Berliner Boersenzeitung - Des manifestants autochtones perturbent de nouveau la COP30

EUR -
AED 4.332007
AFN 77.260018
ALL 96.740116
AMD 445.613214
ANG 2.11154
AOA 1081.673829
ARS 1701.248259
AUD 1.695822
AWG 2.123242
AZN 1.999365
BAM 1.957624
BBD 2.377605
BDT 144.374489
BGN 1.980949
BHD 0.444696
BIF 3498.154845
BMD 1.179579
BND 1.503456
BOB 8.156564
BRL 6.218269
BSD 1.180495
BTN 106.683927
BWP 15.628558
BYN 3.38145
BYR 23119.744766
BZD 2.374101
CAD 1.615144
CDF 2630.461064
CHF 0.916291
CLF 0.025871
CLP 1021.51513
CNY 8.183977
CNH 8.184874
COP 4362.082456
CRC 585.245174
CUC 1.179579
CUP 31.258839
CVE 110.367343
CZK 24.262784
DJF 210.214931
DKK 7.467459
DOP 74.499399
DZD 153.337061
EGP 55.273944
ERN 17.693682
ETB 183.934641
FJD 2.607462
FKP 0.863669
GBP 0.869249
GEL 3.178912
GGP 0.863669
GHS 12.961019
GIP 0.863669
GMD 86.109309
GNF 10360.607314
GTQ 9.054396
GYD 246.969013
HKD 9.21438
HNL 31.182047
HRK 7.533146
HTG 154.859662
HUF 380.35578
IDR 19910.641622
ILS 3.692317
IMP 0.863669
INR 106.677686
IQD 1546.440558
IRR 49689.757751
ISK 144.804767
JEP 0.863669
JMD 184.63199
JOD 0.836359
JPY 185.062986
KES 152.285155
KGS 103.153793
KHR 4764.296727
KMF 494.243633
KPW 1061.656325
KRW 1734.022177
KWD 0.362531
KYD 0.983716
KZT 582.212349
LAK 25372.635405
LBP 105735.122268
LKR 365.310298
LRD 219.5636
LSL 19.070965
LTL 3.48299
LVL 0.713515
LYD 7.477934
MAD 10.834847
MDL 20.061688
MGA 5222.865263
MKD 61.634416
MMK 2476.859793
MNT 4210.101928
MOP 9.499349
MRU 47.088865
MUR 54.331038
MVR 18.22445
MWK 2046.906758
MXN 20.555636
MYR 4.662282
MZN 75.198495
NAD 19.070965
NGN 1611.93005
NIO 43.439176
NOK 11.537171
NPR 170.695008
NZD 1.973718
OMR 0.453556
PAB 1.180495
PEN 3.96808
PGK 5.13178
PHP 69.069021
PKR 330.529398
PLN 4.224019
PYG 7795.228457
QAR 4.30239
RON 5.093771
RSD 117.37398
RUB 90.531925
RWF 1722.90494
SAR 4.423702
SBD 9.505221
SCR 17.531422
SDG 709.514706
SEK 10.659547
SGD 1.502205
SHP 0.88499
SLE 28.840809
SLL 24735.177088
SOS 673.427319
SRD 44.670911
STD 24414.899902
STN 24.522844
SVC 10.328621
SYP 13045.640245
SZL 19.061757
THB 37.374924
TJS 11.049046
TMT 4.134424
TND 3.420572
TOP 2.840142
TRY 51.444503
TTD 7.993446
TWD 37.333623
TZS 3037.415311
UAH 50.939352
UGX 4213.907525
USD 1.179579
UYU 45.55224
UZS 14479.488097
VES 445.863246
VND 30621.866027
VUV 141.181043
WST 3.215938
XAF 656.568614
XAG 0.01578
XAU 0.000242
XCD 3.187871
XCG 2.127482
XDR 0.816561
XOF 656.565829
XPF 119.331742
YER 281.212467
ZAR 19.112103
ZMK 10617.621216
ZMW 21.927333
ZWL 379.823897
  • AEX

    -3.9400

    981.19

    -0.4%

  • BEL20

    -38.6700

    5486.31

    -0.7%

  • PX1

    -56.8500

    8181.6

    -0.69%

  • ISEQ

    -44.8800

    13155.39

    -0.34%

  • OSEBX

    21.2000

    1788.2

    +1.2%

  • PSI20

    7.0200

    8784.92

    +0.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.2400

    4084.58

    -0.25%

  • N150

    -19.8800

    3955.37

    -0.5%

Des manifestants autochtones perturbent de nouveau la COP30
Des manifestants autochtones perturbent de nouveau la COP30 / Photo: Pablo PORCIUNCULA - AFP

Des manifestants autochtones perturbent de nouveau la COP30

Voulant alerter sur leur situation en Amazonie et parler à Lula, une soixantaine de manifestants autochtones ont bloqué vendredi pacifiquement l'entrée de la COP30, perturbant la conférence de l'ONU sur le climat à Belem, en Amazonie brésilienne.

