Berliner Boersenzeitung - L'inflation aux États-Unis, aussi une séquelle des généreux plans de relance

EUR -
AED 4.340609
AFN 73.863966
ALL 96.317175
AMD 445.519428
ANG 2.115011
AOA 1083.663344
ARS 1646.923597
AUD 1.661626
AWG 2.121238
AZN 2.013663
BAM 1.95771
BBD 2.379021
BDT 144.340829
BGN 1.947102
BHD 0.441474
BIF 3503.882799
BMD 1.181748
BND 1.495259
BOB 8.161963
BRL 6.063672
BSD 1.181152
BTN 107.475861
BWP 15.546168
BYN 3.419336
BYR 23162.260663
BZD 2.375618
CAD 1.612791
CDF 2611.663492
CHF 0.909253
CLF 0.026147
CLP 1032.446419
CNY 8.104605
CNH 8.108115
COP 4445.35779
CRC 557.343782
CUC 1.181748
CUP 31.316322
CVE 110.641204
CZK 24.248528
DJF 210.020718
DKK 7.473734
DOP 71.200781
DZD 153.542201
EGP 56.124406
ERN 17.72622
ETB 184.648587
FJD 2.591042
FKP 0.875321
GBP 0.876473
GEL 3.167546
GGP 0.875321
GHS 12.609712
GIP 0.875321
GMD 85.68128
GNF 10375.747798
GTQ 9.059839
GYD 247.121108
HKD 9.244992
HNL 31.35773
HRK 7.534712
HTG 154.831064
HUF 376.907163
IDR 19856.261565
ILS 3.705684
IMP 0.875321
INR 107.634612
IQD 1548.680745
IRR 1553189.113856
ISK 143.547385
JEP 0.875321
JMD 184.159679
JOD 0.837906
JPY 184.41773
KES 152.445906
KGS 103.344316
KHR 4741.173362
KMF 492.789327
KPW 1063.537042
KRW 1701.717523
KWD 0.362254
KYD 0.98436
KZT 588.313999
LAK 25307.133683
LBP 105419.259014
LKR 365.276388
LRD 217.02847
LSL 18.802061
LTL 3.489395
LVL 0.714828
LYD 7.480915
MAD 10.804136
MDL 20.215724
MGA 4975.15946
MKD 61.634464
MMK 2481.611644
MNT 4235.08818
MOP 9.519288
MRU 47.223097
MUR 54.837528
MVR 18.258453
MWK 2051.514923
MXN 20.367786
MYR 4.598541
MZN 75.519651
NAD 18.802056
NGN 1610.061181
NIO 43.399741
NOK 11.237483
NPR 171.961778
NZD 1.970566
OMR 0.450205
PAB 1.181152
PEN 3.96536
PGK 5.032597
PHP 68.234725
PKR 330.150891
PLN 4.2241
PYG 7608.423291
QAR 4.302867
RON 5.099288
RSD 117.696237
RUB 91.093029
RWF 1720.625078
SAR 4.432282
SBD 9.507378
SCR 16.875612
SDG 710.825762
SEK 10.672253
SGD 1.494325
SHP 0.886617
SLE 29.012352
SLL 24780.663772
SOS 675.373306
SRD 44.577943
STD 24459.797516
STN 24.816708
SVC 10.335084
SYP 130.644557
SZL 18.802047
THB 36.634586
TJS 11.238865
TMT 4.136118
TND 3.381026
TOP 2.845366
TRY 51.907694
TTD 8.017823
TWD 37.095504
TZS 3031.183998
UAH 50.926487
UGX 4258.154543
USD 1.181748
UYU 45.37427
UZS 14402.55794
VES 492.595347
VND 30778.626478
VUV 140.530921
WST 3.195669
XAF 656.597621
XAG 0.012594
XAU 0.000224
XCD 3.193733
XCG 2.128777
XDR 0.817137
XOF 655.283508
XPF 119.331742
YER 281.906413
ZAR 18.823662
ZMK 10637.154271
ZMW 22.318776
ZWL 380.522372
  • AEX

    4.6000

    1027.02

    +0.45%

  • BEL20

    4.8900

    5443.76

    +0.09%

  • PX1

    -40.5200

    8580.75

    -0.47%

  • ISEQ

    -34.2200

    13128.54

    -0.26%

  • OSEBX

    16.6900

    1892.04

    +0.89%

  • PSI20

    8.3400

    9276.09

    +0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3100

    3918.4

    +0.65%

  • N150

    -8.2000

    4092.87

    -0.2%

L'inflation aux États-Unis, aussi une séquelle des généreux plans de relance
L'inflation aux États-Unis, aussi une séquelle des généreux plans de relance

L'inflation aux États-Unis, aussi une séquelle des généreux plans de relance

Joe Biden pointe du doigt les difficultés mondiales d'approvisionnement pour expliquer la forte inflation aux États-Unis, mais les milliers de milliards de dollars injectés dans l'économie expliquent aussi que les prix y aient grimpé plus qu'ailleurs.

