Berliner Boersenzeitung - Entre la France et l'UE, une défiance croissante sur fond de Mercosur

EUR -
AED 4.186331
AFN 72.386569
ALL 93.992206
AMD 419.518881
ANG 2.040903
AOA 1045.299549
ARS 1697.906586
AUD 1.654709
AWG 2.051843
AZN 1.939651
BAM 1.953577
BBD 2.295577
BDT 140.528221
BGN 1.927456
BHD 0.429707
BIF 3401.484137
BMD 1.139913
BND 1.474515
BOB 7.892948
BRL 5.930631
BSD 1.139698
BTN 108.786808
BWP 15.456274
BYN 3.306508
BYR 22342.28907
BZD 2.292281
CAD 1.620181
CDF 2593.301706
CHF 0.91979
CLF 0.026773
CLP 1053.712282
CNY 7.74508
CNH 7.746938
COP 3862.742399
CRC 518.707403
CUC 1.139913
CUP 30.207687
CVE 110.139654
CZK 24.215337
DJF 202.958131
DKK 7.474544
DOP 67.772276
DZD 151.956709
EGP 55.97017
ERN 17.098691
ETB 183.95853
FJD 2.583783
FKP 0.858499
GBP 0.856753
GEL 3.009552
GGP 0.858499
GHS 12.965131
GIP 0.858499
GMD 83.770858
GNF 9995.492971
GTQ 8.69499
GYD 238.407631
HKD 8.941481
HNL 30.505016
HRK 7.531411
HTG 149.079031
HUF 356.008411
IDR 20542.366905
ILS 3.421568
IMP 0.858499
INR 108.779019
IQD 1493.087674
IRR 1568519.886045
ISK 143.799612
JEP 0.858499
JMD 179.00628
JOD 0.808195
JPY 184.196236
KES 147.4476
KGS 99.684993
KHR 4575.772412
KMF 493.582359
KPW 1025.921836
KRW 1765.114959
KWD 0.352552
KYD 0.949811
KZT 541.179356
LAK 25564.681516
LBP 102062.8507
LKR 382.547925
LRD 206.862762
LSL 18.657921
LTL 3.365865
LVL 0.689522
LYD 7.320669
MAD 10.678699
MDL 20.184851
MGA 4841.447656
MKD 61.616498
MMK 2392.969618
MNT 4085.663391
MOP 9.20794
MRU 45.497622
MUR 53.883374
MVR 17.611345
MWK 1976.442015
MXN 20.015953
MYR 4.651186
MZN 72.841193
NAD 18.658002
NGN 1563.618165
NIO 41.941716
NOK 11.288218
NPR 174.062143
NZD 2.01031
OMR 0.438297
PAB 1.139693
PEN 3.895715
PGK 5.007247
PHP 70.192367
PKR 316.927756
PLN 4.290238
PYG 6926.117643
QAR 4.154672
RON 5.231974
RSD 117.329249
RUB 88.812024
RWF 1670.883771
SAR 4.29428
SBD 9.175276
SCR 15.723727
SDG 684.521437
SEK 11.078959
SGD 1.475634
SHP 0.85106
SLE 27.785356
SLL 23903.4037
SOS 651.353005
SRD 42.751855
STD 23593.891574
STN 24.472042
SVC 9.97265
SYP 125.996943
SZL 18.656522
THB 37.978493
TJS 10.542556
TMT 3.989694
TND 3.371863
TOP 2.744637
TRY 53.227991
TTD 7.732166
TWD 36.405161
TZS 2992.285662
UAH 51.07532
UGX 4177.22773
USD 1.139913
UYU 45.747335
UZS 13577.369436
VES 721.077648
VND 29968.305084
VUV 136.786246
WST 3.157154
XAF 655.208458
XAG 0.019043
XAU 0.00028
XCD 3.080671
XCG 2.054026
XDR 0.815058
XOF 655.211328
XPF 119.331742
YER 271.980987
ZAR 18.671941
ZMK 10260.581555
ZMW 20.771179
ZWL 367.051427
  • AEX

    4.9400

    1078.12

    +0.46%

  • BEL20

    61.5900

    5764.54

    +1.08%

  • PX1

    148.4000

    8485.37

    +1.78%

  • ISEQ

    139.4000

    13941.07

    +1.01%

  • OSEBX

    29.6700

    1931.44

    +1.56%

  • PSI20

    119.0900

    9209.81

    +1.31%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -58.5800

    4518.09

    -1.28%

  • N150

    66.4400

    4218.96

    +1.6%

Entre la France et l'UE, une défiance croissante sur fond de Mercosur
Entre la France et l'UE, une défiance croissante sur fond de Mercosur / Photo: Romeo BOETZLE - AFP/Archives

Entre la France et l'UE, une défiance croissante sur fond de Mercosur

Malaise entre Paris et Bruxelles. Un sondage publié mercredi confirme la défiance croissante des Français à l'égard de l'Union européenne, et la tendance pourrait s'accentuer sur fond de tensions concernant l'accord commercial avec le Mercosur.

