Berliner Boersenzeitung - Iran: la répression s'accentue, Trump menace les partenaires de Téhéran de sanctions

EUR -
AED 4.277636
AFN 76.286087
ALL 92.285223
AMD 424.474037
ANG 2.084439
AOA 1069.132812
ARS 1762.221846
AUD 1.618647
AWG 2.096338
AZN 1.978299
BAM 1.956905
BBD 2.345754
BDT 143.571044
BGN 1.975643
BHD 0.439101
BIF 3482.25093
BMD 1.164632
BND 1.481436
BOB 13.480783
BRL 6.016607
BSD 1.164672
BTN 111.209163
BWP 15.60501
BYN 3.512383
BYR 22826.795393
BZD 2.342352
CAD 1.613645
CDF 2649.538628
CHF 0.936948
CLF 0.027314
CLP 1074.990303
CNY 7.829532
CNH 7.826248
COP 3687.959954
CRC 529.205545
CUC 1.164632
CUP 30.862759
CVE 110.697901
CZK 24.152322
DJF 206.979122
DKK 7.474156
DOP 67.869001
DZD 154.755969
EGP 58.546653
ERN 17.469486
ETB 187.028852
FJD 2.552409
FKP 0.85675
GBP 0.857189
GEL 3.038813
GGP 0.85675
GHS 13.038066
GIP 0.85675
GMD 85.602124
GNF 10222.567156
GTQ 8.888017
GYD 243.662775
HKD 9.129536
HNL 31.305262
HRK 7.532613
HTG 152.366008
HUF 365.477378
IDR 20650.097404
ILS 3.454824
IMP 0.85675
INR 111.22129
IQD 1526.250784
IRR 1600874.606261
ISK 140.198221
JEP 0.85675
JMD 184.895959
JOD 0.825742
JPY 185.709971
KES 150.749559
KGS 101.847514
KHR 4710.938144
KMF 492.63983
KPW 1048.169518
KRW 1609.428835
KWD 0.359347
KYD 0.97056
KZT 538.975814
LAK 26111.059035
LBP 104292.832962
LKR 382.63928
LRD 211.642882
LSL 18.610952
LTL 3.438857
LVL 0.704474
LYD 7.377955
MAD 10.788863
MDL 19.950519
MGA 5048.681448
MKD 61.555276
MMK 2445.738022
MNT 4188.311658
MOP 9.402946
MRU 46.702469
MUR 54.494553
MVR 18.005097
MWK 2021.801784
MXN 19.766799
MYR 4.696616
MZN 74.425803
NAD 18.598864
NGN 1564.834589
NIO 42.765602
NOK 10.861724
NPR 177.934261
NZD 1.957875
OMR 0.447801
PAB 1.164672
PEN 3.902718
PGK 5.158179
PHP 72.130357
PKR 323.243482
PLN 4.336683
PYG 6914.96277
QAR 4.245377
RON 5.257731
RSD 117.25048
RUB 100.082259
RWF 1712.009654
SAR 4.3716
SBD 9.317208
SCR 17.006873
SDG 699.944451
SEK 11.093765
SGD 1.480743
SHP 0.862837
SLE 28.771937
SLL 24421.758589
SOS 665.58599
SRD 43.943958
STD 24105.53967
STN 24.864902
SVC 10.19084
SYP 15142.55059
SZL 18.412932
THB 38.303014
TJS 10.743995
TMT 4.08786
TND 3.372196
TOP 2.804155
TRY 56.059233
TTD 7.905564
TWD 36.911844
TZS 3083.367805
UAH 51.889914
UGX 4373.468759
USD 1.164632
UYU 46.816829
UZS 13771.778473
VES 915.733351
VND 30371.284197
VUV 137.95807
WST 3.151923
XAF 656.341584
XAG 0.016831
XAU 0.000253
XCD 3.147477
XCG 2.09903
XDR 0.823456
XOF 655.104639
XPF 119.331742
YER 276.075721
ZAR 18.646701
ZMK 10483.086908
ZMW 22.157793
ZWL 375.011163
  • AEX

    -4.4300

    1103.38

    -0.4%

  • BEL20

    -22.2700

    5838.67

    -0.38%

  • PX1

    -142.1600

    8319.87

    -1.68%

  • ISEQ

    -182.5500

    14191.46

    -1.27%

  • OSEBX

    -4.6100

    2089.76

    -0.22%

  • PSI20

    -56.6800

    9389.24

    -0.6%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    54.3300

    4949.2

    +1.11%

  • N150

    -20.3800

    4316.72

    -0.47%

Iran: la répression s'accentue, Trump menace les partenaires de Téhéran de sanctions

Iran: la répression s'accentue, Trump menace les partenaires de Téhéran de sanctions

Le président américain Donald Trump a menacé lundi les partenaires commerciaux de l'Iran de sanctions douanières, au moment où selon une ONG le bilan de la répression des manifestations contre le pouvoir dépasse les 600 morts.

