Berliner Boersenzeitung - Ukraine: Poutine salue la "libération" de Marioupol, Biden augmente son aide militaire à Kiev

EUR -
AED 4.33068
AFN 75.469752
ALL 95.373151
AMD 434.277746
ANG 2.110664
AOA 1082.522302
ARS 1649.3201
AUD 1.625387
AWG 2.125541
AZN 1.995362
BAM 1.95525
BBD 2.368733
BDT 144.309375
BGN 1.967056
BHD 0.444075
BIF 3500.514569
BMD 1.179218
BND 1.49128
BOB 8.126712
BRL 5.795969
BSD 1.176069
BTN 111.059736
BWP 15.789555
BYN 3.323564
BYR 23112.673547
BZD 2.365334
CAD 1.60922
CDF 2670.92815
CHF 0.915964
CLF 0.026705
CLP 1050.534264
CNY 8.019567
CNH 8.014278
COP 4394.962773
CRC 540.647802
CUC 1.179218
CUP 31.249278
CVE 110.233968
CZK 24.335173
DJF 209.431043
DKK 7.476713
DOP 69.940311
DZD 156.042073
EGP 62.197491
ERN 17.688271
ETB 183.635605
FJD 2.5742
FKP 0.865141
GBP 0.864688
GEL 3.15439
GGP 0.865141
GHS 13.24827
GIP 0.865141
GMD 86.695397
GNF 10319.09507
GTQ 8.979472
GYD 246.070729
HKD 9.236463
HNL 31.265199
HRK 7.539087
HTG 153.976654
HUF 353.989694
IDR 20491.802496
ILS 3.421264
IMP 0.865141
INR 111.348251
IQD 1540.666287
IRR 1546544.457081
ISK 143.876452
JEP 0.865141
JMD 185.35782
JOD 0.83607
JPY 184.706847
KES 151.887242
KGS 103.087829
KHR 4718.671646
KMF 492.91338
KPW 1061.295931
KRW 1723.792866
KWD 0.362798
KYD 0.980124
KZT 543.556983
LAK 25791.739363
LBP 105318.051896
LKR 378.643408
LRD 215.809247
LSL 19.294268
LTL 3.481924
LVL 0.713297
LYD 7.436906
MAD 10.756172
MDL 20.111338
MGA 4912.617048
MKD 61.617654
MMK 2475.701034
MNT 4221.724801
MOP 9.482631
MRU 47.007767
MUR 55.210619
MVR 18.164382
MWK 2038.926022
MXN 20.468904
MYR 4.62374
MZN 75.363639
NAD 19.294268
NGN 1609.632307
NIO 43.277817
NOK 10.859773
NPR 177.695977
NZD 1.984381
OMR 0.453622
PAB 1.176069
PEN 4.066255
PGK 5.193538
PHP 71.360333
PKR 327.773928
PLN 4.23982
PYG 7183.977637
QAR 4.29879
RON 5.219576
RSD 117.336968
RUB 87.545155
RWF 1724.114644
SAR 4.442688
SBD 9.456659
SCR 17.540162
SDG 708.118256
SEK 10.86732
SGD 1.503385
SHP 0.880405
SLE 29.067335
SLL 24727.608129
SOS 672.110794
SRD 44.101584
STD 24407.432557
STN 24.493105
SVC 10.291103
SYP 130.399137
SZL 19.281572
THB 37.974336
TJS 10.972811
TMT 4.127263
TND 3.416038
TOP 2.839274
TRY 53.474588
TTD 7.970756
TWD 36.928418
TZS 3063.737527
UAH 51.660757
UGX 4406.759452
USD 1.179218
UYU 46.906795
UZS 14265.98398
VES 588.70806
VND 31022.868147
VUV 138.279547
WST 3.192258
XAF 655.772393
XAG 0.014675
XAU 0.00025
XCD 3.186895
XCG 2.119603
XDR 0.81557
XOF 655.772393
XPF 119.331742
YER 281.390924
ZAR 19.327106
ZMK 10614.362644
ZMW 22.390697
ZWL 379.707727
  • AEX

