Berliner Boersenzeitung - Répression au Soudan: sept nouveaux manifestants anti-putsch tués

EUR -
AED 4.269702
AFN 72.666666
ALL 95.260322
AMD 428.749104
ANG 2.081615
AOA 1067.280635
ARS 1618.048283
AUD 1.625819
AWG 2.095613
AZN 1.973299
BAM 1.942359
BBD 2.352381
BDT 142.741629
BGN 1.941474
BHD 0.440492
BIF 3477.310806
BMD 1.162615
BND 1.487184
BOB 8.035293
BRL 5.795868
BSD 1.167961
BTN 111.419592
BWP 16.45061
BYN 3.26309
BYR 22787.250632
BZD 2.34899
CAD 1.598845
CDF 2610.070034
CHF 0.91399
CLF 0.026408
CLP 1039.354478
CNY 7.888458
CNH 7.917384
COP 4405.984667
CRC 530.764581
CUC 1.162615
CUP 30.809293
CVE 110.099362
CZK 24.329285
DJF 207.976725
DKK 7.47287
DOP 69.225826
DZD 154.489127
EGP 61.50952
ERN 17.439222
ETB 182.363768
FJD 2.560893
FKP 0.862532
GBP 0.871793
GEL 3.115785
GGP 0.862532
GHS 13.265218
GIP 0.862532
GMD 84.290693
GNF 10241.232768
GTQ 8.871609
GYD 243.273435
HKD 9.102913
HNL 31.06085
HRK 7.53467
HTG 152.941905
HUF 359.846142
IDR 20476.321138
ILS 3.390011
IMP 0.862532
INR 111.536791
IQD 1523.025425
IRR 1528838.499267
ISK 143.606367
JEP 0.862532
JMD 184.665377
JOD 0.824253
JPY 184.384314
KES 150.384099
KGS 101.670914
KHR 4686.108851
KMF 490.623434
KPW 1046.355475
KRW 1744.887872
KWD 0.358783
KYD 0.96909
KZT 550.438655
LAK 25525.208238
LBP 104098.2272
LKR 378.222739
LRD 213.049163
LSL 19.171177
LTL 3.4329
LVL 0.703254
LYD 7.413348
MAD 10.706229
MDL 20.076487
MGA 4891.692363
MKD 61.608162
MMK 2441.072592
MNT 4161.549479
MOP 9.38156
MRU 46.671573
MUR 54.840338
MVR 17.914888
MWK 2024.805532
MXN 20.208548
MYR 4.592246
MZN 74.302631
NAD 19.171292
NGN 1592.247938
NIO 42.981856
NOK 10.867955
NPR 179.058484
NZD 1.98899
OMR 0.447021
PAB 1.162828
PEN 4.007521
PGK 4.898068
PHP 71.763542
PKR 325.299537
PLN 4.249299
PYG 7117.093192
QAR 4.238314
RON 5.204327
RSD 117.392729
RUB 85.21972
RWF 1708.301864
SAR 4.364628
SBD 9.319679
SCR 15.973189
SDG 698.149212
SEK 10.969329
SGD 1.488281
SHP 0.868009
SLE 28.658358
SLL 24379.454086
SOS 667.5205
SRD 43.257409
STD 24063.779633
STN 24.438512
SVC 10.174332
SYP 128.506664
SZL 19.157798
THB 37.961669
TJS 10.866465
TMT 4.069152
TND 3.357653
TOP 2.799297
TRY 52.9521
TTD 7.895163
TWD 36.678138
TZS 3037.322324
UAH 51.345513
UGX 4348.794585
USD 1.162615
UYU 46.308356
UZS 14003.695518
VES 593.106577
VND 30640.132488
VUV 137.096067
WST 3.145569
XAF 654.310736
XAG 0.014876
XAU 0.000255
XCD 3.142025
XCG 2.095689
XDR 0.813753
XOF 654.310736
XPF 119.331742
YER 277.457645
ZAR 19.38162
ZMK 10464.909712
ZMW 21.986681
ZWL 374.3615
  • AEX

    -13.3800

    1008.17

    -1.31%

  • BEL20

    -55.3200

    5476.86

    -1%

  • PX1

    -126.8900

    7955.04

    -1.57%

  • ISEQ

    -210.1700

    12374.75

    -1.67%

  • OSEBX

    28.6000

    2014.56

    +1.44%

  • PSI20

    -65.7000

    9058.68

    -0.72%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.5800

    4133.29

    +0.77%

  • N150

    -2.9600

    4223.77

    -0.07%

Répression au Soudan: sept nouveaux manifestants anti-putsch tués
Répression au Soudan: sept nouveaux manifestants anti-putsch tués

Répression au Soudan: sept nouveaux manifestants anti-putsch tués

Sept manifestants ont été tués au Soudan lundi, l'une des journées les plus sanglantes de la répression de la mobilisation contre le pouvoir militaire qui ne faiblit pas depuis le putsch du général Abdel Fattah al-Burhane fin octobre.

