Berliner Boersenzeitung - La guerre en Ukraine, une manne à retardement pour les marchands d'armes américains

EUR -
AED 4.118062
AFN 72.886132
ALL 90.797235
AMD 404.11902
ANG 2.006927
AOA 1028.253081
ARS 1731.87548
AUD 1.607597
AWG 2.018381
AZN 1.90584
BAM 1.954054
BBD 2.258162
BDT 139.643955
BGN 1.959883
BHD 0.423226
BIF 3350.545862
BMD 1.121323
BND 1.431232
BOB 13.537539
BRL 6.13173
BSD 1.121188
BTN 105.868441
BWP 15.359999
BYN 3.345102
BYR 21977.928361
BZD 2.254865
CAD 1.568647
CDF 2595.862163
CHF 0.914662
CLF 0.027622
CLP 1087.11103
CNY 7.479002
CNH 7.474783
COP 3628.365348
CRC 508.441073
CUC 1.121323
CUP 26.907713
CVE 110.161146
CZK 24.317625
DJF 199.649793
DKK 7.473707
DOP 67.329228
DZD 152.374687
EGP 60.350045
ERN 16.819843
ETB 184.013406
FJD 2.51703
FKP 0.833184
GBP 0.832992
GEL 2.921044
GGP 0.833184
GHS 13.077496
GIP 0.833184
GMD 83.540375
GNF 9931.036084
GTQ 8.568266
GYD 234.907968
HKD 8.796049
HNL 30.133801
HRK 7.590246
HTG 146.937372
HUF 363.762185
IDR 20291.010227
ILS 3.57619
IMP 0.833184
INR 105.968713
IQD 1699.665854
IRR 2111909.033579
ISK 136.790253
JEP 0.833184
JMD 177.829488
JOD 0.794978
JPY 177.21219
KES 145.65975
KGS 98.0589
KHR 4561.638505
KMF 494.503587
KPW 1009.190545
KRW 1513.729589
KWD 0.348056
KYD 0.934373
KZT 504.123961
LAK 25233.224078
LBP 100398.388054
LKR 372.733565
LRD 190.595416
LSL 18.373516
LTL 3.310975
LVL 0.678277
LYD 7.177521
MAD 10.926041
MDL 20.046263
MGA 5083.411629
MKD 61.513614
MMK 2354.604384
MNT 4038.392223
MOP 9.059402
MRU 45.295116
MUR 52.422081
MVR 17.330045
MWK 1944.1192
MXN 20.876189
MYR 4.538218
MZN 71.66381
NAD 18.373516
NGN 1509.529609
NIO 41.262756
NOK 10.41363
NPR 169.387597
NZD 1.995001
OMR 0.431158
PAB 1.121188
PEN 3.861814
PGK 5.107344
PHP 70.619231
PKR 310.085712
PLN 4.394117
PYG 6907.764938
QAR 4.098337
RON 5.337271
RSD 117.516677
RUB 91.500723
RWF 1651.487248
SAR 4.212069
SBD 9.028575
SCR 15.472692
SDG 674.475095
SEK 10.98698
SGD 1.432619
SHP 0.835997
SLE 25.68978
SLL 23513.584971
SOS 640.715965
SRD 42.113539
STD 23209.119582
STN 24.477906
SVC 9.809752
SYP 14579.439675
SZL 18.366259
THB 37.508107
TJS 10.342764
TMT 3.935843
TND 3.340884
TOP 2.699876
TRY 56.119633
TTD 7.593146
TWD 37.009267
TZS 2963.300899
UAH 50.928976
UGX 4534.906719
USD 1.121323
UYU 45.159239
UZS 13378.923964
VES 1002.203593
VND 28798.374752
VUV 134.171993
WST 3.120822
XAF 655.957
XAG 0.021479
XAU 0.000272663092
XCD 3.030431
XCG 2.020612
XDR 0.792833
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.828442
ZAR 18.451144
ZMK 10093.246536
ZMW 22.730875
ZWL 361.065508
SSP 6442.579092
MXV 2.349254
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

La guerre en Ukraine, une manne à retardement pour les marchands d'armes américains
La guerre en Ukraine, une manne à retardement pour les marchands d'armes américains

La guerre en Ukraine, une manne à retardement pour les marchands d'armes américains

Les milliers de missiles, drones et munitions envoyés par les Etats-Unis en Ukraine n'ont pas rempli directement les coffres des marchands d'armes américains mais ces derniers devraient profiter à plus long terme du conflit, avec des pays occidentaux soucieux de muscler leur défense face à la Russie.

Taille du texte:

Washington, comme certains de ses alliés, a puisé dans ses stocks pour fournir à l'armée ukrainienne ses missiles Stinger et Javelin, des armes payées depuis longtemps à leurs fabriquants Lockeed-Martin et Raytheon Technologies.

