Berliner Boersenzeitung - Présidentielle au Cameroun: à Douala, des familles endeuillées par les violences post-électorales

EUR -
AED 4.340814
AFN 77.424187
ALL 96.796223
AMD 446.437284
ANG 2.115832
AOA 1083.873002
ARS 1692.028151
AUD 1.683052
AWG 2.127558
AZN 2.014053
BAM 1.960788
BBD 2.380756
BDT 144.557716
BGN 1.984976
BHD 0.44561
BIF 3502.910452
BMD 1.181977
BND 1.505229
BOB 8.167777
BRL 6.192199
BSD 1.182007
BTN 107.06735
BWP 15.648806
BYN 3.395838
BYR 23166.741897
BZD 2.377247
CAD 1.612559
CDF 2635.808307
CHF 0.916391
CLF 0.025749
CLP 1016.713123
CNY 8.200613
CNH 8.191269
COP 4362.805749
CRC 585.988116
CUC 1.181977
CUP 31.322381
CVE 110.546199
CZK 24.216697
DJF 210.061351
DKK 7.467557
DOP 74.599762
DZD 153.557459
EGP 55.380373
ERN 17.729649
ETB 183.755925
FJD 2.611582
FKP 0.872305
GBP 0.867931
GEL 3.185474
GGP 0.872305
GHS 12.990043
GIP 0.872305
GMD 86.284714
GNF 10375.392179
GTQ 9.066062
GYD 247.299062
HKD 9.235458
HNL 31.223424
HRK 7.535224
HTG 154.843881
HUF 377.769233
IDR 19913.528527
ILS 3.676745
IMP 0.872305
INR 107.086315
IQD 1548.438808
IRR 49790.765616
ISK 145.005349
JEP 0.872305
JMD 185.000591
JOD 0.838068
JPY 185.614659
KES 152.480449
KGS 103.36431
KHR 4770.133925
KMF 495.248621
KPW 1063.781616
KRW 1729.090422
KWD 0.363068
KYD 0.985006
KZT 584.825162
LAK 25400.612257
LBP 105854.765765
LKR 365.688666
LRD 222.215255
LSL 19.069508
LTL 3.49007
LVL 0.714966
LYD 7.48504
MAD 10.851303
MDL 20.153264
MGA 5247.347827
MKD 61.663517
MMK 2482.159747
MNT 4232.308603
MOP 9.512096
MRU 46.737888
MUR 54.442291
MVR 18.261986
MWK 2049.61366
MXN 20.401201
MYR 4.665857
MZN 75.351456
NAD 19.069508
NGN 1616.223466
NIO 43.500469
NOK 11.414372
NPR 171.307034
NZD 1.961709
OMR 0.45443
PAB 1.182007
PEN 3.9771
PGK 5.068894
PHP 69.098796
PKR 330.520757
PLN 4.217258
PYG 7809.866178
QAR 4.308432
RON 5.092078
RSD 117.376234
RUB 91.012615
RWF 1725.188411
SAR 4.4326
SBD 9.524543
SCR 16.230366
SDG 710.963286
SEK 10.641341
SGD 1.502328
SHP 0.886789
SLE 28.899767
SLL 24785.458022
SOS 674.315275
SRD 44.700037
STD 24464.529786
STN 24.56248
SVC 10.342308
SYP 13072.159035
SZL 19.065417
THB 37.26895
TJS 11.075473
TMT 4.142828
TND 3.42812
TOP 2.845916
TRY 51.526621
TTD 8.004327
TWD 37.365872
TZS 3043.590211
UAH 50.77211
UGX 4205.698153
USD 1.181977
UYU 45.686795
UZS 14515.106693
VES 446.769583
VND 30672.293481
VUV 141.823037
WST 3.222439
XAF 657.629832
XAG 0.015169
XAU 0.000238
XCD 3.194351
XCG 2.13031
XDR 0.818221
XOF 657.629832
XPF 119.331742
YER 281.78747
ZAR 18.937465
ZMK 10639.212255
ZMW 22.015
ZWL 380.595992
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

Présidentielle au Cameroun: à Douala, des familles endeuillées par les violences post-électorales
Présidentielle au Cameroun: à Douala, des familles endeuillées par les violences post-électorales / Photo: - - AFP

Présidentielle au Cameroun: à Douala, des familles endeuillées par les violences post-électorales

Sous un ciel gris, la cour d'une maison familiale du 3ème arrondissement de Douala s'est mué en lieu de recueillement: Achille Simo, 45 ans et père de cinq enfants, a été tué mercredi par balles en marge des violences qui secouent le Cameroun depuis la réélection contestée de Paul Biya.

