Berliner Boersenzeitung - Après la chute d'Andrew, les finances des Windsor scrutées

EUR -
AED 4.295822
AFN 77.201367
ALL 92.660201
AMD 426.003004
ANG 2.093556
AOA 1073.808585
ARS 1751.365823
AUD 1.638203
AWG 2.105507
AZN 1.971651
BAM 1.95812
BBD 2.358715
BDT 143.109589
BGN 1.984284
BHD 0.441525
BIF 3480.498869
BMD 1.169726
BND 1.488596
BOB 13.509009
BRL 6.076028
BSD 1.171093
BTN 112.020268
BWP 15.722699
BYN 3.562052
BYR 22926.632659
BZD 2.355311
CAD 1.609847
CDF 2661.126791
CHF 0.93467
CLF 0.027414
CLP 1078.955682
CNY 7.864361
CNH 7.862196
COP 3598.545547
CRC 530.63108
CUC 1.169726
CUP 30.997743
CVE 110.395822
CZK 24.127818
DJF 208.538014
DKK 7.476392
DOP 68.431385
DZD 155.415588
EGP 59.511573
ERN 17.545892
ETB 188.503665
FJD 2.566962
FKP 0.859766
GBP 0.857117
GEL 3.047187
GGP 0.859766
GHS 13.028439
GIP 0.859766
GMD 85.389905
GNF 10290.414342
GTQ 8.936552
GYD 244.910225
HKD 9.173145
HNL 31.448113
HRK 7.534095
HTG 153.214838
HUF 364.235762
IDR 20699.12314
ILS 3.50643
IMP 0.859766
INR 111.969989
IQD 1532.926128
IRR 1607876.330773
ISK 142.018526
JEP 0.859766
JMD 185.283526
JOD 0.829395
JPY 185.950783
KES 151.421063
KGS 102.291504
KHR 4708.136516
KMF 493.624623
KPW 1052.753884
KRW 1615.269033
KWD 0.360533
KYD 0.975952
KZT 533.670132
LAK 26381.149586
LBP 104727.417559
LKR 386.396238
LRD 212.55097
LSL 18.895811
LTL 3.453897
LVL 0.707556
LYD 7.416821
MAD 10.828232
MDL 20.107742
MGA 5053.216838
MKD 61.597995
MMK 2455.966851
MNT 4209.140383
MOP 9.461112
MRU 46.799058
MUR 54.567427
MVR 18.083949
MWK 2030.715131
MXN 19.809318
MYR 4.73156
MZN 74.751358
NAD 18.895811
NGN 1578.030824
NIO 42.926839
NOK 10.908381
NPR 179.234163
NZD 1.959669
OMR 0.449758
PAB 1.171088
PEN 3.921547
PGK 5.184171
PHP 72.222391
PKR 324.948962
PLN 4.318027
PYG 7051.386218
QAR 4.263671
RON 5.25102
RSD 117.312001
RUB 96.85296
RWF 1718.912586
SAR 4.394925
SBD 9.388002
SCR 16.055679
SDG 703.576037
SEK 11.072838
SGD 1.485599
SHP 0.86661
SLE 28.834272
SLL 24528.571726
SOS 669.307452
SRD 44.086971
STD 24210.969763
STN 24.973653
SVC 10.247099
SYP 15208.779371
SZL 18.820757
THB 38.326661
TJS 10.820777
TMT 4.105739
TND 3.388716
TOP 2.81642
TRY 56.198908
TTD 7.936371
TWD 37.288538
TZS 3094.514067
UAH 52.237726
UGX 4356.162166
USD 1.169726
UYU 46.935017
UZS 13863.594664
VES 911.190122
VND 30504.118698
VUV 138.280501
WST 3.192504
XAF 656.749301
XAG 0.017
XAU 0.000258
XCD 3.161243
XCG 2.110592
XDR 0.827057
XOF 656.738059
XPF 119.331742
YER 277.336532
ZAR 18.815268
ZMK 10528.935752
ZMW 22.104383
ZWL 376.651345
  • AEX

    0.3300

    1102.78

    +0.03%

  • BEL20

    -4.0200

    5743.62

    -0.07%

  • PX1

    -47.6000

    8453.09

    -0.56%

  • ISEQ

    55.9000

    14031.78

    +0.4%

  • OSEBX

    -4.7900

    2075.92

    -0.23%

  • PSI20

    44.3400

    9282.81

    +0.48%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -2.4200

    4833.67

    -0.05%

  • N150

    -19.7800

    4279.87

    -0.46%

Après la chute d'Andrew, les finances des Windsor scrutées

Après la chute d'Andrew, les finances des Windsor scrutées

La déchéance de l'ex-prince Andrew déclenchée par l'affaire Epstein a placé la famille royale britannique et ses finances sous les projecteurs, avec une enquête parlementaire attendue prochainement, une démarche rare illustrant une quête de transparence accrue.

