Berliner Boersenzeitung - La Chine vise des entreprises japonaises accusées de contribuer à la "remilitarisation"

EUR -
AED 4.183048
AFN 72.314042
ALL 93.898303
AMD 419.153057
ANG 2.038998
AOA 1044.89568
ARS 1690.672427
AUD 1.651032
AWG 2.049928
AZN 1.936081
BAM 1.954785
BBD 2.294468
BDT 140.354657
BGN 1.925657
BHD 0.429413
BIF 3388.074763
BMD 1.138849
BND 1.476807
BOB 7.900759
BRL 5.945252
BSD 1.139188
BTN 108.572718
BWP 16.26327
BYN 3.318918
BYR 22321.433736
BZD 2.29117
CAD 1.618002
CDF 2579.49217
CHF 0.921021
CLF 0.02679
CLP 1054.369086
CNY 7.737281
CNH 7.738112
COP 3904.759012
CRC 518.521655
CUC 1.138849
CUP 30.179489
CVE 110.325979
CZK 24.236636
DJF 202.861103
DKK 7.474566
DOP 68.100581
DZD 151.843155
EGP 55.917926
ERN 17.08273
ETB 181.020431
FJD 2.556938
FKP 0.859051
GBP 0.858179
GEL 3.006554
GGP 0.859051
GHS 12.942983
GIP 0.859051
GMD 83.701678
GNF 9990.551529
GTQ 8.688336
GYD 238.302078
HKD 8.932844
HNL 30.429885
HRK 7.532575
HTG 148.950043
HUF 354.818526
IDR 20438.916901
ILS 3.400037
IMP 0.859051
INR 108.238169
IQD 1492.461169
IRR 1567055.755971
ISK 143.791239
JEP 0.859051
JMD 179.156974
JOD 0.807496
JPY 184.995771
KES 147.42431
KGS 99.592135
KHR 4566.782743
KMF 491.982899
KPW 1024.964193
KRW 1767.23083
KWD 0.352701
KYD 0.94939
KZT 546.006901
LAK 25624.094601
LBP 101983.897292
LKR 382.694568
LRD 207.612203
LSL 18.700172
LTL 3.362724
LVL 0.688878
LYD 7.300234
MAD 10.688123
MDL 20.147185
MGA 4862.883342
MKD 61.638162
MMK 2391.139854
MNT 4080.476394
MOP 9.204059
MRU 45.724815
MUR 53.751653
MVR 17.606532
MWK 1978.180039
MXN 19.972883
MYR 4.662561
MZN 72.71585
NAD 18.699794
NGN 1570.460673
NIO 41.704567
NOK 11.295781
NPR 173.716748
NZD 2.007261
OMR 0.437903
PAB 1.139188
PEN 3.886892
PGK 4.98589
PHP 70.159341
PKR 316.656978
PLN 4.29043
PYG 6924.283008
QAR 4.151678
RON 5.23005
RSD 117.337286
RUB 88.553635
RWF 1668.413287
SAR 4.272278
SBD 9.184861
SCR 15.319799
SDG 683.868824
SEK 11.081677
SGD 1.475521
SHP 0.850266
SLE 28.24243
SLL 23881.091149
SOS 650.862356
SRD 42.711946
STD 23571.867935
STN 24.883843
SVC 9.967649
SYP 125.879331
SZL 18.688698
THB 37.952699
TJS 10.537743
TMT 3.997359
TND 3.355333
TOP 2.742075
TRY 53.146539
TTD 7.733848
TWD 36.269712
TZS 2989.48117
UAH 51.070061
UGX 4174.758967
USD 1.138849
UYU 45.795417
UZS 13723.125953
VES 708.641199
VND 29952.289182
VUV 136.773869
WST 3.167006
XAF 655.605068
XAG 0.018926
XAU 0.000279
XCD 3.077795
XCG 2.053098
XDR 0.814298
XOF 653.130407
XPF 119.331742
YER 271.733346
ZAR 18.667214
ZMK 10250.993881
ZMW 20.739867
ZWL 366.708804
  • AEX

    -7.0200

    1073.14

    -0.65%

  • BEL20

    -48.3100

    5702.99

    -0.84%

  • PX1

    -66.3900

    8337.29

    -0.79%

  • ISEQ

    -27.6600

    13801.67

    -0.2%

  • OSEBX

    -4.9600

    1901.77

    -0.26%

  • PSI20

    -42.0100

    9090.47

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -58.5800

    4518.09

    -1.28%

  • N150

    3.7300

    4152.41

    +0.09%

La Chine vise des entreprises japonaises accusées de contribuer à la "remilitarisation"
La Chine vise des entreprises japonaises accusées de contribuer à la "remilitarisation" / Photo: Kazuhiro NOGI - AFP

La Chine vise des entreprises japonaises accusées de contribuer à la "remilitarisation"

La Chine va sévir contre 40 entreprises et organismes nippons qu'elle accuse de participer à la "remilitarisation" du Japon, dans une nouvelle escalade des tensions bilatérales après un durcissement des contrôles commerciaux et un plongeon du tourisme.

