kyte. "Les Brésiliens ont un calendrier très ambitieux. Je pense que ça met beaucoup de pression aux délégués mais il y a une alchimie propre à chaque COP", a-t-elle ajouté.

Wopke Hoekstra a prévenu qu'il n'était pas question de "rouvrir les compromis atteints difficilement l'an dernier en termes de financement" des pays riches en direction des pays en développement, et a aussi dénoncé tout entraînement "dans une conversation artificielle sur les mesures commerciales".

M. Hoekstra réagissait à l'inclusion d'options, dans le projet de texte, faisant allusion aux mesures commerciales unilatérales, ce qui vise implicitement la taxe carbone aux frontières que l'UE va mettre en place en janvier et qui est critiquée comme protectionniste par la Chine et d'autres pays exportateurs.

- "Mutirão" -

 

Selon les règles de la convention de l'ONU sur le climat, le consensus entre les 194 pays membres de l'accord de Paris, et l'Union européenne, est nécessaire pour l'adoption de toute décision.

Le texte suggère aussi de tripler les financements des pays riches vers les plus pauvres pour leur adaptation au changement climatique, d'ici 2030 ou 2035, ce qui correspond à une demande des pays du Sud - un objectif totalement irréaliste, répondent les Européens en privé.

Sans décision financière sur l'adaptation "tout ce dont on discute ici n'est que symbolique", juge Lina Yassin, chercheuse et déléguée du Soudan. "On repartira à la maison et demain rien n'aura changé."

L'habileté brésilienne permettra-t-elle de dégager un point d'équilibre entre les demandes de la Chine, de l'Inde, des Occidentaux, des pays africains...?

"Nous devons montrer au monde que le multilatéralisme est vivant", a déclaré Josephine Moote, représentante de l'archipel de Kiribati dans le Pacifique.

(L.Kaufmann--BBZ)