    -1.9400

    1017.5

    -0.19%

  • BEL20

    -6.5600

    5463.32

    -0.12%

  • PX1

    -89.4000

    8112.57

    -1.09%

  • ISEQ

    -222.6400

    12721.67

    -1.72%

  • OSEBX

    -8.9100

    1970.28

    -0.45%

  • PSI20

    -66.6800

    9067.26

    -0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -6.0000

    3992.65

    -0.15%

  • N150

    -9.6600

    4189.18

    -0.23%

Ukraine: Poutine salue la "libération" de Marioupol, Biden augmente son aide militaire à Kiev
Ukraine: Poutine salue la "libération" de Marioupol, Biden augmente son aide militaire à Kiev / Photo: Genya SAVILOV - AFP

Ukraine: Poutine salue la "libération" de Marioupol, Biden augmente son aide militaire à Kiev

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé jeudi que les forces russes avaient "libéré" le port stratégique ukrainien de Marioupol, affirmation jugée "contestable" par son homologue américain Joe Biden, qui a annoncé 800 millions de dollars d'aide militaire supplémentaire pour Kiev.

Taille du texte:

La chute définitive de Marioupol, grand port industriel sur la mer d'Azov devenu ville-martyre et champ de ruines après bientôt deux mois de pilonnage et de siège russes, marquerait une victoire importante pour Moscou, dont l'armée a accumulé les contre-performances depuis le début de son invasion de l'Ukraine le 24 février. Beaucoup pensaient initialement que Kiev tomberait entre ses mains en quelques jours.

Mais malgré un nouvel appel à la reddition de Vladimir Poutine jeudi, les derniers combattants ukrainiens, retranchés dans l'immense complexe métallurgique Azovstal, refusent de se rendre.

Vladimir Poutine a indiqué avoir ordonné à ses troupes de ne pas lancer d'assaut. "Il faut penser (...) à la vie et à la santé de nos soldats et de nos officiers, il ne faut pas pénétrer dans ces catacombes, et ramper sous terre", a-t-il déclaré jeudi lors d'une réunion avec son ministre de la défense Sergueï Choïgou diffusée à la télévision russe. "Bloquez toute cette zone de sorte que pas une mouche ne passe", a-t-il ajouté.

Dans ces conditions, le président américain Joe Biden a jugé "contestable" la prise de cette ville par l'armée russe.

"Il n'y a encore aucune preuve que Marioupol soit complètement perdue", a insisté Joe Biden. Vladimir Poutine "ne réussira jamais à dominer et occuper toute l'Ukraine", a-t-il ajouté.

Relayant un appel d'un commandant adjoint du bataillon Azov, parmi les derniers à se battre, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a réclamé jeudi, dans un tweet, l'instauration d'"un couloir humanitaire d'urgence" avec des "garanties" de sécurité pour évacuer les civils encore "présents en grand nombre" dans l'aciérie, selon lui.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky affirmait mercredi qu'il y avait encore quelque "1.000 civils, femmes et enfants" et des "centaines de blessés" dans l'aciérie. Jeudi, le maire de Marioupol Vadim Boïtchenko a parlé de "300 à 1.000 civils".

Le ministre russe Choïgou a lui parlé de 2.000 combattants encore dans l'aciérie. Il n'a pas parlé de civils. Ces chiffres sont invérifiables de source indépendante.

- Reprise des évacuations -

Depuis des jours déjà, les Russes contrôlent une grande partie de la ville, où il resterait selon eux quelque 250.000 habitants, ayant même emmené des journalistes occidentaux sur place.

Alors que les évacuations de civils ont été, tout au long du siège, rares et périlleuses à organiser, trois bus de civils sont arrivés jeudi après-midi à Zaporijjia, à 200 km au nord-ouest de Marioupol, a constaté l'AFP.

Mais les départs, étroitement contrôlés par les Russes, se font au compte-gouttes, selon le maire de Marioupol. La route est périlleuse avec de nombreux checkpoints à franchir dans cette région du sud-est de l'Ukraine où les combats continuent.

L'administration régionale a affirmé que la ville de Zaporijjia même avait subi jeudi deux frappes russes, apparemment sans faire de victimes. L'AFP n'a pas pu immédiatement confirmer cette information.

- Tirs sur toute la ligne de front

Dans le reste du Donbass et du sud du pays, les forces russes "poursuivent leurs tirs d'artillerie sur toute la ligne de front", selon Kiev. Avec notamment des combats dans la région d'Izioum, des "bombardements incessants" à Popasna et Roubijné, dans la région de Lougansk, et de nouvelles frappes sur Mykolaïv, sur la route d'Odessa, qui ont fait un mort et deux blessés, selon son gouverneur Vitaly Kim.

