Berliner Boersenzeitung - Etats-Unis: les anti-OGM contre les semences adaptées au changement climatique

EUR -
AED 4.244436
AFN 73.389503
ALL 96.041475
AMD 437.227891
ANG 2.068863
AOA 1059.809568
ARS 1591.117901
AUD 1.663809
AWG 2.082925
AZN 1.95873
BAM 1.954592
BBD 2.335977
BDT 142.332035
BGN 1.975509
BHD 0.436313
BIF 3444.885879
BMD 1.155736
BND 1.48259
BOB 8.014012
BRL 6.040997
BSD 1.159793
BTN 109.092106
BWP 15.805369
BYN 3.437405
BYR 22652.420245
BZD 2.332679
CAD 1.597868
CDF 2635.077814
CHF 0.915938
CLF 0.026863
CLP 1060.688624
CNY 7.976305
CNH 7.983216
COP 4277.782432
CRC 539.269051
CUC 1.155736
CUP 30.626997
CVE 110.196419
CZK 24.476637
DJF 206.535037
DKK 7.471618
DOP 69.927086
DZD 153.324525
EGP 60.76882
ERN 17.336036
ETB 181.097361
FJD 2.598383
FKP 0.863596
GBP 0.865357
GEL 3.1147
GGP 0.863596
GHS 12.680109
GIP 0.863596
GMD 84.943654
GNF 10165.761288
GTQ 8.876476
GYD 242.648987
HKD 9.035831
HNL 30.712152
HRK 7.532279
HTG 152.086665
HUF 387.510676
IDR 19534.245254
ILS 3.607282
IMP 0.863596
INR 108.781896
IQD 1519.467505
IRR 1517654.369857
ISK 143.206866
JEP 0.863596
JMD 182.687885
JOD 0.819347
JPY 184.298222
KES 149.910497
KGS 101.068161
KHR 4651.145599
KMF 493.499383
KPW 1040.178735
KRW 1741.537699
KWD 0.354915
KYD 0.966507
KZT 559.596576
LAK 25005.762183
LBP 103706.496104
LKR 364.767721
LRD 212.827547
LSL 19.536695
LTL 3.412587
LVL 0.699093
LYD 7.395525
MAD 10.808973
MDL 20.279642
MGA 4834.054262
MKD 61.622775
MMK 2427.238714
MNT 4125.361797
MOP 9.339568
MRU 46.21164
MUR 53.891528
MVR 17.856098
MWK 2011.174446
MXN 20.55545
MYR 4.617149
MZN 73.903122
NAD 19.53661
NGN 1599.98893
NIO 42.683805
NOK 11.207202
NPR 174.54888
NZD 1.9938
OMR 0.444374
PAB 1.159783
PEN 4.010639
PGK 5.010925
PHP 69.637122
PKR 323.708741
PLN 4.281654
PYG 7546.401433
QAR 4.229668
RON 5.094603
RSD 117.440085
RUB 93.618694
RWF 1693.560664
SAR 4.335627
SBD 9.29447
SCR 16.592438
SDG 694.597244
SEK 10.810885
SGD 1.482844
SHP 0.867101
SLE 28.373451
SLL 24235.212834
SOS 662.793245
SRD 43.155748
STD 23921.396123
STN 24.484974
SVC 10.148772
SYP 128.226865
SZL 19.547089
THB 37.968233
TJS 11.105189
TMT 4.045075
TND 3.403382
TOP 2.782734
TRY 51.276297
TTD 7.88616
TWD 36.924603
TZS 2976.087716
UAH 50.922669
UGX 4291.329287
USD 1.155736
UYU 46.95078
UZS 14145.319039
VES 534.054338
VND 30438.611836
VUV 138.119748
WST 3.164637
XAF 655.554687
XAG 0.016593
XAU 0.00026
XCD 3.123433
XCG 2.090317
XDR 0.815303
XOF 655.560356
XPF 119.331742
YER 275.815943
ZAR 19.686745
ZMK 10403.013897
ZMW 21.717766
ZWL 372.146432
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

Etats-Unis: les anti-OGM contre les semences adaptées au changement climatique
Etats-Unis: les anti-OGM contre les semences adaptées au changement climatique / Photo: JEAN-PIERRE MULLER - AFP/Archives

Etats-Unis: les anti-OGM contre les semences adaptées au changement climatique

Avec les semences génétiquement modifiées pour résister à la sécheresse, à la chaleur ou aux inondations, les multinationales présentent leurs innovations comme un outil dans la lutte contre le changement climatique. Sans convaincre les traditionnels opposants aux OGM aux Etats-Unis.