Taille du texte:

Les rapports historiquement délicats entre les deux voisins se sont tendus depuis que la Première ministre nationaliste japonaise Sanae Takaichi a suggéré en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.

Signalant un nouveau durcissement, le ministère chinois du Commerce a annoncé mardi d'une part interdire l'exportation de biens et technologies à potentiel double usage civil et militaire vers 20 sociétés et organismes accusées de "participer au renforcement des capacités militaires du Japon", dont des filiales de Mitsubishi.

Concrètement, cette interdiction de la Chine s'applique aux entreprises basées sur son sol, mais prohibe aussi à toute organisation basée à l'étranger de fournir aux entités japonaises de tels biens fabriqués en Chine.

Sont ainsi notamment visés le constructeur naval Japan Marine United, Mitsubishi Heavy Industries Aero Engines (moteurs aéronautiques), Kawasaki Heavy (avions de combat), IHI Aero Space (missiles) et l'agence spatiale japonaise (opératrice de fusées).

Parallèlement, Pékin ajoute 20 entreprises et organismes, dont Subaru Corporation (aéronautique) et Fuji Aerospace Technology, à une "liste de surveillance", obligeant à un examen plus strict des exportations.

"Ces mesures visent à contrer les tentatives de +remilitarisation+ et les ambitions nucléaires du Japon. Elles sont totalement légitimes, raisonnables et légales", indique un porte-parole du ministère.

Un responsable du ministère japonais du Commerce a affirmé à l'AFP que ce dernier étudiait "attentivement les détails de l'annonce" et prendrait les "mesures appropriées".

-"Préserver la sécurité"-

Furieux des déclarations de Mme Takaichi sur Taïwan, Pékin avait déconseillé à ses ressortissants les voyages au Japon, faisant dégringoler le nombre de visiteurs chinois dans l'archipel de 60% sur un an en janvier, avant de durcir ses contrôles commerciaux en menaçant les acheminements de terres rares.

"La Chine a d'abord réagi par des contre-mesures relativement modérées, mais comme Takaichi et son gouvernement n'ont montré aucun signe de changement de position, Pékin durcit ses mesures", indique à l'AFP Noriyuki Kawamura, de l'Université des études étrangères de Nagoya.

Les entreprises japonaises spécialisées dans le commerce avec la Chine rencontrent déjà des difficultés en raison de retards dans l'obtention des autorisations, et désormais, "on peut s'attendre à un durcissement accru des procédures", ajoute M. Kawamura, prédisant "un coup dur pour les firmes concernées".

L'interdiction d'exporter biens et technologies à double usage a été prise "afin de préserver la sécurité et les intérêts nationaux et de remplir les obligations internationales en matière de non-prolifération", a justifié le ministère chinois.

Ces sanctions "n'affectent pas les échanges économiques et commerciaux normaux. Les entités japonaises de bonne foi et respectueuses des lois n'ont absolument aucune raison de s'inquiéter", a-t-il assuré.

L'annonce a néanmoins fait dégringoler mardi à la Bourse de Tokyo les poids-lourds de l'industrie de défense: Kawasaki Heavy a plongé de près de 5% en séance, Mitsubishi Heavy Industries de 4% et IHI de presque 7%.

-"Fantômes du militarisme"-

En poste depuis octobre, Mme Takaichi avait également annoncé à l'automne vouloir accélérer le gonflement des dépenses militaires du pays, afin que celles-ci atteignent, avec deux ans d'avance, l'objectif de 2% du Produit intérieur brut (PIB).

Sans évoquer directement la mesure chinoise, la dirigeante a défendu mardi devant le Parlement le renforcement des capacités japonaises de défense, selon elle "essentiel pour protéger la vie et la tranquillité des citoyens" et constituant "le strict minimum nécessaire à l'autodéfense" du pays.

Tokyo "reste ouverte à diverses formes de dialogue avec la Chine", a-t-elle ajouté.

Sanae Takaichi est d'autant plus critiquée par Pékin qu'elle était connue avant sa nomination l'an dernier pour ses visites régulières au sanctuaire de Yasukuni à Tokyo.

Ce lieu honore entre autres des criminels de guerre et est considéré par nombre de pays asiatiques comme un symbole du passé militariste du Japon - responsable d'atrocités en Asie et en Chine dans les années 1930-1940.

Courant février durant la Conférence de Munich sur la sécurité, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, avait affirmé que "les fantômes du militarisme" nippon n'avaient "pas disparu".

mya-dhw-ehl-tmo-jug/

(A.Lehmann--BBZ)