Berliner Boersenzeitung - Au Pakistan, Imaan Mazari, l'avocate des marginalisés face à l'État

EUR -
AED 4.285243
AFN 76.426903
ALL 92.371621
AMD 425.687405
ANG 2.0884
AOA 1071.16406
ARS 1761.323046
AUD 1.632169
AWG 2.094488
AZN 1.97687
BAM 1.955734
BBD 2.349331
BDT 143.235148
BGN 1.979397
BHD 0.439808
BIF 3478.961051
BMD 1.166845
BND 1.482326
BOB 13.419603
BRL 6.019292
BSD 1.16642
BTN 111.621697
BWP 15.629274
BYN 3.495221
BYR 22870.171343
BZD 2.345931
CAD 1.617283
CDF 2657.486069
CHF 0.936625
CLF 0.027086
CLP 1066.026757
CNY 7.843711
CNH 7.843069
COP 3569.065265
CRC 528.509275
CUC 1.166845
CUP 30.921405
CVE 110.261738
CZK 24.094422
DJF 207.704745
DKK 7.475326
DOP 68.601204
DZD 155.233653
EGP 59.198037
ERN 17.502682
ETB 190.539944
FJD 2.5862
FKP 0.856109
GBP 0.855187
GEL 3.039628
GGP 0.856109
GHS 12.976616
GIP 0.856109
GMD 86.34689
GNF 10249.179861
GTQ 8.900737
GYD 244.03278
HKD 9.146073
HNL 31.283549
HRK 7.535253
HTG 152.595485
HUF 362.354545
IDR 20655.498629
ILS 3.495729
IMP 0.856109
INR 111.462506
IQD 1528.05479
IRR 1603916.621553
ISK 140.989826
JEP 0.856109
JMD 184.535331
JOD 0.82732
JPY 185.877315
KES 150.990594
KGS 102.040725
KHR 4720.860325
KMF 493.575393
KPW 1050.161272
KRW 1615.50954
KWD 0.360182
KYD 0.971975
KZT 533.616499
LAK 26205.22467
LBP 104462.323694
LKR 383.658649
LRD 211.703736
LSL 18.694747
LTL 3.445391
LVL 0.705813
LYD 7.387813
MAD 10.81938
MDL 20.155576
MGA 5022.088131
MKD 61.522916
MMK 2450.108021
MNT 4196.603383
MOP 9.414421
MRU 46.70082
MUR 54.573323
MVR 18.039518
MWK 2022.635495
MXN 19.769443
MYR 4.717093
MZN 74.567247
NAD 18.694827
NGN 1572.184484
NIO 42.928546
NOK 10.894562
NPR 178.59242
NZD 1.958924
OMR 0.448646
PAB 1.166365
PEN 3.916067
PGK 5.248777
PHP 72.00488
PKR 323.66288
PLN 4.303886
PYG 7010.09298
QAR 4.251974
RON 5.253604
RSD 117.377658
RUB 98.569705
RWF 1719.2565
SAR 4.377877
SBD 9.357372
SCR 15.99257
SDG 701.853607
SEK 11.086963
SGD 1.482313
SHP 0.864476
SLE 28.762561
SLL 24468.165322
SOS 666.583134
SRD 44.073502
STD 24151.345516
STN 24.49896
SVC 10.205742
SYP 15171.324778
SZL 18.689328
THB 38.201373
TJS 10.777581
TMT 4.095628
TND 3.3964
TOP 2.809484
TRY 56.124449
TTD 7.9188
TWD 37.163097
TZS 3092.138135
UAH 52.175416
UGX 4344.871449
USD 1.166845
UYU 46.748617
UZS 13786.592098
VES 914.436322
VND 30468.085665
VUV 138.039443
WST 3.169086
XAF 655.940404
XAG 0.017213
XAU 0.000252
XCD 3.153458
XCG 2.102147
XDR 0.82502
XOF 655.940404
XPF 119.331742
YER 276.655273
ZAR 18.674534
ZMK 10503.006917
ZMW 22.133294
ZWL 375.723767
  • AEX