Taille du texte:

Le blocage d'environ deux heures survient alors que l'encadrement de l'événement (10-21 novembre), coorganisé par le gouvernement brésilien et l'ONU Climat, est en question depuis une incursion mardi soir d'autres protestataires indigènes, qui s'étaient heurtés à la sécurité.

Vendredi matin, le rassemblement de membres de la communauté munduruku a semé un certain chaos et perturbé l'agenda des dizaines de milliers de délégués et d'observateurs. Il a aussi forcé le président de la conférence, le diplomate brésilien André Correa do Lago, à bouleverser son programme pour venir parlementer sur place.

Les manifestants - torses nus et portant des ornements traditionnels pour la plupart - s'étaient placés devant l'entrée principale de la "zone bleue", coeur de la conférence où se déroulent les négociations climatiques. Ces hommes et femmes de tous âges, venus avec plusieurs bébés, bloquaient également une rue adjacente.

"Lutter pour notre territoire c'est lutter pour notre vie", proclamait la pancarte de l'un des manifestants, qui protestaient contre de grands projets d'infrastructures en Amazonie et demandaient à voir le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

Devant des journalistes, une représentante des autochtones a lancé : "Nous exigeons la présence du président Lula, mais malheureusement on n'y arrive pas, comme toujours".

"Nous n'avons jamais été écoutés", a-t-elle déploré.

Le président de la COP, André Correa do Lago, et la directrice générale Ana Toni sont venus à la rencontre des protestataires.

- Voie ferrée -

"Il faut absolument les écouter", a dit le président de la conférence climat devant les journalistes.

Au bout d'un moment, il est reparti avec les manifestants pour tenir une réunion avec eux dans un tribunal proche du site de la COP. A cette rencontre devaient participer les ministres Sonia Guajajara (Peuples indigènes) et Marina Silva (Environnement), a indiqué M. Correa do Lago à l'AFP.

L'entrée principale a finalement rouvert, mettant fin à l'attente de milliers de délégués qui patientaient sous un soleil brûlant à l'extérieur.

Lula est un allié revendiqué de la cause autochtone. A son crédit : l'homologation de 16 terres indigènes, la chute spectaculaire de la déforestation ou la nomination d'une figure respectée, Sonia Guajajara, à la tête du tout premier ministère des Peuples indigènes.

Mais beaucoup déplorent la lenteur dans la démarcation de terres indigènes et l'exploration pétrolière lancée en octobre près de l'embouchure de l'Amazone.

Autre sujet de contentieux, mis en avant vendredi par les manifestants munduruku : le projet de construction de Ferrograo, une voie ferrée de près de 1.000 km censée traverser le Brésil d'ouest en est pour acheminer la production de céréales.

Critiquant le projet pétrolier et Ferrograo, l'emblématique cacique nonagénaire Raoni avait lancé jeudi au sujet de Lula, son cadet octogénaire: "Je vais prendre rendez-vous avec lui, et, si besoin est, je vais lui tirer l'oreille pour qu'il m'écoute".

Mardi soir, d'autres protestataires indigènes avaient forcé l'entrée de la "zone bleue" et s'étaient heurtés au personnel de sécurité, alimentant une polémique.

Selon la presse, le chef de l'ONU Climat, Simon Stiell, avait dans un courrier aux autorités brésiliennes dénoncé une "violation grave du cadre de sécurité établi".

Tout en rappelant que la sécurité à l'intérieur de la "zone bleue" est "confiée" au département de la sécurité des Nations unies, le gouvernement brésilien a affirmé jeudi avoir renforcé le dispositif de sécurité à la suite de l'incident.

Une réunion dans l'enceinte de la COP entre Simon Stiell, André Correa do Lago et des représentants indigènes s'est tenue jeudi.

(T.Renner--BBZ)