Berliner Boersenzeitung - Les océans mondiaux ont atteint un pic de chaleur en juin

EUR -
AED 4.095102
AFN 72.480008
ALL 90.801688
AMD 402.807486
ANG 1.995737
AOA 1023.635334
ARS 1721.721299
AUD 1.61933
AWG 2.007127
AZN 1.900047
BAM 1.955836
BBD 2.250342
BDT 139.162586
BGN 1.948955
BHD 0.422108
BIF 3342.96213
BMD 1.115071
BND 1.431727
BOB 13.402249
BRL 6.138357
BSD 1.117321
BTN 104.873949
BWP 15.391286
BYN 3.345962
BYR 21855.38619
BZD 2.247142
CAD 1.573644
CDF 2586.964483
CHF 0.914162
CLF 0.027822
CLP 1094.980351
CNY 7.444774
CNH 7.438418
COP 3608.76707
CRC 506.709417
CUC 1.115071
CUP 26.815498
CVE 110.267049
CZK 24.346956
DJF 198.963698
DKK 7.480457
DOP 67.891262
DZD 151.940824
EGP 59.957114
ERN 16.726061
ETB 183.378708
FJD 2.526309
FKP 0.833961
GBP 0.834166
GEL 2.893653
GGP 0.833961
GHS 13.055243
GIP 0.833961
GMD 83.077063
GNF 9896.183924
GTQ 8.538159
GYD 234.234353
HKD 8.744429
HNL 30.029558
HRK 7.547925
HTG 146.432722
HUF 363.51345
IDR 20192.258205
ILS 3.552538
IMP 0.833961
INR 104.716854
IQD 1693.83148
IRR 2108992.359359
ISK 136.919964
JEP 0.833961
JMD 177.323296
JOD 0.790629
JPY 176.710877
KES 145.192698
KGS 97.510486
KHR 4552.084602
KMF 492.86165
KPW 1003.563608
KRW 1520.737678
KWD 0.346765
KYD 0.931217
KZT 500.809308
LAK 25136.46717
LBP 100053.859534
LKR 371.556906
LRD 189.94353
LSL 18.477643
LTL 3.292514
LVL 0.674496
LYD 7.150133
MAD 10.921803
MDL 19.971371
MGA 5077.094359
MKD 61.556144
MMK 2341.311039
MNT 4015.078679
MOP 9.019368
MRU 45.108838
MUR 52.442198
MVR 17.176258
MWK 1937.436008
MXN 20.766565
MYR 4.528864
MZN 71.257178
NAD 18.477643
NGN 1502.23485
NIO 41.120764
NOK 10.548462
NPR 167.798119
NZD 2.015128
OMR 0.428348
PAB 1.117421
PEN 3.848972
PGK 5.092095
PHP 70.369926
PKR 309.016043
PLN 4.399568
PYG 6984.129802
QAR 4.084276
RON 5.343646
RSD 117.622186
RUB 91.352798
RWF 1649.13065
SAR 4.188587
SBD 8.974739
SCR 15.358485
SDG 670.719139
SEK 11.033072
SGD 1.430306
SHP 0.835103
SLE 25.591287
SLL 23382.48045
SOS 638.511867
SRD 41.908265
STD 23079.712667
STN 24.500455
SVC 9.776182
SYP 14498.149201
SZL 18.471343
THB 37.411034
TJS 10.307092
TMT 3.902748
TND 3.343362
TOP 2.684822
TRY 55.9111
TTD 7.577141
TWD 36.546782
TZS 2952.454872
UAH 50.616941
UGX 4570.084937
USD 1.115071
UYU 44.950835
UZS 13332.247784
VES 999.456181
VND 28526.296796
VUV 133.25575
WST 3.108617
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274244363
XCD 3.013535
XCG 2.013637
XDR 0.788413
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.853652
ZAR 18.420333
ZMK 10036.978597
ZMW 22.703422
ZWL 359.052318
SSP 6406.644798
MXV 2.33632
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

Les océans mondiaux ont atteint un pic de chaleur en juin
Les océans mondiaux ont atteint un pic de chaleur en juin / Photo: Fred TANNEAU - AFP

Les océans mondiaux ont atteint un pic de chaleur en juin

Les océans mondiaux viennent de connaître leur mois de juin le plus chaud jamais observé et pourraient battre de nouveaux records en 2026, sous l'effet combiné d'El Niño et du réchauffement climatique, a annoncé mercredi l'observatoire européen Copernicus Marine.

