Berliner Boersenzeitung - Déstabiliser l'Argentine nuirait à la "légitimité" du FMI, selon le ministre argentin de l'Economie

EUR -
AED 4.269702
AFN 72.666666
ALL 95.260322
AMD 428.749104
ANG 2.081615
AOA 1067.280635
ARS 1618.048283
AUD 1.625819
AWG 2.095613
AZN 1.973299
BAM 1.942359
BBD 2.352381
BDT 142.741629
BGN 1.941474
BHD 0.440492
BIF 3477.310806
BMD 1.162615
BND 1.487184
BOB 8.035293
BRL 5.795868
BSD 1.167961
BTN 111.419592
BWP 16.45061
BYN 3.26309
BYR 22787.250632
BZD 2.34899
CAD 1.598845
CDF 2610.070034
CHF 0.91399
CLF 0.026408
CLP 1039.354478
CNY 7.888458
CNH 7.917384
COP 4405.984667
CRC 530.764581
CUC 1.162615
CUP 30.809293
CVE 110.099362
CZK 24.329285
DJF 207.976725
DKK 7.47287
DOP 69.225826
DZD 154.489127
EGP 61.50952
ERN 17.439222
ETB 182.363768
FJD 2.560893
FKP 0.862532
GBP 0.871793
GEL 3.115785
GGP 0.862532
GHS 13.265218
GIP 0.862532
GMD 84.290693
GNF 10241.232768
GTQ 8.871609
GYD 243.273435
HKD 9.102913
HNL 31.06085
HRK 7.53467
HTG 152.941905
HUF 359.846142
IDR 20476.321138
ILS 3.390011
IMP 0.862532
INR 111.536791
IQD 1523.025425
IRR 1528838.499267
ISK 143.606367
JEP 0.862532
JMD 184.665377
JOD 0.824253
JPY 184.384314
KES 150.384099
KGS 101.670914
KHR 4686.108851
KMF 490.623434
KPW 1046.355475
KRW 1744.887872
KWD 0.358783
KYD 0.96909
KZT 550.438655
LAK 25525.208238
LBP 104098.2272
LKR 378.222739
LRD 213.049163
LSL 19.171177
LTL 3.4329
LVL 0.703254
LYD 7.413348
MAD 10.706229
MDL 20.076487
MGA 4891.692363
MKD 61.608162
MMK 2441.072592
MNT 4161.549479
MOP 9.38156
MRU 46.671573
MUR 54.840338
MVR 17.914888
MWK 2024.805532
MXN 20.208548
MYR 4.592246
MZN 74.302631
NAD 19.171292
NGN 1592.247938
NIO 42.981856
NOK 10.867955
NPR 179.058484
NZD 1.98899
OMR 0.447021
PAB 1.162828
PEN 4.007521
PGK 4.898068
PHP 71.763542
PKR 325.299537
PLN 4.249299
PYG 7117.093192
QAR 4.238314
RON 5.204327
RSD 117.392729
RUB 85.21972
RWF 1708.301864
SAR 4.364628
SBD 9.319679
SCR 15.973189
SDG 698.149212
SEK 10.969329
SGD 1.488281
SHP 0.868009
SLE 28.658358
SLL 24379.454086
SOS 667.5205
SRD 43.257409
STD 24063.779633
STN 24.438512
SVC 10.174332
SYP 128.506664
SZL 19.157798
THB 37.961669
TJS 10.866465
TMT 4.069152
TND 3.357653
TOP 2.799297
TRY 52.9521
TTD 7.895163
TWD 36.678138
TZS 3037.322324
UAH 51.345513
UGX 4348.794585
USD 1.162615
UYU 46.308356
UZS 14003.695518
VES 593.106577
VND 30640.132488
VUV 137.096067
WST 3.145569
XAF 654.310736
XAG 0.014876
XAU 0.000255
XCD 3.142025
XCG 2.095689
XDR 0.813753
XOF 654.310736
XPF 119.331742
YER 277.457645
ZAR 19.38162
ZMK 10464.909712
ZMW 21.986681
ZWL 374.3615
  • AEX

    -13.3800

    1008.17

    -1.31%

  • BEL20

    -55.3200

    5476.86

    -1%

  • PX1

    -126.8900

    7955.04

    -1.57%

  • ISEQ

    -210.1700

    12374.75

    -1.67%

  • OSEBX

    28.6000

    2014.56

    +1.44%

  • PSI20

    -65.7000

    9058.68

    -0.72%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.5800

    4133.29

    +0.77%

  • N150

    -2.9600

    4223.77

    -0.07%

Déstabiliser l'Argentine nuirait à la "légitimité" du FMI, selon le ministre argentin de l'Economie
Déstabiliser l'Argentine nuirait à la "légitimité" du FMI, selon le ministre argentin de l'Economie

