Berliner Boersenzeitung - Accord UE-Mercosur: dernière ligne droite agitée, la France sème le trouble

EUR -
AED 4.199055
AFN 73.176343
ALL 93.736674
AMD 418.740472
ANG 2.047106
AOA 1049.030252
ARS 1698.78048
AUD 1.645562
AWG 2.058079
AZN 1.962695
BAM 1.955522
BBD 2.302573
BDT 140.901202
BGN 1.933315
BHD 0.431042
BIF 3402.231219
BMD 1.143377
BND 1.476597
BOB 7.916555
BRL 5.876164
BSD 1.143247
BTN 108.514523
BWP 15.440805
BYN 3.26545
BYR 22410.19818
BZD 2.299273
CAD 1.625505
CDF 2578.315681
CHF 0.921848
CLF 0.02691
CLP 1059.09933
CNY 7.770849
CNH 7.771508
COP 3836.820303
CRC 520.82596
CUC 1.143377
CUP 30.299503
CVE 110.250773
CZK 24.229483
DJF 203.583729
DKK 7.474539
DOP 67.510993
DZD 152.110291
EGP 55.856619
ERN 17.150662
ETB 183.392433
FJD 2.559682
FKP 0.855338
GBP 0.854109
GEL 3.012816
GGP 0.855338
GHS 13.050316
GIP 0.855338
GMD 84.046882
GNF 10026.70615
GTQ 8.722836
GYD 239.139141
HKD 8.966738
HNL 30.602917
HRK 7.534284
HTG 149.560047
HUF 353.886185
IDR 20456.680624
ILS 3.458774
IMP 0.855338
INR 108.506007
IQD 1497.6002
IRR 1572944.369234
ISK 143.791093
JEP 0.855338
JMD 180.054404
JOD 0.810647
JPY 185.114523
KES 147.826876
KGS 99.988572
KHR 4592.347155
KMF 493.362371
KPW 1029.040113
KRW 1730.764682
KWD 0.354092
KYD 0.952669
KZT 536.448431
LAK 25760.563196
LBP 102375.989365
LKR 382.758935
LRD 207.841362
LSL 18.569223
LTL 3.376097
LVL 0.691618
LYD 7.332958
MAD 10.69018
MDL 20.11514
MGA 4847.353298
MKD 61.641602
MMK 2400.427177
MNT 4099.700177
MOP 9.234387
MRU 45.622514
MUR 53.830285
MVR 17.665285
MWK 1981.944249
MXN 19.916778
MYR 4.654571
MZN 73.061641
NAD 18.569223
NGN 1567.273882
NIO 42.074387
NOK 11.213172
NPR 173.621318
NZD 2.008754
OMR 0.439627
PAB 1.143247
PEN 3.886481
PGK 5.024286
PHP 70.242257
PKR 317.844395
PLN 4.292479
PYG 6960.010569
QAR 4.167808
RON 5.233701
RSD 117.34716
RUB 87.180244
RWF 1675.369157
SAR 4.294937
SBD 9.258415
SCR 15.390648
SDG 686.598532
SEK 11.043311
SGD 1.476426
SHP 0.853647
SLE 27.86985
SLL 23976.057799
SOS 653.307126
SRD 43.097351
STD 23665.604914
STN 24.496732
SVC 10.003709
SYP 126.379909
SZL 18.558443
THB 38.033879
TJS 10.569136
TMT 4.001821
TND 3.381419
TOP 2.752979
TRY 53.555491
TTD 7.758897
TWD 36.705501
TZS 3001.369264
UAH 50.876512
UGX 4184.405147
USD 1.143377
UYU 46.013459
UZS 13738.047008
VES 761.736568
VND 30061.68013
VUV 137.371201
WST 3.164616
XAF 655.863763
XAG 0.018593
XAU 0.000275
XCD 3.090035
XCG 2.060307
XDR 0.815445
XOF 655.863763
XPF 119.331742
YER 271.066227
ZAR 18.561363
ZMK 10291.771981
ZMW 21.06419
ZWL 368.167075
  • AEX

    -0.7600

    1081.66

    -0.07%

  • BEL20

    12.6100

    5745.06

    +0.22%

  • PX1

    -15.2600

    8464.33

    -0.18%

  • ISEQ

    4.1900

    13964.95

    +0.03%

  • OSEBX

    10.4700

    1948.54

    +0.54%

  • PSI20

    51.6100

    9267.89

    +0.56%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -115.3000

    4688.99

    -2.4%

  • N150

    -11.4400

    4226.36

    -0.27%

Accord UE-Mercosur: dernière ligne droite agitée, la France sème le trouble
Accord UE-Mercosur: dernière ligne droite agitée, la France sème le trouble / Photo: Sameer Al-DOUMY - AFP/Archives

Accord UE-Mercosur: dernière ligne droite agitée, la France sème le trouble

Ursula von der Leyen sera-t-elle au Brésil samedi pour signer l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur ? La France a semé le trouble en réclamant le report du vote des Etats européens attendu cette semaine à Bruxelles.