Taille du texte:

"L'inflation est entièrement due à la chaîne d'approvisionnement", a affirmé le président américain mercredi, lors de sa conférence de presse.

Les usines ont été désorganisées partout dans le monde par le Covid-19, qui a fait dérailler le transport, provoquant pénuries et retards faisant grimper les prix.

Aux États-Unis, l'inflation a atteint 7% en 2021, un rythme que le pays n'avait pas connu depuis près de 40 ans.

L'opposition républicaine accuse Joe Biden d'avoir provoqué une telle envolée des prix avec des plans de relance et des dépenses trop larges. Elle dénonce désormais la "Bidenflation".

"Pour trouver les racines de l'inflation actuelle, il faudrait revenir en arrière", a ainsi déploré Stephanie Bice, élue républicaine à la Chambre des représentants, mercredi lors d'une table ronde sur le sujet.

"L'année dernière, la surabondance de dollars fédéraux qui a été injectée dans notre économie a alimenté la flambée des prix", a-t-elle assuré.

En ligne de mire, le plan d'urgence de 1.900 milliards de dollars que le président démocrate Joe Biden avait fait adopter en mars 2021, juste après son arrivée à la Maison Blanche. Les républicains s'y étaient alors fermement opposés.

Pour l'administration démocrate, ces dépenses ont cependant évité à la première économie du monde de sombrer, et ont permis de limiter les inégalités.

Sa secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a ainsi, jeudi sur la chaîne CNBC, évoqué "toutes les mauvaises choses (...) qui auraient pu se produire sans les interventions que nous avons faites avec le plan de relance américain", comme "un taux de chômage élevé" durable ou l'aggravation de la "pauvreté chez les enfants".

Elle a aussi jugé possible de ramener l'inflation autour de 2% d'ici fin 2022.

- Pavé dans la mare -

Pour certains économistes, ces aides étaient nécessaires, mais auraient pu être moins larges et plus ciblées.

"A mon avis, l'année dernière, un plan d'aide était bien nécessaire mais il aurait dû être plus petit", a expliqué à l'AFP Jason Furman, professeur d'économie à Harvard et ancien conseiller économique de la Maison Blanche sous Barack Obama.

"Avec le recul, au lieu d'être de 2.000 milliards de dollars, il aurait pu n'être que de 1.000 milliards", a-t-il ajouté.

A l'époque, un autre économiste démocrate, Larry Summers, avait jeté un pavé dans la mare en avertissant que ce plan, bien qu'"admirablement ambitieux", pourrait déclencher "des pressions inflationnistes inédites depuis une génération".

L'ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton et principal conseiller économique de Barack Obama avait évoqué un risque de surchauffe, une croissance économique hors de contrôle, avec une demande si forte que l'offre ne suit plus, provoquant des hausses de prix.

La zone euro aussi a vu les prix grimper, mais de 5% seulement, selon les données d'Eurostat publiées jeudi.

"Les États-Unis et l'Europe sont confrontés aux mêmes pressions inflationnistes autour des prix du pétrole, de la chaîne d'approvisionnement mondiale et d'autres effets de la pandémie", selon Jason Furman.

Mais "les États-Unis ont fait beaucoup plus pour donner de l'argent aux ménages, ce qui a conduit à la fois à une croissance plus rapide du PIB aux États-Unis et à une inflation plus forte".

- "Conséquence directe" -

"L'inflation aux États-Unis est, dans une certaine mesure, une conséquence directe du soutien aux revenus, combiné à une offre rigide ou perturbée", avait détaillé lundi l'économiste en chef de l'OCDE, Laurence Boone, lors d'une réunion de l'Eurogroup.

En revanche, "le principal moteur de l'inflation en zone euro est le prix de l'énergie".

Cela relève, selon elle, des différences de politique de part et d'autre de l'Atlantique dès le début de la crise du Covid-19: l'Europe a cherché à maintenir les salariés en poste malgré la paralysie de l'activité, quand les États-Unis ont permis aux entreprises de licencier, distribuant ensuite des aides financières aux ménages.

En un an en effet, entre mars 2020 et mars 2021, ce sont quelque 5.000 milliards de dollars, soit plus que le PIB de l'Allemagne, qui ont été versés aux petites entreprises, mais aussi aux ménages.

Chèques et versements directs, allocations chômage généreuses, crédits d'impôts pour les familles avec enfants, sont ainsi venus gonfler les comptes en banque des Américains et ont permis à la première économie du monde de maintenir le fonctionnement de son moteur économique, la consommation.

(A.Berg--BBZ)