Berliner Boersenzeitung - Le gouvernement lance des conférences sur la "souveraineté alimentaire", sur fond de méfiance agricole

EUR -
AED 4.197354
AFN 73.137697
ALL 93.993381
AMD 419.937085
ANG 2.046034
AOA 1048.502951
ARS 1704.915797
AUD 1.646311
AWG 2.059859
AZN 1.944734
BAM 1.954498
BBD 2.301367
BDT 140.827417
BGN 1.932302
BHD 0.43088
BIF 3410.051689
BMD 1.142779
BND 1.475823
BOB 7.91241
BRL 5.903588
BSD 1.142649
BTN 108.457698
BWP 15.432719
BYN 3.26374
BYR 22398.462835
BZD 2.298069
CAD 1.620929
CDF 2576.965842
CHF 0.921988
CLF 0.026891
CLP 1058.33901
CNY 7.76421
CNH 7.771735
COP 3810.961318
CRC 520.553224
CUC 1.142779
CUP 30.283636
CVE 110.706709
CZK 24.225421
DJF 203.09473
DKK 7.475127
DOP 67.281095
DZD 152.195481
EGP 55.773541
ERN 17.141681
ETB 181.958936
FJD 2.57525
FKP 0.85489
GBP 0.854516
GEL 3.011247
GGP 0.85489
GHS 13.044793
GIP 0.85489
GMD 83.986725
GNF 10033.596803
GTQ 8.718268
GYD 239.013914
HKD 8.962208
HNL 30.586892
HRK 7.535943
HTG 149.481728
HUF 354.535092
IDR 20478.994565
ILS 3.470562
IMP 0.85489
INR 108.502554
IQD 1497.611507
IRR 1571320.734227
ISK 143.612727
JEP 0.85489
JMD 179.960116
JOD 0.81024
JPY 185.027407
KES 147.681212
KGS 99.936497
KHR 4579.683873
KMF 493.108861
KPW 1028.501244
KRW 1728.475955
KWD 0.353923
KYD 0.95217
KZT 536.167514
LAK 24658.295504
LBP 102335.833728
LKR 382.558499
LRD 207.76065
LSL 18.524633
LTL 3.374329
LVL 0.691255
LYD 7.275897
MAD 10.695917
MDL 20.104607
MGA 4908.234279
MKD 61.651655
MMK 2399.170167
MNT 4097.553325
MOP 9.229552
MRU 45.756627
MUR 53.801903
MVR 17.656153
MWK 1983.863856
MXN 19.997826
MYR 4.660256
MZN 73.021451
NAD 18.524227
NGN 1566.006538
NIO 41.825782
NOK 11.194477
NPR 173.530399
NZD 2.008204
OMR 0.439396
PAB 1.142649
PEN 3.894017
PGK 5.007671
PHP 70.214038
PKR 318.092806
PLN 4.298511
PYG 6956.365884
QAR 4.165993
RON 5.234953
RSD 117.364524
RUB 87.419167
RWF 1674.170819
SAR 4.292345
SBD 9.253566
SCR 16.09825
SDG 686.238265
SEK 11.045036
SGD 1.476202
SHP 0.8532
SLE 27.855242
SLL 23963.502474
SOS 653.0966
SRD 42.953642
STD 23653.212162
STN 24.855437
SVC 9.998471
SYP 126.313729
SZL 18.494459
THB 38.07742
TJS 10.563602
TMT 3.999726
TND 3.369481
TOP 2.751537
TRY 53.522048
TTD 7.754834
TWD 36.702685
TZS 2999.797581
UAH 50.84987
UGX 4182.213938
USD 1.142779
UYU 45.989363
UZS 13753.341932
VES 761.337677
VND 30045.938003
VUV 137.299266
WST 3.162959
XAF 655.520313
XAG 0.018751
XAU 0.000276
XCD 3.088417
XCG 2.059228
XDR 0.815018
XOF 654.811751
XPF 119.331742
YER 270.924282
ZAR 18.565074
ZMK 10286.405295
ZMW 21.053159
ZWL 367.97428
  • AEX

    -3.4600

    1079

    -0.32%

  • BEL20

    -8.0300

    5724.43

    -0.14%

  • PX1

    -43.2500

    8436.24

    -0.51%

  • ISEQ

    0.0000

    13960.76

    0%

  • OSEBX

    7.7500

    1945.97

    +0.4%

  • PSI20

    32.2600

    9249.11

    +0.35%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -19.2200

    4669.76

    -0.41%

  • N150

    -19.9200

    4217.93

    -0.47%

Le gouvernement lance des conférences sur la "souveraineté alimentaire", sur fond de méfiance agricole
Le gouvernement lance des conférences sur la "souveraineté alimentaire", sur fond de méfiance agricole / Photo: Thomas SAMSON - AFP/Archives

Le gouvernement lance des conférences sur la "souveraineté alimentaire", sur fond de méfiance agricole

Dans une France agricole affaiblie, le gouvernement lance lundi les "conférences de la souveraineté alimentaire" destinées à définir une stratégie agricole nationale sur dix ans, un exercice que les agriculteurs, échaudés, abordent avec méfiance.

