Berliner Boersenzeitung - Législatives en Colombie : sans sièges réservés, les ex-Farc reconvertis en parti politique jouent leur survie

EUR -
AED 4.261528
AFN 73.104509
ALL 95.221886
AMD 427.266462
ANG 2.077629
AOA 1065.23706
ARS 1622.805572
AUD 1.634684
AWG 2.091311
AZN 1.974264
BAM 1.953155
BBD 2.337635
BDT 142.467093
BGN 1.937756
BHD 0.437757
BIF 3452.156627
BMD 1.160389
BND 1.4868
BOB 8.02014
BRL 5.871335
BSD 1.160628
BTN 111.981372
BWP 15.761794
BYN 3.163644
BYR 22743.620134
BZD 2.334239
CAD 1.596208
CDF 2613.776779
CHF 0.915808
CLF 0.026698
CLP 1050.766961
CNY 7.908062
CNH 7.912145
COP 4403.095235
CRC 525.089006
CUC 1.160389
CUP 30.750303
CVE 110.672064
CZK 24.327566
DJF 206.224497
DKK 7.472764
DOP 68.288469
DZD 154.229135
EGP 61.624535
ERN 17.405832
ETB 181.224714
FJD 2.562776
FKP 0.864561
GBP 0.866596
GEL 3.097746
GGP 0.864561
GHS 13.280663
GIP 0.864561
GMD 84.708066
GNF 10185.303273
GTQ 8.848019
GYD 242.821209
HKD 9.089604
HNL 30.868538
HRK 7.531624
HTG 151.925595
HUF 361.786598
IDR 20651.439159
ILS 3.398703
IMP 0.864561
INR 112.054161
IQD 1520.689499
IRR 1532270.179204
ISK 143.388794
JEP 0.864561
JMD 183.621369
JOD 0.822724
JPY 184.610315
KES 150.072966
KGS 101.475804
KHR 4654.897755
KMF 492.00463
KPW 1044.407323
KRW 1755.871304
KWD 0.3587
KYD 0.967199
KZT 546.56992
LAK 25441.551016
LBP 103935.366922
LKR 383.522431
LRD 212.404226
LSL 19.376137
LTL 3.426326
LVL 0.701907
LYD 7.380309
MAD 10.704106
MDL 20.078985
MGA 4869.406608
MKD 61.597511
MMK 2436.152684
MNT 4152.276997
MOP 9.363702
MRU 46.403673
MUR 54.828587
MVR 17.865015
MWK 2020.236601
MXN 20.209357
MYR 4.618928
MZN 74.160407
NAD 19.380777
NGN 1592.448499
NIO 42.711247
NOK 10.766903
NPR 179.170395
NZD 1.990833
OMR 0.446158
PAB 1.160628
PEN 3.971737
PGK 5.13305
PHP 71.680112
PKR 323.238521
PLN 4.251259
PYG 7108.22201
QAR 4.23068
RON 5.224879
RSD 117.425442
RUB 82.620373
RWF 1697.416251
SAR 4.354308
SBD 9.320542
SCR 15.684454
SDG 696.813821
SEK 10.917541
SGD 1.488355
SHP 0.866347
SLE 28.529077
SLL 24332.775014
SOS 663.30186
SRD 43.198373
STD 24017.704979
STN 24.466871
SVC 10.155075
SYP 129.335121
SZL 19.382156
THB 37.982953
TJS 10.776369
TMT 4.061361
TND 3.397056
TOP 2.793937
TRY 52.905841
TTD 7.868346
TWD 36.831556
TZS 3028.345519
UAH 51.265663
UGX 4376.074602
USD 1.160389
UYU 46.785844
UZS 13949.870824
VES 600.285942
VND 30586.687913
VUV 137.268327
WST 3.140545
XAF 655.075644
XAG 0.015666
XAU 0.000259
XCD 3.136009
XCG 2.091768
XDR 0.81477
XOF 655.067187
XPF 119.331742
YER 276.926985
ZAR 19.403151
ZMK 10444.888367
ZMW 21.849415
ZWL 373.644714
  • AEX

    3.1500

    1018.82

    +0.31%

  • BEL20

    4.3400

    5427.82

    +0.08%

  • PX1

    -5.5900

    7981.76

    -0.07%

  • ISEQ

    -51.6800

    12552.55

    -0.41%

  • OSEBX

    17.3400

    2057.35

    +0.85%

  • PSI20

    17.3700

    9160.3

    +0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    27.4600

    4007.18

    +0.69%

  • N150

    -15.1900

    4204.85

    -0.36%

Législatives en Colombie : sans sièges réservés, les ex-Farc reconvertis en parti politique jouent leur survie
Législatives en Colombie : sans sièges réservés, les ex-Farc reconvertis en parti politique jouent leur survie / Photo: Luis ACOSTA - AFP

Législatives en Colombie : sans sièges réservés, les ex-Farc reconvertis en parti politique jouent leur survie

L'accord de paix de 2016 avec les ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) garantissait dix sièges au Parlement aux ex-guérilleros reconvertis en parti politique. Mais pour les législatives de dimanche, ils sont pour le première fois soumis au vote populaire et doivent convaincre de leur légitimité pour assurer leur survie politique.