Taille du texte:

Donald Trump, qui a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement, a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l'Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis.

"Cette décision est définitive" et "prend effet immédiatement", a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social, une mesure susceptible de frapper notamment la Chine, principal partenaire commercial de l'Iran.

Lundi, les autorités iraniennes ont tenté de reprendre le contrôle de la rue en organisant des rassemblements massifs à travers le pays.

A l'appel du président Massoud Pezeshkian, des milliers d'Iraniens ont envahi selon les images de la télévision d'Etat la place de la Révolution, au coeur de Téhéran, en soutien au pouvoir confronté à l'un de ses plus grands défis depuis la proclamation de la République islamique en 1979.

Leur mobilisation est un "avertissement" aux Etats-Unis, a réagi le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

Dans la capitale, au milieu de drapeaux de la République islamique et de slogans "Mort à l'Amérique", la foule a récité des prières pour les membres des forces de sécurité tués dans ce que le gouvernement qualifie "d'émeutes". Des dizaines sont morts au total, selon la presse iranienne.

L'Iran mène une guerre contre des "terroristes", a lancé sur place le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, menaçant d'infliger à Donald Trump une leçon "inoubliable" en cas d'attaque américaine.

D'autres rassemblements similaires ont eu lieu dans plusieurs villes, d'après les médias officiels, tandis que le gouvernement a décrété trois jours de deuil national.

- Prêts pour "la guerre" -

Dans le même temps, dénonce l'ONG Iran Human Rights (IHR), la répression du mouvement débuté le 28 décembre contre le marasme économique et défiant désormais ouvertement le pouvoir, s'intensifie.

Mais la réalité pourrait être bien plus noire, craint IRH, évoquant des rapports pour l'heure non confirmés allant jusqu'à 6.000 morts. Les autorités ont imposé une coupure totale des communications internet depuis le 8 janvier, compliquant la collecte d'informations.

Sur une vidéo authentifiée dimanche par l'AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de la capitale, et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.

Le Centre pour les droits de l'homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a affirmé dimanche que les hôpitaux étaient "débordés" par l'afflux de manifestants blessés et que les réserves de sang diminuaient.

A Paris, le président français Emmanuel Macron a condamné "la violence d'Etat qui "frappe aveuglément" les manifestants, et Londres a fustigé "l'horrible" répression, appelant à "cesser immédiatement les violences". L'Union européenne a dit envisager "de nouvelles sanctions, plus sévères" contre l'Iran.

En écho à Téhéran, Moscou a de son côté dénoncé les "tentatives d'ingérence extérieures".

Les autorités iraniennes ont convoqué lundi des ambassadeurs ou chargés d'affaires d'Allemagne, de France, d'Italie, de Grande-Bretagne, en poste à Téhéran, pour protester contre le soutien affiché aux manifestants.

Le personnel diplomatique non essentiel de l'ambassade de France a par ailleurs quitté le pays, selon deux sources informées du dossier.

Après les menaces répétées de Donald Trump, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que son pays "ne cherchait pas la guerre", mais y était "tout à fait préparé", tout en laissant la porte ouverte à des négociations.

- "Ligne rouge franchie" -

Selon la Maison Blanche, des frappes aériennes pour mettre fin à la répression du mouvement sont toujours sur la table.

Les Etats-Unis avaient mené en juin des frappes contre les installations nucléaires iraniennes, aux côtés de son allié Israël.

La vague de contestation survient dans un pays affaibli par cette guerre de 12 jours et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire, rétablies en septembre par l'ONU.

Le fils de l'ancien chah d'Iran, chassé du pouvoir en 1979, et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté sur les réseaux sociaux les forces armées et de sécurité à "se tenir aux côtés du peuple".

Dans une interview sur CBS News, il a mis en garde contre un pouvoir iranien qui "tente de duper le monde en faisant croire une nouvelle fois qu'il est prêt à négocier".

Donald Trump "sait ce qui est en jeu", ajoute l'ancien prince héritier, estimant que "la ligne rouge qui avait été tracée a été clairement franchie par ce régime".

Ce mouvement est d'une ampleur sans précédent depuis celui qui avait ébranlé l'Iran après la mort en septembre 2022 de la jeune Kurde Mahsa Amini, arrêtée par la police des moeurs pour avoir prétendûment enfreint le code vestimentaire imposé aux femmes.

(T.Renner--BBZ)