Taille du texte:

De l'élevage à la viticulture en passant par les céréales, les difficultés sont telles que la balance agricole française pourrait être déficitaire en 2025, pour la première fois en près de 50 ans. Aujourd'hui, la France importe la moitié des fruits, légumes et du poulet qu'elle consomme, 60% de la viande ovine, 25% du bœuf...

Ces conférences, promises par la loi d'orientation agricole de mars 2025, se dérouleront sur plusieurs mois, par filières de production et au niveau régional, pour des conclusions en juin.

La ministre Annie Genevard a livré en février une vision de la souveraineté alimentaire conçue comme un "réarmement" dans un monde secoué de conflits: "la France doit produire plus pour manger mieux", avait-elle assené, appelant à la "mobilisation générale".

- Retour "symbolique" à Rungis -

Elle franchit une étape supplémentaire lundi en lançant son opération "grand réveil alimentaire" au marché de gros de Rungis, avec un discours qualifié de "majeur" par son entourage.

Cette entrée en matière a fait bondir le premier syndicat FNSEA, qui participera au chantier mais pas à son lancement, "s'apparentant davantage à une opération de communication".

"Cela fait 15, 20 ans qu'on dit qu'on va dans le mauvais sens. Ce qui nous intéresse maintenant, c'est ce qu'on va faire, (...) comment on assure des revenus sur les exploitations", souligne le secrétaire général de la FNSEA Hervé Lapie.

Le premier syndicat goûte assez peu ce retour "symbolique" à Rungis, où Emmanuel Macron avait en 2017 prôné une stratégie de "montée en gamme", depuis percutée par l'inflation et la concurrence accrue sur les marchés.

Huit ans plus tard, l'ambiance est morose. Après deux hivers de colère dans les campagnes, le monde agricole reste au bord de l'explosion, entre crises sanitaires dans l'élevage et prix en berne.

La mobilisation s'organise, en France contre la politique d'abattage systématique de bovins touchés par la dermatose, et à Bruxelles, où une manifestation est prévue le 18 décembre contre l'accord de libre-échange UE-Mercosur ou la taxe carbone aux frontières pour les engrais.

Pour la Coordination rurale, 2e syndicat agricole qui boude aussi le discours de Rungis, "le ministère ne répond pas aux attentes actuelles des agriculteurs" qu'on "empêche de produire" avec des contraintes trop fortes.

A rebours de cette vision anti-normes, la Confédération paysanne est aussi critique du gouvernement, estimant que la souveraineté est avant tout la capacité d'une société à choisir son agriculture et non une course pour produire et exporter plus.

Plusieurs filières soulignent que le temps n'est plus "aux nouvelles consultations" mais aux "décisions": "il y a urgence", a résumé l'interprofession de la viande mercredi.

Certaines ont établi des diagnostics précis, comme celle de la betterave sucrière, ou lancé des "plans de souveraineté" comme les fruits et légumes en 2023, ou le blé dur et la viande en 2024. Qu'espérer donc de ces conférences ?

- Impliquer la transformation -

L'idée est de construire à partir "de l'évolution de la demande", en interrogeant notamment les industriels: "il s'agit bien d'élaborer un plan d'action de production et de transformation à dix ans et on fera en sorte de partir de la demande du consommateur français, européen et mondial", explique le ministère.

Des "projets structurants" seront identifiés, de même que des "trajectoires de production", assure-t-on.

Ce plan devra aussi tenir compte de la stratégie française de lutte contre le changement climatique ou de réduction des pesticides.

Ludovic Spiers, ex-directeur général du géant coopératif agricole Agrial, a été nommé "coordinateur général" du chantier. Des groupes de travail sectoriels sont prévus (cultures, viandes blanches, viticulture...), réunissant les interprofessions, l'amont (l'agriculture) et l'aval (la transformation), l'établissement public FranceAgrimer, la recherche.

Ces conférences "doivent être l'occasion d'un sursaut national. Je veux impliquer le consommateur citoyen, lui faire prendre conscience que par son acte d'achat, il a une importance capitale. Ce +grand réveil alimentaire+ s'adresse d'abord à lui", a affirmé Mme Genevard dans Les Echos dimanche.

Elles devront aussi prendre en considération des stratégies nationales nutrition et climat (Snanc, SNBC...) qui se font toujours attendre.

(P.Werner--BBZ)