Déstabiliser l'Argentine nuirait à la "légitimité" du FMI, selon le ministre argentin de l'Economie

Le ministre argentin de l'Economie Martin Guzman, en "contact quotidien" avec le FMI sur la renégociation de la dette argentine, a estimé lundi que l'institution nuirait à sa "légitimité" en "poussant l'Argentine dans une situation déstabilisante" alors qu'elle se remet tout juste des effets de la pandémie.

Taille du texte:

Dans une interview à l'AFP, M. Guzman a considéré que les négociations, avec des réunions "chaque jour ou plusieurs fois par jour" entre équipes techniques du FMI et argentines, vont "un peu mieux qu'il y a une semaine, car le travail réalisé fait que les positions se rapprochent. Mais il reste encore un chemin important à couvrir".

Le gouvernement argentin (centre-gauche) est depuis deux ans en discussions avec le FMI sur des facilités de remboursement de sa dette, héritage d'un prêt contracté en 2018 par le précédent gouvernement (centre-droit).

Faute d'accord, l'Argentine, 2e économie d'Amérique du Sud, devra rembourser sur les trois ans à venir, entre capital et intérêts, plus de 44 milliards de dollars, dont 19 mds USD dès 2022. Échéances "insoutenables", a encore réaffirmé M. Guzman.

"L'Argentine est le pays du G20 qui a connu en 2021 la plus forte croissance, à 10%, le chômage qui était à deux chiffres a reculé à 8,3%, l'investissement a crû d'environ 35%", a-t-il énuméré. Après trois ans de récession, "nous voulons donner de la continuité à cette reprise vertueuse, sans sur nos épaules une dette qui nous freine".

"Si le FMI pousse l'Argentine dans une situation déstabilisante, il aura une légitimité moindre à l'avenir, au moment où d'autres pays devront décider s'ils se tournent ou non vers lui pour résoudre leur problèmes conjointement avec la communauté internationale", a-t-il mis en garde.

"Un accord parfait n'existe pas" a convenu M. Guzman. "Ce que nous disons, c'est que si nous voulons nous protéger les uns les autres, protéger le fonctionnement du multilatéralisme, il est important de pouvoir s'entendre sur quelque chose de crédible. Et qui dit crédible dit réalisable".

- Pour une fin des surtaxes d'interêts -

Le jeune ministre de 39 ans, ancien étudiant du prix Nobel d'Economie Joseph Stiglitz, dont il est resté proche, a expliqué que les négociations actuelles avec le FMI suivaient "deux voies".

Sur l'une, la réduction du déficit public argentin, "il y a pratiquement accord sur l'objectif vers lequel converger", a-t-il souligné sans pour autant le chiffrer.

"Le désaccord est sur la vitesse pour y parvenir", a ajouté le ministre qui a présenté récemment un schéma de retour à l'équilibre d'ici 2027. Le FMI veut quelque chose de "plus rapide", mais pour M. Guzman, cela serait au détriment de l'investissement public productif "ce dont l'Argentine a le plus besoin. Le point de tension est là".

Il a rappelé que le déficit budgétaire argentin a déjà connu "une réduction très forte" en 2021, d'environ 3,5 points, et devrait s'établir à 2,9% ou 3% du PIB, chiffre attendu fin janvier.

L'autre voie des discussions porte sur "les conditions financières" de la restructuration de la dette, avec le problème des "surtaxes d'intérêt" appliquées par le FMI à partir d'un certain montant ou durée de prêt.

"Plus de 20 pays payent ces surtaxes actuellement", a-t-il rappelé. Cela revient à "faire payer davantage des pays au moment où leur situation est la pire" et "n'aide pas la mission du Fonds qui est de garantir la stabilité financière mondiale".

"La grande majorité des pays membres du FMI ont estimé nécessaire de revoir cette politique", a insisté M. Guzman.

Sans en appeler explicitement aux Etats-Unis, il a souligné "l'importante initiative" de 16 élus démocrates du Congrès américain, qui ont écrit récemment à la secrétaire au Trésor Janet Yellen pour lui demander de "soutenir une révision de cette politique au sein du directoire du FMI" de surcharges d'intérêts pour les pays endettés.

(K.Lüdke--BBZ)