Taille du texte:

Des proches de la famille sont venus apporter leur soutien à Elodie Fougué, désormais veuve de 39 ans, qui reçoit les condoléances en silence.

Depuis lundi et la réélection pour un huitième mandat de Paul Biya, 92 ans et au pouvoir depuis 1982 au Cameroun, les grandes villes du pays ont été secouées par des manifestations à l'appel du candidat autoproclamé victorieux Issa Tchiroma, mais réprimées dans le sang par le régime.

Achille Simo a été tué par balles mercredi alors qu’il se rendait dans une échoppe du quartier, selon des témoins.

"Le militaire lui a demandé de dégager de la route. Achille a répondu : +Faites votre travail, nous ne vous dérangeons pas+. Le capitaine a tiré à bout portant alors qu’il avait le dos tourné", raconte Basile Njeumeni Nana, son voisin de 40 ans.

"Comment peut-on abattre un civil qui ne représentait aucun danger ? Son seul tort a été de sortir pour chercher à manger pour sa famille", interroge le frère cadet de la victime, Christian Fokam. "Il ne manifestait même pas".

Non loin de l'endroit du tir, des habitants montrent des taches de sang encore visibles sur la chaussée malgré les récentes pluies.

"Depuis, le quartier vit dans la peur", raconte un voisin. Des militaires en patrouille passent sans un mot.

Le gouverneur de la région du Littoral a déploré quatre morts dimanche à Douala en marge d'une manifestation organisée la veille de la proclamation des résultats. Le gouvernement camerounais a admis mardi "des morts" dans les troubles post-électoraux sans toutefois préciser le nombre, lieu ou dates des décès.

Il y a "des centaines de morts et de blessés" selon un décompte du candidat Issa Tchiroma Bakary vendredi. Cet ancien ministre passé à l'opposition a crée un engouement inattendu chez les jeunes avides de changement. Il revendique la victoire à l'élection et a appelé à plusieurs reprises les Camerounais à sortir pour défendre sa victoire.

- "Opération ville morte"

À quelques rues de là, dans le quartier Newbell du 2ème arrondissement de Douala, une autre maison porte le deuil.

Les portes sont closes : la famille est partie enterrer Mohamed Pouamou, un chauffeur de 22 ans, victime collatérale d'une manifestation dimanche, selon ses proches.

Devant le portail, un groupe de jeunes discute à voix basse. "Il était assis, regardait un match dans une salle de projection. Une balle venue de nulle part l'a touché en pleine tête", affirme Idriss Fifen, mécanicien de 29 ans, qui dit avoir vu la scène.

Plusieurs villes ont été secouées par des manifestations sporadiques et limitées - quelques centaines de jeunes au maximum depuis l'annonce des résulats de l'élection.

À Douala ou encore à Garoua, fief de Tchiroma dans le nord du Cameroun, des affrontements ont opposé manifestants et forces de sécurité. Des témoins affirment que des tirs ont été effectués à balles réelles dans certains quartiers.

Paul Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale, a reconnu "des pertes en vie humaine" dans les affrontements et déploré "plusieurs édifices publics, commerces et bien privés", "incendiés, saccagés et pillés", à travers le pays.

"Des scènes de pillages et de vandalisme", ont notamment eu lieu à Douala, la capitale économique, a assuré le ministre.

Depuis ces incidents, la ville tente de retrouver un semblant de normalité. Certaines boutiques ont rouvert, mais la tension et la peur restent perceptibles.

Issa Tchiroma Bakary, qui était reclus à son domicile de Garoua depuis la proclamation des résultat, a assuré vendredi être sous la "protection" d'une partie de l'armée et a appelé à le soutenir via des "opérations ville morte" de lundi à mercredi.

"Gardons nos commerces fermés, suspendons nos activités, restons chez nous, en silence, pour montrer notre solidarité et rappeler à ce régime que la force d’une économie, c’est son peuple — et ce peuple ne le reconnaît plus comme son leader", a-t-il détaillé.

Dans plusieurs quartiers de Douala, des habitants disent faire des provisions en prévision de ces journées.

L'Union européenne et l'Union Africaine ont déploré la violence de la répression du régime. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a appelé à l'ouverture d'une enquête.

(Y.Berger--BBZ)