    0.5600

    1110.56

    +0.05%

  • BEL20

    19.1900

    5832.89

    +0.33%

  • PX1

    38.8800

    8492

    +0.46%

  • ISEQ

    97.1800

    14387.69

    +0.68%

  • OSEBX

    11.9000

    2100.48

    +0.57%

  • PSI20

    63.8600

    9455.69

    +0.68%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -192.5200

    4731.3

    -3.91%

  • N150

    28.5000

    4346.36

    +0.66%

Au Pakistan, Imaan Mazari, l'avocate des marginalisés face à l'État
Au Pakistan, Imaan Mazari, l'avocate des marginalisés face à l'État / Photo: Aamir QURESHI - AFP/Archives

Au Pakistan, Imaan Mazari, l'avocate des marginalisés face à l'État

Des Afghans aux journalistes, en passant par les accusés de blasphème, l'avocate pakistanaise Imaan Mazari a fait de la défense des communautés marginalisées son combat, s'attirant en retour les foudres du pouvoir.

Taille du texte:

Samedi, Imaan Mazari et son époux Hadi Ali Chattha, également avocat, ont été condamnés à dix ans de prison pour la publication de contenus jugés "anti-étatiques" sur les réseaux sociaux.

"La vérité semble extrêmement difficile à défendre dans ce pays", avait-elle regretté mardi auprès de l'AFP devant un tribunal d'Islamabad. "Mais nous le savions en choisissant cette profession. Nous sommes prêts à faire face et ne reculerons pas".

Issue d'une famille influente, Imaan Mazari est la fille de l'ancienne ministre des Droits de l'Homme Shireen Mazari et d'un éminent pédiatre.

Si sa mère se dit "fière du combat" mené par sa fille en faveur des plus "défavorisés et marginalisés", elle confiait mardi craindre pour sa sécurité. "Nous nous attendons à ce qu'elle souffre elle aussi pour avoir dénoncé des violations des droits humains", déclarait-elle.

-Un "défi constant"-

Avocate pro bono, Imaan Mazari s'est illustrée dans des dossiers particulièrement sensibles, notamment ceux portant sur des accusations de disparitions forcées imputées aux services de sécurité et visant les Baloutches, une minorité vivant entre l'Afghanistan, l'Iran et le Pakistan.

Elle a notamment défendu la figure de proue de ce mouvement, Mahrang Baloch, emprisonnée depuis mars 2025.

L'avocate intervient aussi régulièrement dans des affaires de blasphème -une accusation grave au Pakistan très majoritairement musulman- ainsi que dans des dossiers concernant des Afghans confrontés à une répression accrue des autorités.

En novembre, le Parlement a adopté une réforme constitutionnelle prévoyant une refonte du système judiciaire et remettant en cause son indépendance, selon ses opposants.

Malgré tout, Imaan Mazari a poursuivi son engagement, rapporte Asad Ali Toor, journaliste qu'elle a défendu dans plusieurs affaires. Elle représente "un défi constant pour l'État" en défendant "tous ceux qui subissent directement ses agissements", affirme-t-il.

"Issue d'une famille très aisée, elle s'est considérablement compliqué la vie par son activisme", ajoute-t-il.

-"Continuer à se battre"-

Diplômée de l'Université d'Édimbourg, Imaan Mazari est régulièrement ciblée par des remarques sexistes et des photomontages diffusés sur les réseaux sociaux, dans un pays conservateur où l'honneur des femmes occupe une place centrale.

En 2025, elle a reçu le prix "Jeune Inspiration" du Forum mondial de l'expression pour son " courage, son intégrité et son impact exceptionnels dans la défense de l'État de droit et de la justice".

La même année, le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l'homme a estimé que les poursuites engagées contre elle "semblent refléter un usage arbitraire du système judiciaire à des fins de harcèlement et d'intimidation".

En janvier 2026, lors d'une conférence de presse, le porte-parole de l'armée pakistanaise avait mis en cause l'avocate en dénonçant des "éléments occultes commettant des crimes subtils". "Ils agissent sous couvert de démocratie et de droits de l'homme pour promouvoir le terrorisme", avait déclaré le lieutenant-général Ahmed Chaudhry.

Malgré ces accusations, Imaan Mazari martelait mardi inlassablement vouloir poursuivre son combat aux côtés de son mari: "nous ne sommes pas les premiers à être emprisonnés illégalement dans ce pays".

(O.Joost--BBZ)