Berliner Boersenzeitung - Kiev s'inquiète de l'aggravation de la situation à Marioupol avant de nouveaux pourparlers

EUR -
AED 4.326546
AFN 75.93488
ALL 95.560713
AMD 440.716876
ANG 2.108277
AOA 1081.298091
ARS 1597.513603
AUD 1.64534
AWG 2.120192
AZN 1.998086
BAM 1.954579
BBD 2.371119
BDT 144.740201
BGN 1.964831
BHD 0.444122
BIF 3493.604602
BMD 1.177884
BND 1.497471
BOB 8.134918
BRL 5.885414
BSD 1.177265
BTN 109.844851
BWP 15.7952
BYN 3.351606
BYR 23086.53075
BZD 2.367731
CAD 1.614161
CDF 2716.200921
CHF 0.92345
CLF 0.026543
CLP 1044.645792
CNY 8.034997
CNH 8.036162
COP 4257.544972
CRC 539.063268
CUC 1.177884
CUP 31.213932
CVE 110.544405
CZK 24.329432
DJF 209.333917
DKK 7.473145
DOP 70.673296
DZD 155.771697
EGP 60.972116
ERN 17.668263
ETB 183.818376
FJD 2.609484
FKP 0.868074
GBP 0.870568
GEL 3.167857
GGP 0.868074
GHS 13.02153
GIP 0.868074
GMD 85.985119
GNF 10341.823051
GTQ 9.003376
GYD 246.316136
HKD 9.217427
HNL 31.274464
HRK 7.534685
HTG 154.093744
HUF 364.649985
IDR 20212.964402
ILS 3.530272
IMP 0.868074
INR 109.570736
IQD 1542.236625
IRR 1555985.057295
ISK 143.996593
JEP 0.868074
JMD 185.903873
JOD 0.835136
JPY 187.490308
KES 152.123519
KGS 103.005735
KHR 4729.20477
KMF 493.533215
KPW 1060.10731
KRW 1742.591332
KWD 0.363383
KYD 0.981091
KZT 555.285492
LAK 25973.775201
LBP 105422.94642
LKR 371.837728
LRD 216.614689
LSL 19.307221
LTL 3.477986
LVL 0.71249
LYD 7.44638
MAD 10.878851
MDL 20.119518
MGA 4887.946691
MKD 61.662181
MMK 2473.988538
MNT 4230.064844
MOP 9.490072
MRU 46.877916
MUR 54.430137
MVR 18.198101
MWK 2045.390612
MXN 20.335703
MYR 4.657292
MZN 75.331603
NAD 19.30714
NGN 1579.743074
NIO 43.322938
NOK 11.030121
NPR 175.751215
NZD 2.000901
OMR 0.452922
PAB 1.177265
PEN 4.05037
PGK 5.101835
PHP 70.722557
PKR 328.30622
PLN 4.241119
PYG 7504.31235
QAR 4.291883
RON 5.097413
RSD 117.344359
RUB 89.959411
RWF 1724.130322
SAR 4.418648
SBD 9.480299
SCR 16.336103
SDG 707.908703
SEK 10.835404
SGD 1.499399
SHP 0.87941
SLE 29.034962
SLL 24699.638676
SOS 672.782595
SRD 44.172997
STD 24379.825255
STN 24.484705
SVC 10.300609
SYP 130.188206
SZL 19.302942
THB 37.732369
TJS 11.166272
TMT 4.128484
TND 3.418664
TOP 2.836063
TRY 52.725054
TTD 7.997005
TWD 37.190286
TZS 3071.335632
UAH 51.438287
UGX 4350.282549
USD 1.177884
UYU 46.990846
UZS 14321.114953
VES 563.008481
VND 31017.814158
VUV 139.541959
WST 3.199075
XAF 655.550286
XAG 0.01502
XAU 0.000246
XCD 3.183291
XCG 2.121684
XDR 0.813879
XOF 655.541943
XPF 119.331742
YER 281.047667
ZAR 19.337714
ZMK 10602.374585
ZMW 22.514936
ZWL 379.278239
  • AEX