Taille du texte:

"Je ne vois pas pourquoi on devrait faire évoluer nos points de vue quand les compagnies continuent à faire la même chose" en promouvant des produits néfastes à l'environnement, résume Bill Freese, du Centre pour la sécurité alimentaire.

Les semences adaptées au climat local, obtenues par sélection ou croisement, existent depuis longtemps et ont prouvé leur efficacité.

Mais Bayer (Monsanto), Corteva ou Syngenta mettent en avant les progrès effectués en biotechnologie pour permettre de développer plus rapidement des produits avec de meilleurs rendements dans des conditions de sécheresse aiguë ou d'inondations.

"La tolérance à la sécheresse est une caractéristique complexe impliquant de nombreux gènes. En conséquence, la capacité à développer (cette caractéristique) avec les méthodes traditionnelles de sélection, comme les croisements, est limitée", remarque ainsi auprès de l'AFP un porte-parole de Bayer.

Corteva a aussi indiqué vouloir "accélérer l'application des nouvelles technologies de sélection, comme l'édition génétique, pour explorer encore plus et tirer avantage de la diversité génétique qui existe déjà dans l'ADN des plantes".

Des progrès particulièrement utiles alors que les sécheresses s'intensifient, que les ouragans se multiplient et que la hausse des températures fait apparaître de nouveaux champignons et autres nuisibles, font valoir les promoteurs des OGM.

En juillet, le Forum économique mondial a aussi mis en avant sur son site les potentialités de modifications génétiques pouvant cette fois-ci conduire à des plantes émettant moins de dioxyde de carbone, voire capturant du CO2.

- Pas d'opposition systématique -

Contactées par l'AFP, plusieurs organisations militant pour une approche prudente des OGM se défendent toutefois de toute opposition systématique aux nouvelles technologies.

Mais elles critiquent les conséquences de leur adoption à grande échelle et mettent en avant des doutes persistants sur leur innocuité. Elles promeuvent plutôt des méthodes de culture plus respectueuses de l'environnement.

"Combien de fois avons-nous lu qu'on ne pourra pas nourrir le monde en 2050 sans les OGM?", remarque Bill Freese. Augmenter suffisamment les rendements des plantes pour alimenter 10 milliards d'habitants ne pourra se faire qu'avec des OGM, affirment en effet leurs partisans.

"C'est un écran de fumée particulièrement efficace soufflé par les conglomérats des pesticides pour donner bonne figure à cette nouvelle technologie" et augmenter leurs ventes, estime M. Freese.

Rien ne démontre la supériorité des OGM sur leurs équivalents conventionnels, assurent les réticents.

Les deux camps brandissent des études scientifiques allant dans leur sens.

Plus de 90% du soja, du coton et du maïs cultivés aux Etats-Unis, sont désormais génétiquement modifiés pour résister aux herbicides et/ou aux insectes. Cela réduit le besoin en main-d'oeuvre, raison pour laquelle les agriculteurs américains les plébiscitent malgré leurs prix plus élevés.

Du maïs adapté à la sécheresse est commercialisé depuis 2011 aux Etats-Unis. Que cette caractéristique ait été développée par méthode traditionnelle ou par modification génétique, elle est combinée dans la vaste majorité des cas aux OGM résistants aux herbicides ou aux insectes.

Des compagnies "nous disent depuis les années 1970 que les OGM vont être plus nutritifs, vont permettre de diminuer le niveau d'azote, et vont résister à toutes les conditions. Mais qu'est-ce qu'on a vu? Principalement des OGM permettant l'utilisation massive des herbicides", déplore Michael Hansen, de l'association de protection des consommateurs Consumer Reports.

Or "les OGM vont de pair avec des produits chimiques agressifs qui perpétuent la pollution par les pesticides, qui dégradent les populations d'insectes, la santé des sols, la qualité de l'eau et la santé des gens", affirme Dana Perls, de l'ONG Les Amis de la Terre.

"Même si nous avons fait des avancées incroyables dans la cartographie et la manipulation du matériel génétique, nous sommes encore assez limités dans notre compréhension du fonctionnement" de tous les organismes et il est à cet égard essentiel d'adopter le principe de précaution, avance-t-elle par ailleurs.

Utiliser des OGM pour leur résistance à la sécheresse sans prendre avant tout en compte la qualité des sols témoigne par ailleurs d'une vision court-termiste, estime pour sa part Andrew Smith, de l'Institut Rodale, qui promeut une agriculture bio.

Adopter des pratiques d'agriculture dite régénérative, comme la rotation des cultures ou la réduction des labours, permet par exemple au sol de séquestrer plus de carbone et de retenir plus d'eau, remarque-t-il. "C'est une stratégie pour lutter contre le changement climatique."

(T.Renner--BBZ)