Berliner Boersenzeitung - L'économie serbe menacée par la fermeture de la seule raffinerie du pays

EUR -
AED 4.192588
AFN 73.053848
ALL 93.885271
AMD 419.455599
ANG 2.043687
AOA 1047.299808
ARS 1703.368812
AUD 1.647025
AWG 2.057496
AZN 1.942512
BAM 1.952256
BBD 2.298727
BDT 140.665872
BGN 1.930086
BHD 0.430392
BIF 3406.139955
BMD 1.141468
BND 1.47413
BOB 7.903333
BRL 5.903898
BSD 1.141338
BTN 108.333284
BWP 15.415016
BYN 3.259996
BYR 22372.769144
BZD 2.295433
CAD 1.621986
CDF 2574.009953
CHF 0.922423
CLF 0.02689
CLP 1058.256097
CNY 7.755303
CNH 7.766315
COP 3811.440932
CRC 519.956087
CUC 1.141468
CUP 30.248897
CVE 110.579714
CZK 24.232792
DJF 202.861527
DKK 7.475022
DOP 67.203902
DZD 151.858586
EGP 55.71299
ERN 17.122017
ETB 181.664778
FJD 2.558885
FKP 0.853909
GBP 0.85456
GEL 3.01915
GGP 0.853909
GHS 13.029857
GIP 0.853909
GMD 83.899985
GNF 10022.087194
GTQ 8.708268
GYD 238.739736
HKD 8.951562
HNL 30.551805
HRK 7.539278
HTG 149.310255
HUF 355.461638
IDR 20487.064316
ILS 3.466581
IMP 0.853909
INR 108.940717
IQD 1495.89357
IRR 1569518.243282
ISK 143.619658
JEP 0.853909
JMD 179.753681
JOD 0.809322
JPY 185.003433
KES 147.546268
KGS 99.821699
KHR 4577.285653
KMF 491.97247
KPW 1027.321432
KRW 1728.958684
KWD 0.353547
KYD 0.951078
KZT 535.552466
LAK 25711.562585
LBP 101866.589705
LKR 382.119659
LRD 207.444672
LSL 18.537768
LTL 3.370458
LVL 0.690462
LYD 7.317103
MAD 10.689791
MDL 20.081545
MGA 4896.896556
MKD 61.648662
MMK 2396.418035
MNT 4092.852945
MOP 9.218964
MRU 45.726831
MUR 53.73997
MVR 17.647288
MWK 1982.729707
MXN 19.989037
MYR 4.645885
MZN 72.950451
NAD 18.537145
NGN 1565.306577
NIO 42.000315
NOK 11.201113
NPR 173.331339
NZD 2.010153
OMR 0.438896
PAB 1.141338
PEN 3.879277
PGK 4.999344
PHP 70.163783
PKR 317.55735
PLN 4.301342
PYG 6948.386108
QAR 4.158937
RON 5.234888
RSD 117.33718
RUB 86.751854
RWF 1672.821081
SAR 4.366411
SBD 9.242806
SCR 15.681932
SDG 685.453028
SEK 11.062306
SGD 1.474291
SHP 0.852221
SLE 27.823344
SLL 23936.013497
SOS 652.373054
SRD 42.904345
STD 23626.079124
STN 24.769852
SVC 9.987001
SYP 126.168832
SZL 18.57199
THB 38.056042
TJS 10.551484
TMT 4.006552
TND 3.367105
TOP 2.748381
TRY 53.466164
TTD 7.745938
TWD 36.678716
TZS 2996.356425
UAH 50.79154
UGX 4177.416443
USD 1.141468
UYU 45.936608
UZS 13737.564763
VES 769.448442
VND 30011.471752
VUV 137.141767
WST 3.159331
XAF 654.768353
XAG 0.019036
XAU 0.000278
XCD 3.084874
XCG 2.056866
XDR 0.814083
XOF 652.919176
XPF 119.331742
YER 270.585186
ZAR 18.603528
ZMK 10274.582914
ZMW 21.029009
ZWL 367.55217
  • AEX

    -3.4600

    1079

    -0.32%

  • BEL20

    -8.0300

    5724.43

    -0.14%

  • PX1

    -43.2500

    8436.24

    -0.51%

  • ISEQ

    0.0000

    13960.76

    0%

  • OSEBX

    7.7500

    1945.97

    +0.4%

  • PSI20

    32.2600

    9249.11

    +0.35%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -19.2200

    4669.76

    -0.41%

  • N150

    -19.9200

    4217.93

    -0.47%

L'économie serbe menacée par la fermeture de la seule raffinerie du pays
L'économie serbe menacée par la fermeture de la seule raffinerie du pays / Photo: Andrej ISAKOVIC - AFP/Archives

L'économie serbe menacée par la fermeture de la seule raffinerie du pays

La mise à l'arrêt depuis mardi de la seule raffinerie de Serbie pourrait avoir des conséquences pendant plusieurs années, mettre en péril des milliers d'emplois et priver l'Etat d'importantes recettes, mettent en garde plusieurs experts interrogés par l'AFP.