    1.1200

    1016.71

    +0.11%

  • BEL20

    8.2100

    5483.54

    +0.15%

  • PX1

    -11.5800

    8262.7

    -0.14%

  • ISEQ

    -264.8500

    12591.9

    -2.06%

  • OSEBX

    -2.0200

    2017.43

    -0.1%

  • PSI20

    -113.0800

    9232.52

    -1.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.1200

    4119.5

    -0.1%

  • N150

    21.3200

    4121.82

    +0.52%

Kiev s'inquiète de l'aggravation de la situation à Marioupol avant de nouveaux pourparlers
Kiev s'inquiète de l'aggravation de la situation à Marioupol avant de nouveaux pourparlers

Kiev s'inquiète de l'aggravation de la situation à Marioupol avant de nouveaux pourparlers

Les autorités ukrainiennes s'inquiétaient lundi d'une aggravation de la situation dans le port assiégé de Marioupol, où au moins 5.000 personnes auraient déjà péri, à la veille de nouveaux pourparlers entre négociateurs russes et ukrainiens à Istanbul.

Taille du texte:

Selon une conseillère de la présidence ukrainienne, Tetyana Lomakina, "environ 5.000 personnes ont été enterrées, mais les gens ne sont plus enterrés depuis dix jours à cause des bombardements continus". Elle a estimé qu'"au vu du nombre de personnes encore sous les décombres (...) il pourrait y avoir autour de 10.000 morts".

Plus d'un mois après le début de l'invasion russe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait dénoncé dimanche un blocus total de ce port stratégique sur la mer d'Azov, dont l'armée russe tente de s'emparer depuis fin février, et où environ 160.000 personnes sont toujours coincées, selon son maire Vadim Boïtchenko.

"Toutes les entrées et sorties de la ville sont bloquées (...) il est impossible de faire entrer à Marioupol des vivres et des médicaments", a affirmé dimanche soir M. Zelensky, accusant les forces russes de bombarder les convois d'aide humanitaire et indiquant que les rues étaient jonchées de "cadavres" qu'il était impossible d'enterrer.

Et avec l'annonce vendredi par Moscou d'"une concentration de ses efforts sur la libération" du Donbass, un conseiller de la présidence ukrainienne a indiqué redouter une "aggravation" de la situation dans cette ville situés au sud de ce bassin minier.

On ignore toujours aussi, près de deux semaines après le bombardement de son théâtre, le sort des centaines de civils qui y avaient trouvé refuge: la municipalité, citant des témoins, a dit redouter environ 300 morts. Mais selon une élue municipale de Marioupol ayant fui la ville le jour de ce bombardement, tout décompte des victimes était impossible, vu les communications défaillantes et l'absence d'autorités locales.

Le président français a indiqué dimanche qu'il parlerait à son homologue russe Vladimir Poutine lundi ou mardi pour organiser une opération d'évacuation de la ville.

Emmanuel Macron, qui s'est déjà entretenu à huit reprises avec Vladimir Poutine depuis le début de l'invasion russe, reste convaincu que la voie du dialogue avec Moscou est encore possible, "pour arrêter la guerre que la Russie a lancée en Ukraine, sans faire la guerre".

- Combats acharnés -

De nouveaux combats se déroulaient par ailleurs dans plusieurs localités autour de Kiev.

"L'ennemi tente d'effectuer une percée autour de Kiev et de bloquer les routes", a affirmé Ganna Malyar, vice-ministre de la Défense à la télévision ukrainienne, assurant que "la défense de Kiev" se poursuivait.

Deux lignes à haute tension ont été endommagées dans les combats, privant d'électricité 82.000 habitants de la rive droite de la capitale.

A Stoyanka, à la lisière ouest de Kiev, village devenu fantôme après des semaines de bombardements, des habitants faisaient leur retour, après avoir entendu que les forces ukrainiennes avaient chassé les troupes russes. Mais à un point de contrôle, un combattant ukrainien les mettait en garde contre les snipers russes, qui continuent à tenir dans leur viseur les rues désertées.

Des combats acharnés se déroulaient aussi dans l'est du pays. A la périphérie nord-est de Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine proche de la frontière russe, Saltivka, quartier populaire de hautes barres d'immeubles pilonné quasi-quotidiennement par l'armée russe, n'est plus qu'une cité fantôme balayée par les vents où ne survivent, terrés dans les caves, qu'une poignée de vieillards traumatisés, selon des journalistes de l'AFP.

Les soldats ukrainiens ont en revanche repris le contrôle de Mala Rogan, petit village dans la campagne à environ quatre kilomètres à l'est de Kharkiv, a constaté l'AFP, qui a vu deux corps de soldats russes gisant dans une allée et plusieurs blindés russes détruits.

