Berliner Boersenzeitung - Auditionné au Sénat, Vincent Bolloré esquive les questions qui fâchent

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Auditionné au Sénat, Vincent Bolloré esquive les questions qui fâchent
Auditionné au Sénat, Vincent Bolloré esquive les questions qui fâchent

Auditionné au Sénat, Vincent Bolloré esquive les questions qui fâchent

Auditionné par des sénateurs inquiets de son influence grandissante dans les médias, le milliardaire Vincent Bolloré n'a cessé mercredi de minimiser l'étendue du "nain" Vivendi face aux géants "étrangers", tout en esquivant les questions sur son rôle politique.

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"J'assume et je ne me dérobe pas", a assuré l'homme d'affaires breton. Pourtant à l'entendre, les sénateurs ont interrogé pendant deux heures un "conseiller", un "bouc émissaire", dont le "délai de péremption arrive à échéance", à quelques semaines du bicentenaire du groupe familial dont il entend passer les commandes à ses enfants.

Premier actionnaire de Canal+, de deux grands groupes d'édition (Editis et Hachette), de nombreux journaux (magazines de Prisma Media, JDD, Paris Match), d'un des poids lourds de la publicité/communication (Havas) et de la radio Europe 1, Vincent Bolloré (69 ans) est la figure qui illustre le mieux l'influence d'un empire médiatique sur l'opinion publique et son audition était à ce titre très attendue.

Questionné sur les nombreux départs des rédactions qu'il contrôle déjà ou prochainement (Canal+, Prisma Media, Europe 1), il a affirmé que les journalistes fonctionnent "comme la mer", une vague part, une autre revient. "Les créateurs de contenus sont des gens extrêmement sensibles par nature", a-t-il glissé.

Face aux interrogations sur la place accordée sur sa chaîne CNews à Eric Zemmour malgré ses multiples condamnations pour incitation à la haine, il affirme ne "jamais faire de politique", rappelant que le candidat à la présidentielle était intervenu auparavant sur des chaînes et journaux concurrents et se posant en défenseur de la "liberté d'expression".

- "Un intérêt purement économique"

Mais "personne ne savait qu’il allait être président de la République", a-t-il ajouté dans un lapsus évident, affirmant n'avoir déjeuné "qu'une seule fois" avec le polémiste d'extrême droite pour le recruter.

Sur le fond, il a présenté des diapositives et un argumentaire expliquant que le géant français des médias Vivendi qu'il contrôle est en réalité "tout petit" face au "vrai danger" de la concurrence étrangère des géants du net, les Gafam (Google, Amazon, Apple...).

Mais son essor est possible et souhaitable, avec l'objectif de promouvoir la culture française à l'étranger, a-t-il développé. "Les médias, c'est le deuxième secteur économique le plus rentable aujourd'hui dans le monde, après le luxe. (...) Notre intérêt n'est pas politique et n'est pas idéologique: c'est un intérêt purement économique", a-t-il soutenu.

"Personne n'a l'ambition ou l'intention ou l'erreur d'essayer de faire des chaînes d'opinion, ce n'est pas l'objectif du groupe Vivendi-Canal+", a-t-il affirmé.

Très à l'aise, il s'est parfois tendu, taclant par exemple l'évolution prévue de la chronologie des médias qui ouvre la voie à un financement de la création française par les plateformes de SVoD (Amazon, Apple, Disney ou Netflix) contre un accès plus rapide à ces créations.

- Danger des Gafam

"Eux, ce qui les intéresse, c'est éventuellement de prendre pied en France et de normaliser le même film dans le monde entier, donc il y a peu de chances que ce soit la culture française qui s'en sorte", a-t-il argué.

"Si c'est votre choix d'ouvrir la porte aux Gafam pour détruire Canal, vous faites ce que vous voulez et puis Canal se débrouillera, s'adaptera", notamment via des partenariats, a affirmé son patron.

Aux mêmes maux les mêmes remèdes dans le secteur de l'édition, où "la plupart des gens (...) crèvent la faim", mais pourraient bénéficier d'un mariage Hachette-Editis, qui "n'arrivera pas sans qu'il y ait des mesures qui soient prises en France" par les autorités de la concurrence, a-t-il reconnu.

D'autres magnats de la presse et de l'audiovisuel passeront dans les prochains jours devant cette commission d'enquête, qui doit rendre en mars un rapport sur les conséquences économiques et démocratiques d'une telle concentration.

Les auditions de Bernard Arnault (Les Échos, Le Parisien, Radio Classique), Patrick Drahi (BFMTV, RMC) et Martin Bouygues (propriétaire de TF1 qui projette de fusionner avec M6) sont notamment prévues. Celles de Xavier Niel et Arnaud Lagardère ont été repoussées à une date encore non déterminée.

(Y.Berger--BBZ)