Taille du texte:

La sénatrice Sandra Ramirez, 63 ans, dont le patronyme dans la guérilla était Griselda Lobo, fait campagne, agite des drapeaux, danse et multiplie les discours sur les places publiques.

Mais après plus d'un demi-siècle de tentatives infructueuses de prise du pouvoir par les armes, les ex-Farc peinent à survivre en démocratie.

Le parti Comunes, né de l'accord de 2016 avec l'Etat, a subi des revers à toutes les élections dans lesquelles aucun siège ne lui était réservé, ne parvenant à remporter ni gouvernement régional, ni municipalité.

D'ailleurs, sur ses affiches de campagne et sur ses drapeaux, Sandra Ramirez a préféré faire apparaître le logo et les couleurs de la coalition de partis de gauche Fuerza Ciudadana à laquelle Comunes appartient, sur fond de stigmatisation des ex-guérilleros dans un pays marqué par plus de six décennies de conflit armé.

- "Chercher les voix" –

L'AFP l'a accompagnée au cours d'un meeting à Bogota où la sénatrice a enchaîné les photos avec des sympathisants pendant un concert de rap censé séduire l'électorat jeune des quartiers populaires.

"Aller chercher les voix n'a pas été facile", confie celle qui fut dans la guérilla la compagne de Manuel Marulanda Vélez, alias Tirofijo, cofondateur et premier commandant des Farc, mort en 2008.

Seule candidate de Comunes pour le Sénat (16 pour la Chambre basse), elle est consciente de la difficulté de convaincre au moins 750.000 électeurs et parvenir à conserver le poste qu'elle occupe depuis 2018.

Aux législatives de 2018 et 2022, et malgré les sièges qui lui étaient réservés, Comunes figurait sur les bulletins de vote et n'a obtenu respectivement que 0,3% et 0,1% des suffrages.

Pour Rafael Quishpe, chercheur aux universités de Giessen, en Allemagne, et des Andes, à Bogota, ces législatives serviront d'indicateur pour déterminer si les ex-Farc "ont réussi à cimenter une base politique".

- "Tension irréconciliable" -

La participation politique des ex-Farc a été au cœur des négociations de l'accord historique qui a permis la réintégration à la vie civile d'environ 13.000 combattants et collaborateurs de cette guérilla marxiste.

Mais, en Colombie, une "tension irréconciliable" persiste entre les opposants à l'accord de paix et des candidats comme Sandra Ramirez, explique M. Quishpe.

Sur les réseaux sociaux, la sénatrice essuie moult insultes de la part de ceux qui ne pardonnent ni son passé dans la guérilla, ni les accusations de recrutement de mineurs qui pèsent sur elle.

Pourtant, la justice essaie de tracer son sillon dans son œuvre de réconciliation.

Le tribunal de paix né de l'accord de 2016 condamne à des peines alternatives à la prison les membres des ex-Farc qui reconnaissent leurs crimes et offrent réparation aux victimes.

Le dernier commandant des Farc et actuel dirigeant de Comunes, Rodrigo Londoño, alias Timochenko, et d'autres ex-membres de la direction de la guérilla ont été condamnés en septembre à huit ans de travaux d'intérêt général et à des restrictions de leur liberté pour plus de 21.000 enlèvements.

Ils sont en attente de jugement pour d'autres crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

La réconciliation est d'autant plus difficile que la violence politique est toujours présente en Colombie, nombre de candidats pour ces législatives étant la cible de menaces ou d'attaques de la part de groupes armés toujours actifs.

Le plus grave incident a été l'assassinat du sénateur de droite Miguel Uribe, mort en août dernier. L'un des principaux suspects de ce crime est Ivan Marquez, l'ex-numéro deux des Farc, à la tête d'une guérilla dissidente qui a repris les armes.

Malgré ces cicatrices difficiles à refermer et une présence politique précaire, Sandra Ramirez estime que le parti Comunes "va continuer" à avancer, même si ce n'est "pas à pas de géant".

"Les huit années passées au Parlement ont valu la peine", assure-t-elle, et mettre un terme à la "longue nuit de la guerre" est "possible", veut-elle croire.

(F.Schuster--BBZ)