Dans le sud du pays, l'étau russe semblait aussi se desserrer autour de certaines villes, comme Mykolaïv, ville-verrou sur la route d'Odessa, plus grand port d'Ukraine, où les habitants semblaient retrouver un peu d'espoir, après des semaines terribles pendant lesquelles l'armée russe a tenté en vain de prendre la ville.

Le front a même sensiblement reculé, avec une contre-offensive ukrainienne sur Kherson, à quelque 80 km au sud-est, seule ville d'importance dont l'armée russe ait revendiqué la prise totale depuis le 24 février.

- Neutralité de l'Ukraine sur la table -

Sur le front diplomatique, les négociateurs russes sont arrivés lundi à Istanbul pour une nouvelle session de pourparlers avec les Ukrainiens qui devrait débuter mardi, selon des images de la chaîne turque NTV.

Une précédente séance de négociations en présentiel avait déjà eu lieu le 10 mars en Turquie, à Antalya, au niveau des ministres des Affaires étrangères, mais n'avait débouché sur aucune avancée concrète.

Les discussions s'étaient ensuite poursuivies en visioconférence pour tenter d'arrêter ce conflit qui a déjà contraint près de 3,9 millions d'Ukrainiens à fuir leur pays selon l'ONU, et causé plus de 500 milliards d'euros de pertes économiques à l'Ukraine selon une estimation de la ministre ukrainienne de l'Economie.

Un des points importants des négociations porte sur "les garanties de sécurité et la neutralité, le statut dénucléarisé de notre Etat", a déclaré dimanche le président Zelensky à des médias russes.

Ce point "est étudié en profondeur", mais il nécessitera un référendum et des garanties de sécurité, a-t-il prévenu, accusant Vladimir Poutine et son entourage de faire "traîner les choses".

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a cependant tempéré les attentes lundi, en affirmant que les négociations jusqu'ici n'avaient pas produit d'"avancées significatives".

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a affirmé qu'une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, que ce dernier appelle de ses voeux, serait pour l'heure "contre-productive". Il l'a conditionnée à la satisfaction des exigences de Moscou dans les négociations, dont la "démilitarisation" et la "dénazification" de l'Ukraine.

- Pas de couloir humanitaire -

A la veille de ces nouveaux pourparlers, la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk a indiqué que Kiev avait renoncé à ouvrir des couloirs humanitaires lundi, redoutant de possibles "provocations" des troupes russes.

En visite samedi à Varsovie, le président américain Joe Biden s'en était pris violemment au maître du Kremlin, le qualifiant de "boucher" et jugeant qu'il ne pouvait "pas rester au pouvoir" après son invasion de l'Ukraine.

Des propos nuancés très rapidement par la Maison Blanche mais que le porte-parole du Kremlin a qualifié d'"alarmants" lundi, alors que Moscou a éliminé la quasi-totalité des voix d'opposition à cette guerre.

Le journal indépendant russe Novaïa Gazeta, dont le rédacteur en chef Dmitri Mouratov a reçu en 2021 le Nobel de la Paix, est le dernier en date à avoir annoncé, lundi, suspendre ses publications en ligne et au format papier jusqu'à la fin de l'opération militaire en Ukraine.

M. Lavrov a de son côté indiqué qu'un décret était en préparation pour limiter l'accès au territoire russe aux ressortissants de pays auteurs d'actes "inamicaux" à l'égard de la Russie, visée par une multitude de sanctions depuis son offensive.

Il n'a cité aucun pays précis, même si Moscou a publié début mars une liste de pays inamicaux incluant notamment les Etats-Unis et les pays de l'Union européenne.

Lundi, Joe Biden a proposé un budget comprenant 6,9 milliards de dollars pour l'Initiative européenne de dissuasion, l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) et "la lutte contre l'agression russe", ainsi qu'un milliard supplémentaire en faveur de l'Ukraine.

Au moment où Kiev accentue la pression sur les entreprises occidentales restées en Russie, le brasseur néerlandais Heineken a annoncé lundi qu'il quitterait la Russie, où il compte 1.800 employés, suivi peu après par le brasseur danois Carlsberg.

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a par ailleurs salué la position des pays du G7 sur la décision de la Russie de demander un paiement en roubles pour ses livraisons de gaz, estimant que le "chantage" de Moscou était inacceptable.

burx-edy/cat/sg

(B.Hartmann--BBZ)