Taille du texte:

La température moyenne à la surface des océans, qui couvrent les deux-tiers de la planète, a atteint 20,98°C en moyenne en juin, battant le précédent record de juin 2024 (20,89°C). Le premier semestre 2026 dans son ensemble est le deuxième plus chaud jamais enregistré, juste derrière les six premiers mois de 2024.

"Les conditions actuelles pourraient indiquer le début d’une nouvelle phase, nous conduisant, une fois de plus, en territoire inconnu", a prévenu Carlo Buontempo, directeur du Service Copernicus sur le changement climatique, cité dans un communiqué.

"Avec des températures océaniques à ces niveaux et El Niño à l’horizon, nous devrions voir d'autres records de température tomber dans les mois à venir", a-t-il ajouté.

Les températures ont été particulièrement élevées en juin dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, la zone qui subit de plein fouet l'effet d'El Niño, phénomène climatique naturel qui réchauffe les eaux de surface, entraînant des épisodes de sécheresse, inondations et températures record dans le monde.

L'océan Pacifique tropical a ainsi enregistré son premier semestre le plus chaud de l'histoire (26,91°C), battant d'un cheveu le précédent record établi en 2016.

- "Parmi les années les plus chaudes" -

Selon les experts, El Niño, nommé ainsi en référence à l'enfant Jésus, parce que le phénomène a d'abord été observé autour de la période de Noël, pourrait devenir en fin d'année l'un des plus intenses jamais enregistrés.

"Avec l'arrivée d'une année El Niño (...), on peut s'attendre à ce que 2026 figure parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées", a déclaré Simon van Gennip, océanographe à Mercator Ocean International, au cours d'une conférence de presse en ligne.

"Il est encore impossible de dire de combien exactement", a-t-il ajouté.

En 2024, dernière année en date marquée par ce phénomène, la température moyenne à la surface des océans avait atteint un niveau record de 20,9°C en moyenne, avant de reculer légèrement l'année suivante, selon les statistiques de Copernicus.

Ce phénomène climatique naturel, qui revient tous les deux à sept ans, s'ajoute à une tendance de fond de réchauffement des océans, dû à l'accumulation de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Les océans jouent en effet un rôle de régulateur du climat en absorbant 90% de la chaleur excédentaire générée par les activités humaines, notamment la combustion de pétrole, de gaz et de charbon.

- Canicule marine -

Depuis le début de l'année, les quatre cinquièmes (82%) de l'océan mondial ont connu des vagues de chaleur marines. Près de la moitié de la surface océanique a souffert de canicules fortes à extrême. L'océan pacifique tropical et la mer Méditerranée ont été particulièrement touchés.

Mer fermée, très sensible aux évolutions de l'atmosphère, la Méditerranée a ainsi connu des vagues de chaleur sur quasiment toute sa surface (98%) au premier semestre, et un record de température en juin 2026 à 24,34°C.

Le nord-ouest de la Méditerranée, en particulier, est touché par une vague de chaleur qui a atteint un pic d'intensité record pour la zone lundi, avec une moyenne de 5,2°C de différence avec les valeurs normales, a indiqué mardi l'Institut des Sciences de la Mer (CSIC), basé à Barcelone, soulignant que ce record était dû en grande partie à la canicule que vient de traverser l'Europe.

Les canicules marines mettent à rude épreuve les espèces marines les moins mobiles, allant jusqu'à provoquer des mortalités massives chez les coraux, les gorgones, les oursins, les mollusques, etc.

"Il est important de surveiller ces phénomènes (de canicule marine, ndlr), car ils ont des répercussions importantes sur la météo", a pointé M. Van Gennip, ajoutant que ces températures élevées pouvaient "fournir une énergie supplémentaire à l'atmosphère" pour créer des "circonstances favorables" à des phénomènes de pluies extrêmes, de type "épisodes méditerranéens".

Le réchauffement des océans dilate l'eau, ce qui élève le niveau de la mer. Il aggrave aussi des phénomènes météorologiques extrêmes comme les pluies intenses ou les cyclones.

(O.Joost--BBZ)