Taille du texte:

Depuis le 9 octobre, NIS, principale entreprise pétrolière de Serbie, est sous le coup de sanctions américaines visant ses actionnaires russes, qui en possèdent environ 56%. La raffinerie de Pancevo, la seule du pays, ne reçoit donc depuis près de deux mois plus aucun pétrole brut.

Washington exige, pour lever les sanctions, une sortie totale des actionnaires russes Gazprom Neft et Intelligence, mais ces derniers n'ont donné aucune indication qu'ils avaient l'intention de vendre; et après des semaines de déclarations variées, le président serbe a annoncé mardi la mise à l'arrêt de la raffinerie.

La raffinerie fournissant 80 % des besoins en carburant de la Serbie, cette décision signifie une augmentation massive des importations de produits pétroliers finis pour combler le déficit - et donc de nouvelles dépenses.

NIS "est une entreprise très importante pour l'économie serbe, et toute réduction de son activité aurait un impact substantiel sur l'activité économique globale" du pays, explique Dejan Soskic, ancien gouverneur de la banque centrale, à l'AFP.

La fermeture pourrait affecter le PIB et réduire la croissance pendant plusieurs années, prévient ce professeur d'économie.

- 'Destruction totale' -

Aux inquiétudes sur le carburant s'ajoute la menace de sanctions secondaires si la banque centrale serbe continuait à autoriser NIS - une entité sous sanction - à faire du commerce sur ses marchés.

Aleksandar Vucic a affirmé mardi que NIS pourrait effectuer des transactions "jusqu'à la fin de la semaine", notamment pour payer les salaires et les sous-traitants, mais la suite est plus floue.

Si Washington décidait d'imposer des sanctions à la banque centrale serbe alors le risque serait "la destruction totale du système financier serbe", a dit M. Vucic.

Ces sanctions secondaires reviendraient à placer la banque centrale sur "une liste noire", précise M. Soskic, "ce qui voudrait dire la fin d'un climat d'affaires normal" dans le pays.

Cela pourrait aussi entraîner un gel des avoirs étrangers et une interdiction pour la banque centrale d'intervenir sur les marchés internationaux.

- 2 milliards -

NIS et ses filiales ont contribué en 2024 à hauteur de plus de 2 milliards d'euros aux revenus de l'Etat serbe, selon le rapport annuel de l'entreprise - soit près de 12% du budget national.

NIS possède autour de 20% des stations essences du pays, et se présente comme l'un des plus grands employeurs de Serbie, avec environ 13.500 salariés.

La mise à l'arrêt de la raffinerie pourrait à terme entraîner des licenciements, envisage M. Soskic, et si la banque centrale la coupe des marchés, NIS ne pourrait plus ni recevoir ni envoyer d'argent.

Ses stations-services devraient alors fermer - quand bien même elles parviendraient à s'approvisionner en carburant, ajoute l'expert en énergie, Zeljko Markovic.

A cela s'ajoutent les sanctions américaines imposées à Lukoil; également majoritairement russe, qui possède une centaine de stations-services en Serbie. La licence de l'entreprise expire le 13 décembre.

Au total, estime M. Markovic, si NIS et Lukoil ferment leurs stations, environ un tiers des stations-services du pays seront à l'arrêt.

Le président serbe a assuré que les réserves de l'Etat pouvaient tenir des mois - sans donner de chiffres - et qu'aucune pénurie ne frapperait les citoyens.

Quant à une hausse des prix - probable s'il faut importer du carburant en quantité - l'Etat pourrait l'amortir en réduisant les taxes sur le carburant, estime M. Soskic.

- Bras de fer -

Combien de temps cela peut-il durer ? Face au bras de fer entre Washington et Gazprom, Aleksandar Vucic a donné jusqu'à la mi-janvier aux Russes pour vendre - affirmant que des Hongrois et des Emiratis étaient intéressés.

Mais si les Russes refusent de céder leurs parts, le président serbe a prévenu que son pays était prêt à racheter NIS - et vient de mettre de côté, dans son budget 2026 tout juste adopté, 1,4 milliards d'euros à cet effet.

La Serbie avait vendu la majorité des parts de NIS à Gazprom pour 400 millions d'euros en 2008.

Belgrade et Moscou devront également se mettre d'accord sur leurs contrats de gaz : la Russie fournit plus de 92% du gaz utilisé en Serbe, et le contrat qui lie les deux pays prend fin à la fin de l'année.

S'il n'est pas renouvelé "d'ici vendredi" 5 décembre, a déclaré M. Vucic, "nous commencerons à négocier avec d'autres".

(S.G.Stein--BBZ)