Leurs comptes financiers du premier trimestre, dévoilés dans les semaines à venir, ne devraient donc pas gonfler outre-mesure.

Mais il va falloir réapprovisionner ces stocks.

Le Pentagone compte ainsi d'utiliser 3,5 milliards de dollars à cette fin, prévus dans une loi adoptée mi-mars, a indiqué à l'AFP une porte-parole du ministère de la Défense.

Le Javelin est actuellement produit par une co-entreprise de Lockheed et Raytheon. Le Stinger de Raytheon avait, lui, cessé d'être fabriqué avant une commande de 340 millions de dollars passée par le Pentagone l'été dernier.

"Nous explorons des options pour reconstituer plus rapidement les stocks américains et combler les stocks épuisés d'alliés et de partenaires", a indiqué la porte-parole. "Il faudra du temps pour relancer la base industrielle –- chez les fournisseurs principaux et sous-traitants –- pour permettre la reprise de la production".

Les profits que ces groupes pourraient retirer de ces missiles, réputés pour leur simplicité d'utilisation, ne devraient pas être mirobolants, estiment plusieurs experts du secteur de la défense interrogés par l'AFP.

Selon Colin Scarola, du cabinet CFRA, "si 1.000 Stinger et 1.000 Javelin sont envoyés en Europe de l'Est chaque mois pendant l'année à venir, cela pourrait revenir à 1 à 2 milliards de dollars de chiffre d'affaires" pour Raytheon et Lockheed. Une somme non négligeable mais à rapporter à leur chiffres d'affaires respectifs de 64 et 67 milliards l'an dernier.

"Raytheon gagne sans doute beaucoup plus d'argent en vendant un système de défense Patriot à l'Arabie saoudite qu'en fabriquant des missiles Stinger", remarque Jordan Cohen, spécialiste des ventes d'armes au centre de réflexion Cato Institute. "Ils ne vont pas forcément vouloir y consacrer trop de ressources".

Parmi les plus grandes entreprises du secteur de la défense aux Etats-Unis, Lockheed, Raytheon et Northrop Grumman n'ont pas répondu aux sollicitations de l'AFP. General Dynamics a souligné n'avoir pas modifié ses prévisions depuis janvier tandis que Boeing a simplement relevé qu'il revenait aux gouvernements de prendre leurs décisions budgétaires.

- Compétition entre grandes puissances -

Certains dirigeants avaient sous-entendu lors de la publication des résultats de leurs groupes fin janvier que l'environnement était porteur pour leurs activités.

Greg Hayes, le PDG de Raytheon, a ainsi reconnu que la montée des tensions en Asie, au Moyen-Orient ou en Europe de l'Est allait sans doute profiter aux ventes à l'international, "pas immédiatement" mais "plus tard en 2022 et au-delà".

Son homologue chez Lockheed-Martin, James Taiclet, a fait référence au "regain de compétition entre grandes puissances" susceptible de faire grimper le budget américain de la Défense.

"La guerre en Ukraine rebat les cartes de l'ordre géopolitique comme on ne l'avait plus vu depuis 30 ans", remarque Burkett Huey, du cabinet Morningstar. "Les gens réalisent que le monde est beaucoup moins sûr et qu'il va probablement y avoir besoin d'une augmentation des investissements dans la défense pouvant bénéficier aux entreprises du secteur".

Même son de cloche chez Eric Heginbotham, du Centre des études internationales du MIT, pour qui les gouvernements occidentaux, comme depuis quelques années en Asie, "vont moins chercher à faire baisser leurs dépenses" dans ce domaine.

Aux Etats-Unis, Joe Biden a proposé une augmentation du budget de la Défense de 4%, un chiffre à relativiser au regard de l'inflation. Mais au moins le budget ne recule pas.

L'Allemagne, après avoir longtemps traîné des pieds sur ses dépenses militaires, a annoncé fin février le déblocage immédiat d'une enveloppe de 100 milliards d'euros pour moderniser son armée.

Dans ce contexte, "les pays vont aussi probablement chercher à augmenter l'interopérabilité (de leurs équipements) avec ceux des Etats-Unis, qui est quand même le pilier de l'OTAN", ajoute M. Heginbotham.

L'Allemagne a ainsi décidé mi-mars d'acquérir des avions de chasse F-35 de Lockheed, début d'un processus de plusieurs années avant leur livraison, qui est le moment où les industriels reçoivent l'essentiel des revenus.

Cette "F-35-ification" des armées en dehors des Etats-Unis est une bonne nouvelle pour les entreprises américaines, et les militaires américains y voient sûrement un côté pratique, remarque Eric Gomez, spécialiste des politiques de défense au Cato Institute.

"Mais cela rend plus difficile pour les Etats-Unis d'envisager de se mettre en retrait en Europe" au moment où l'administration Biden "répète régulièrement que sa priorité (en termes de défense) est la Chine", ajoute-t-il.

(H.Schneide--BBZ)