Taille du texte:

Une nouvelle fois, la France figure parmi les pays les plus critiques à l'égard de l'UE dans l'Eurobaromètre, une vaste enquête réalisée dans les 27 Etats européens.

29% des Français interrogés ont une opinion négative de l'UE, un score en hausse par rapport au printemps dernier (25%), et le plus élevé en Europe avec les Grecs (29%).

33% des Français ont une "image neutre" de l'Union européenne et 38% une opinion positive.

Dans l'ensemble, la France est parmi les plus sévères à l'égard de l'UE avec la Grèce et la République tchèque, à l'inverse de la Suède, du Portugal, du Danemark ou de l'Irlande, particulièrement enthousiastes vis-à-vis du projet européen.

"Il y a une tendance spécifique à la France, toujours un peu plus critique", convient Delphine Colard, porte-parole du Parlement européen, qui a publié l'Eurobaromètre.

Les sondés ont été interrogés en novembre, relève cette responsable. "On n'était pas encore dans le dur des discussions sur le Mercosur", cet accord de libre-échange avec l'Amérique latine, qui a poussé des milliers d'agriculteurs dans la rue, particulièrement en France, en décembre et en janvier.

- "La confiance, ça s'entretient" -

Les Français seront-ils encore plus critiques dans le prochain sondage ?

"Ce qui est extrêmement dangereux, c'est que le Mercosur alimente l'euroscepticisme", redoute auprès de l'AFP un haut fonctionnaire européen, anonymement.

La classe politique française est unanime contre ce traité commercial avec l'Amérique latine.

Et le gouvernement a opté pour un ton particulièrement offensif, y compris vis-à-vis de la présidente de la Commission, l'Allemande Ursula von der Leyen.

"Il est hors de question de brader l'agriculture française pour privilégier l'industrie allemande", avait lâché la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon le 22 janvier.

Avant de lancer qu'Ursula von der Leyen "n'incarne pas l'Union européenne. Ceux qui incarnent l'Union européenne, ce sont les eurodéputés, les chefs d'État et les peuples".

Interrogée mercredi, Maud Bregeon a souligné le positionnement "fondamentalement pro-européen" de sa famille politique.

Mais "il faut de la réciprocité dans l'écoute", a-t-elle ajouté. "La confiance, c'est comme dans toute relation, ça s'entretient (...) Il ne faut pas altérer cette confiance par des décisions qui seraient incomprises".

Les critiques contre la gestion très centralisée d'Ursula von der Leyen ne sont pas nouvelles, y compris en interne où certains responsables de la Commission voudraient davantage de marges de manoeuvre.

Mais elles ont redoublé durant le second mandat de la présidente de la Commission, par exemple l'été dernier quand elle est allée parapher en Ecosse un accord commercial avec les Etats-Unis, jugé déséquilibré par une partie de la classe politique.

Puis la signature du traité de libre-échange avec l'Amérique latine a tendu les relations avec la France.

- "Autoritarisme bureaucratique" -

Durant les manifestations d'agriculteurs, Ursula von der Leyen a été régulièrement huée, quand bien même cet accord avec le Mercosur était soutenu par une majorité de dirigeants européens, de l'Allemagne à l'Espagne en passant par les pays scandinaves.

Certains diplomates européens pointent une forme de germanophobie voire de machisme dans les reproches régulièrement adressés à la cheffe de l'exécutif européen.

Et au-delà du Mercosur, la relation ambivalente des Français avec l'Union européenne inquiète à Bruxelles, dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027.

Dans la bulle européenne, nombre de fonctionnaires et de diplomates redoutent l'arrivée au pouvoir en France de l'extrême droite, qu'elle soit représentée par Marine Le Pen ou Jordan Bardella, qui pourfend régulièrement "l'autoritarisme bureaucratique d'Ursula von der Leyen".

"On peut vivre avec (le Premier ministre tchèque Andrej) Babis, on vit très bien avec (la cheffe du gouvernement italien Giorgia) Meloni. Mais là, c'est complètement autre chose", estime un haut fonctionnaire européen, au moment où le Rassemblement national caracole dans les sondages.

Le même responsable estime que l'impact du Mercosur dans l'opinion est contrebalancé par la crise avec Donald Trump au sujet du Groenland qui a poussé l'Europe à resserrer les rangs, avec une "multiplication des appels à l'unité européenne".

Dans l'Eurobaromètre, les Français restent encore majoritaires (53%) à penser que l'appartenance à l'Union européenne est une "bonne chose".

Un score nettement en dessous de la moyenne des Européens (62%).

(H.Schneide--BBZ)