Taille du texte:

"A ce stade, le compte n'y est pas pour protéger les agriculteurs français. Les exigences françaises n'ont pas été remplies", a tonné Paris dimanche soir.

Emmanuel Macron a demandé à la présidente de la Commission européenne un report de l'examen de l'accord, a indiqué son entourage, alors que les Vingt-Sept doivent se prononcer entre mardi et vendredi.

Ce bras de fer lance une semaine qui s'annonçait déjà agitée à Bruxelles. Les syndicats agricoles promettent jusqu'à 10.000 manifestants dans la capitale belge jeudi, en marge d'un sommet européen entre chefs d'Etat et de gouvernement.

Les agriculteurs de l'UE restent vent debout contre cet accord de libre-échange avec l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay et le Paraguay.

L'accord favoriserait les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de spiritueux. En retour, il faciliterait l'entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, ce qui alarme les filières.

La Commission européenne n'a quant à elle pas varié. "On espère avoir toutes les conditions pour une signature le week-end prochain", affirmait récemment sa porte-parole Paula Pinho.

Ursula von der Leyen voudrait parapher ce traité commercial samedi lors du sommet du Mercosur dans la ville brésilienne de Foz do Iguaçu.

"C'est maintenant ou jamais", martèle une source au sein de la Commission, à propos de négociations entamées il y a plus de 25 ans.

Avant de s'envoler au Brésil, Ursula von der Leyen a besoin de l'aval des Etats européens dans la semaine. Et le report en 2026 réclamé par la France est balayé par d'autres pays.

"S'il n'y a pas de compromis cette semaine, on risque une crise européenne grave. Ce sera un grand échec pour la Commission, pour l'Allemagne et pour l'Espagne", met en garde un diplomate européen, sous couvert de l'anonymat.

Ardents défenseurs de cet accord commercial, Allemands, Espagnols et Scandinaves veulent relancer leurs exportations, au moment où l'économie européenne souffre de la concurrence chinoise et des taxes douanières des Etats-Unis.

La France aura donc du mal à bloquer ce traité qui n'a besoin que d'une majorité qualifiée pour être adopté.

L'Italie, qui a soufflé le chaud et le froid, pourrait jouer les arbitres.

- Sauvegarde et contrôles renforcés -

Pour compliquer encore l'équation, avant le vote des Vingt-Sept, un autre scrutin est attendu dès ce mardi, au Parlement européen cette fois.

A Strasbourg, les eurodéputés se penchent sur les mesures de "sauvegarde" destinées à rassurer les agriculteurs et amadouer la France.

Avec ce dispositif, l'Union européenne promet un "suivi renforcé" des produits les plus sensibles tels que la viande bovine, la volaille, le riz, le miel, les œufs, l'ail, l'éthanol et le sucre, et une intervention en cas de déstabilisation du marché.

Les Etats européens ont déjà approuvé cette clause de sauvegarde. Mais le Parlement européen pourrait encore la consolider.

Autre signal pour tenter de convaincre Paris, la Commission européenne a annoncé la semaine dernière le renforcement de ses contrôles sur les importations agricoles, afin de s'assurer qu'elles respectent les normes européennes.

Bruxelles promet également de mettre à jour ses règles sur les traces de pesticides dans les produits importés, afin d'éviter que des substances, pourtant interdites en Europe, rentrent sur le continent via les importations.

Si Ursula von der Leyen signe le traité samedi, la partie ne sera pas terminée pour autant.

Il restera une ultime étape au Parlement européen: l'adoption définitive de l'accord au début de l'année 2026 a priori.

Des sources internes s'attendent à un scrutin serré dans l'hémicycle, où les considérations nationales pèseront.

Tous bords politiques confondus, "tous les Français voteront contre, la plupart des Polonais aussi", pronostique un bon connaisseur des équilibres parlementaires. En ajoutant la gauche radicale et l'extrême droite, "on arrive déjà à 300 opposants" au traité, calcule-t-il, sur un total de 720 élus.

(H.Schneide--BBZ)