Le ministère russe de la Défense a lui affirmé avoir mené une série de frappes aériennes, notamment sur la zone de Mykolaïv, et visé à l'artillerie près de 60 "centres de commandement" ukrainiens dans l'est et le sud du pays.

Si les forces russes se sont retirées de la région de Kiev fin mars, à Borodianka, une des localités proches de la capitale qu'elles ont occupées, la police de Kiev a affirmé jeudi avoir déterré neuf nouveaux corps de civils "tués par les occupants russes", dont certaines avec "des signes de torture".

Au total, "1.020 corps de civils, uniquement des civils", ont été retrouvés par les autorités ukrainiennes et transportés dans des morgues pour examens, a indiqué jeudi à l'AFP la vice-Première ministre ukrainienne Olga Stefanichyna. Kiev dénonce avec les Occidentaux des "crimes de guerre" perpétrés par les Russes, une accusation formellement rejetée par la Russie.

En visite à Kiev avec son homologue danoise, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez s'est dit "choqué de voir les horreurs et les atrocités de la guerre de Poutine dans les rues de Borodianka", après un passage dans cette localité. "Nous ne laisserons pas le peuple ukrainien seul", a-t-il ajouté.

Dans une autre localité au nord de Kiev, Mochtchoun, dévastée par les combats, les habitants ne peuvent rentrer chez eux qu'après avoir signé une dérogation par laquelle ils acceptent le risque d'être tués ou blessés, en raison des mines et autres engins explosifs encore présents.

"J'utilise une corde avec un crochet", a expliqué à l'AFP Vadim Jerdetskiï, propriétaire d'une boulangerie. "Il faut le jeter et le faire traîner par terre. Si rien n'explose, tu peux avancer de cinq mètres. Pareil avec la porte, il faut utiliser le crochet pour l'ouvrir", détaille-t-il.

- Une guerre longue -

Si le calvaire de Marioupol semble toucher à sa fin, la bataille pour le contrôle de l'ensemble de la région du Donbass et une partie du sud de l'Ukraine s'annonce longue.

D'un côté, la prise de Marioupol, en permettant aux Russes de faire la jonction complète entre leurs forces dans le nord du Donbass et leurs forces venues de Crimée, pourrait dégager des effectifs pour renforcer leurs positions sur la ligne de front plus au nord. De l'autre, les Ukrainiens ont obtenu ces derniers jours une aide militaire plus substantielle tant des Américains que de certains de leurs alliés.

Joe Biden a encore annoncé jeudi une nouvelle enveloppe militaire de 800 millions de dollars pour l'Ukraine, comprenant "des armes d'artillerie lourde, des dizaines de (canons) Howitzer, 144.000 munitions ainsi que des drones", selon la Maison Blanche.

Pedro Sanchez a lui annoncé depuis Kiev que Madrid allait livrer à l'Ukraine "200 tonnes" de matériel militaire, soit le double de l'aide militaire envoyée jusqu'ici par l'Espagne.

Le président du Conseil européen Charles Michel, en visite à Kiev mercredi, avait aussi assuré au président Zelensky que l'Union européenne ferait "tout son possible" pour que l'Ukraine "gagne la guerre".

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, dont le pays se veut médiateur dans le conflit, a accusé mercredi "des pays au sein de l'Otan" de vouloir que "la guerre dure" et "que la Russie s'affaiblisse".

Le conflit a déjà jeté sur les routes de l'exil plus de 5 millions d'Ukrainiens, selon l'ONU, et déplacé plus de 7,7 millions de personnes à l'intérieur du pays, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Certains diplomates occidentaux redoutent qu'une guerre longue fragilise l'unité du camp occidental, qui a adopté contre la Russie des sanctions d'une ampleur inédite appelées à être encore renforcées. En guise de contre-sanctions, Moscou a interdit jeudi d'entrée sur son territoire 29 personnalités américaines, dont Mark Zuckerberg, patron de Meta, et la vice-présidente Kamala Harris, et 61 personnalités et journalistes canadiens.

burs-cat/uh/sg

(K.Müller--BBZ)