Taille du texte:

Bravant un quadrillage sécuritaire serré et des troupes équipées d'armes lourdes, des milliers de Soudanais ont de nouveau scandé "Les militaires à la caserne" et "Le pouvoir aux civils" en tentant d'approcher du palais présidentiel à Khartoum, ou ailleurs dans le pays.

Dans la capitale, les partisans d'un pouvoir civil dans un pays sorti il y a moins de trois ans de trente années de dictature militaro-islamiste ont essuyé des tirs "à balles réelles", mais aussi une pluie de grenades lacrymogènes et assourdissantes et des tirs des canons à eau, rapportent des médecins.

Sept manifestants ont été fauchés par des tirs à balles réelles, précisent-ils.

L'émissaire de l'ONU au Soudan, Volker Perthes, a condamné "l'utilisation continue de balles réelles" pour réprimer les manifestations, et confirmé qu'au moins sept personnes ont été tuées et "des dizaines blessées". L'ambassade américaine à Khartoum a critiqué "les tactiques violentes des forces de sécurité soudanaises".

En tout, depuis le putsch du 25 octobre, 71 manifestants ont été tués. La police de son côté assure qu'un de ses généraux a été poignardé à mort jeudi par des manifestants qui, prévient-elle, seront jugés selon les lois d'exception de l'état d'urgence décrété le jour du coup d'Etat du chef de l'armée.

- "Militaires à la caserne" -

Dans un pays où militaires et paramilitaires sont déjà accusés d'exactions et notamment, récemment, du viol d'une dizaine de manifestantes, une nouvelle décision des généraux au pouvoir fait redouter le pire.

Lundi, le Conseil de défense a annoncé la création d'une "force spéciale antiterroriste pour faire face à de potentielles menaces".

Durant tout l'après-midi, les violences ont été continues: à Khartoum aux abords du palais présidentiel, l'ancien QG du dictateur Omar el-Béchir démis en 2019 sous la pression d'un soulèvement populaire, où siègent aujourd'hui les autorités de transition désormais aux mains du général Burhane.

Mais aussi dans les banlieues: à Omdourman, des manifestants brûlaient des pneus et dressaient des barricades pour couper des routes, tandis qu'à Khartoum-Nord, des milliers d'autres manifestants criaient "Les militaires à la caserne" et "Pas de retour en arrière possible", dans un pays resté sous la férule de l'armée quasiment en continu depuis son indépendance il y a 65 ans.

Partout, les forces de l'ordre ont poursuivi les contestataires dans les rues environnantes à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes.

Elles attaquent également régulièrement blessés et médecins dans les hôpitaux, s'indigne l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

- Appel à la retenue -

En soirée, des centaines de manifestants cherchaient à bloquer les rues de la capitale et de ses banlieues pour dénoncer la violence, tandis que le principal bloc civil, les Forces de la liberté et du changement (FLC), décrétait deux jours de désobéissance civile à compter de mardi.

Et la mobilisation ne se cantonne pas à la capitale dans ce pays de 45 millions d'habitants, l'un des plus grands d'Afrique.

A Madani, par exemple, à 200 kilomètres au sud de Khartoum, "environ 2.000 manifestants défilaient aux cris de +on ne veut que des civils au pouvoir+", a rapporté à l'AFP un témoin, Imed Mohammed.

Car le 25 octobre, le général Burhane a fait arrêter la plupart des civils qui partageaient le pouvoir avec l'armée. Ils ont été libérés depuis, mais le pays est toujours sans Parlement depuis la chute d'Omar el-Béchir et sans gouvernement depuis le putsch.

Le général Burhane, qui s'est entouré de militaires et de civils sans passé militant, est donc de facto seul aux commandes du pays, l'un des plus pauvres du monde.

A New York, neuf des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont appelé "toutes les parties à la plus grande retenue", tandis que la mission des Nations unies à Khartoum tente d'organiser un dialogue pour relancer une transition vers la démocratie brutalement interrompue le 25 octobre.

Elle multiplie les rencontres avec acteurs du pouvoir, de la société civile, et même associations de femmes ou de jeunes, sans toutefois obtenir un accord pour des négociations directes ou indirectes entre toutes les parties dans l'immédiat.

L'envoyé spécial des Etats-Unis pour la Corne de l'Afrique David Satterfield et la secrétaire d'Etat adjointe Molly Phee ont, eux, entamé lundi une tournée en Arabie saoudite et au Soudan pour tenter de relancer le dialogue.

Les émissaires américains demanderont aux autorités au Soudan de "mettre fin à la violence" contre les manifestants, selon le Département d'Etat.

D'autre part, Washington a annoncé avoir remplacé son chargé d'affaires à Khartoum où les Etats-Unis n'ont plus d'ambassadeur depuis les années 1990.

(F.Schuster--BBZ)