Taille du texte:

Dans la ligne de mire de la commission des comptes publics de la Chambre des communes, le loyer symbolique payé par Andrew pendant plus de vingt ans pour sa luxueuse résidence de Royal Lodge, située dans le domaine de Windsor.

Un arrangement révélé par le Times en octobre lors de la saga qui a mené le roi Charles III à déchoir de son titre de prince son frère Andrew, en raison de ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein, mort en détention en 2019.

Andrew Mountbatten-Windsor, tel qu'il est désormais appelé, a finalement quitté lundi cette demeure de 30 pièces après la publication de nouveaux documents et photos le concernant dans le dossier Epstein.

Il avait été sommé par le roi lui-même de quitter ce manoir pour se réinstaller dans une résidence du domaine de Sandringham, propriété personnelle du monarque, dans le nord-est de l'Angleterre.

Reste que les conditions de l'ancien bail qui liait Andrew au Crown Estate, la société commerciale qui gère l'immense parc foncier et immobilier de la Couronne dont le domaine de Windsor, interrogent.

Les députés ont rappelé qu'elles avaient des conséquences directes sur les ressources de l'Etat, les bénéfices du Crown Estate étant reversés au Trésor public.

"Toute baisse de revenus (...) réduit l'excédent annuel du Crown Estate et représente donc un coût pour le contribuable", s'est inquiété le président de la commission parlementaire des comptes publics, Geoffrey Clifton-Brown, qui a annoncé en décembre l'ouverture prochaine de l'enquête.

- "Tournant" -

Pour Francesca Jackson, doctorante en droit à l'université de Lancaster, cette enquête, dont la date exacte de lancement n'est pas connue, "marque un tournant dans l'équilibre constitutionnel entre le Parlement et la monarchie".

"Historiquement, le Parlement a toujours fait preuve d'une grande déférence envers la monarchie", souligne auprès de l'AFP cette chercheuse, dont la thèse porte sur la monarchie constitutionnelle du Royaume-Uni.

Mais elle en est persuadée: c'est "la pression" des députés sur le roi Charles qui a mené à ce que celui-ci agisse contre Andrew.

Comme elle, Norman Baker, ex-parlementaire libéral-démocrate (centriste) de 1997 à 2015, estime que la déchéance d'Andrew a "ouvert la porte" à l'idée de questionner la monarchie. Pour lui, l'enquête à venir est "un premier pas".

Dans son livre "Royal Mint, National Debt: The Shocking Truth about the Royals" (Monnaie royale, dette nationale: la vérité choquante sur les finances de la famille royale), il dénonce "la grande opacité" des finances royales, et plus globalement "le vrai coût" de la monarchie pour le contribuable britannique.

Il fustige la hausse "obscène" du Sovereign Grant, allocation annuelle versée au roi pour remplir ses fonctions officielles, notamment l'entretien des résidences royales.

En 2011, cette subvention s'élevait à 7,9 millions de livres sterling par an. Quatorze ans plus tard (pour l'année 2025-2026), elle s'élève à 132,1 millions de livres (plus de 151 millions d'euros). Et devrait atteindre 137,9 millions de livres en 2026/2027.

"Charles avait dit qu'il voulait une monarchie allégée, avec moins de membres actifs de la famille royale, mais les coûts, eux, n'ont pas été allégés", accuse Norman Baker.

La hausse est liée au changement de calcul de l'allocation, qui est depuis 2011 proportionnelle aux profits du Crown Estate. Or ces derniers ont été dopés par les revenus de la location des fonds marins britanniques, propriété du Crown Estate, à des parcs éoliens.

- "Soft power" -

Sur les 10 dernières années, le Crown Estate a reversé 5 milliards de livres dans les finances publiques, selon des chiffres du ministère des Finances.

Sollicité pour un commentaire, tant sur l'enquête que sur le livre, le palais de Buckingham n'a pas répondu à l'AFP.

Le commentateur royal Richard Fitzwilliams souligne quant à lui que la monarchie rapporte de l'argent notamment grâce au tourisme qu'elle génère.

Et qu'elle représente un outil "de soft power" qui "n'a pas de prix", comme lorsqu'elle déroule le tapis rouge à des dirigeants lors de visites d'Etat stratégiques, dont celle du président américain Donad Trump en septembre.

Pas de quoi convaincre Norman Baker, qui égrène les exemptions d'impôts dont la famille royale est bénéficiaire. Le roi, comme le prince William, paie un impôt sur le revenu, mais n'en dévoile pas le montant. Charles le faisait toutefois quand il était prince de Galles.

In fine, soutient l'ex-élu, les Britanniques "ignorent" tout du "vrai coût" de leur monarchie.

Reste que si "que pendant longtemps, elle a pu échapper à toute surveillance, les temps sont en train de changer", assure Francesca Jackson.

(A.Berg--BBZ)