Berliner Boersenzeitung - Sassou Nguesso, "l'Empereur" du Congo qui refuse de passer la main

EUR -
AED 4.2787
AFN 72.817755
ALL 95.593955
AMD 428.79077
ANG 2.086004
AOA 1069.530842
ARS 1626.453611
AUD 1.625893
AWG 2.097119
AZN 1.984317
BAM 1.959493
BBD 2.346202
BDT 143.168619
BGN 1.945567
BHD 0.43955
BIF 3468.983847
BMD 1.165066
BND 1.491417
BOB 8.078226
BRL 5.837095
BSD 1.164886
BTN 112.176915
BWP 15.840925
BYN 3.213471
BYR 22835.292492
BZD 2.342826
CAD 1.600993
CDF 2621.398669
CHF 0.91439
CLF 0.026672
CLP 1049.724344
CNY 7.922739
CNH 7.922233
COP 4426.516594
CRC 526.995555
CUC 1.165066
CUP 30.874248
CVE 110.681787
CZK 24.304792
DJF 207.055595
DKK 7.472785
DOP 68.972062
DZD 154.589261
EGP 62.132039
ERN 17.475989
ETB 183.379075
FJD 2.562332
FKP 0.874284
GBP 0.867607
GEL 3.111101
GGP 0.874284
GHS 13.328604
GIP 0.874284
GMD 85.626829
GNF 10229.279297
GTQ 8.886788
GYD 243.668226
HKD 9.123107
HNL 31.002725
HRK 7.531338
HTG 152.488067
HUF 360.36071
IDR 20637.978123
ILS 3.383294
IMP 0.874284
INR 112.161423
IQD 1526.236386
IRR 1530896.650017
ISK 143.407691
JEP 0.874284
JMD 184.237255
JOD 0.82606
JPY 185.122569
KES 150.596679
KGS 101.885492
KHR 4671.914026
KMF 492.82246
KPW 1048.559335
KRW 1743.503676
KWD 0.358899
KYD 0.970734
KZT 544.759113
LAK 25573.19731
LBP 104331.655038
LKR 388.053077
LRD 213.527425
LSL 19.351798
LTL 3.440137
LVL 0.704737
LYD 7.404005
MAD 10.72851
MDL 20.164092
MGA 4875.801003
MKD 61.588267
MMK 2446.076706
MNT 4168.644527
MOP 9.396251
MRU 46.578905
MUR 55.10417
MVR 17.953594
MWK 2029.545179
MXN 20.136009
MYR 4.625429
MZN 74.443247
NAD 19.351505
NGN 1597.60849
NIO 42.76376
NOK 10.795309
NPR 179.483064
NZD 1.985232
OMR 0.44795
PAB 1.164896
PEN 3.986904
PGK 5.096578
PHP 71.738355
PKR 324.645986
PLN 4.24063
PYG 7094.31063
QAR 4.246705
RON 5.205977
RSD 117.382698
RUB 84.788752
RWF 1703.908942
SAR 4.371859
SBD 9.35811
SCR 16.463536
SDG 699.633726
SEK 10.94333
SGD 1.489892
SHP 0.869839
SLE 28.659834
SLL 24430.852754
SOS 665.833019
SRD 43.372487
STD 24114.512771
STN 24.815905
SVC 10.193212
SYP 128.768894
SZL 19.35176
THB 37.89785
TJS 10.868438
TMT 4.089381
TND 3.379565
TOP 2.805199
TRY 53.104049
TTD 7.908941
TWD 36.78334
TZS 3026.262355
UAH 51.453481
UGX 4391.239019
USD 1.165066
UYU 46.698018
UZS 14044.869798
VES 602.705503
VND 30707.643072
VUV 137.864356
WST 3.153111
XAF 657.192872
XAG 0.014815
XAU 0.000254
XCD 3.148649
XCG 2.099466
XDR 0.818055
XOF 655.932347
XPF 119.331742
YER 278.013876
ZAR 19.334037
ZMK 10486.994408
ZMW 21.929333
ZWL 375.150758
  • AEX

    5.2500

    1015.72

    +0.52%

  • BEL20

    -44.2900

    5423.23

    -0.81%

  • PX1

    34.9900

    7987.49

    +0.44%

  • ISEQ

    207.0400

    12604.53

    +1.67%

  • OSEBX

    22.3900

    2039.95

    +1.11%

  • PSI20

    109.3000

    9142.55

    +1.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -110.8600

    3979.88

    -2.71%

  • N150

    0.4200

    4220.05

    +0.01%

Sassou Nguesso, "l'Empereur" du Congo qui refuse de passer la main
Sassou Nguesso, "l'Empereur" du Congo qui refuse de passer la main / Photo: Glody MURHABAZI - AFP/Archives

Sassou Nguesso, "l'Empereur" du Congo qui refuse de passer la main

A 82 ans, le militaire de carrière Denis Sassou Nguesso a été sans surprise désigné mardi vainqueur de l'élection présidentielle au Congo-Brazzaville, pays d'Afrique centrale riche en pétrole, qu'il dirige d'une main de fer depuis plus de 40 années cumulées.

Taille du texte:

En termes de longévité au pouvoir, il n'est dépassé sur le continent que par ses homologues de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema et du Cameroun Paul Biya.

Solide allié de la France, ex-puissance coloniale qui a perdu de son influence en Afrique, il cultive habilement ses liens avec la Russie et la Chine.

Président ? Certains l'ont surnommé "l'Empereur". Parvenu au pouvoir en 1979, à l'époque du parti unique, congédié par les urnes en 1992 lors du retour du multipartisme mais revenu par les armes en 1997, il préfère le symbole de l'éléphant qu'il arbore sur ses vêtements de campagne.

Voulant déjouer la menace d'une forte abstention et malgré son âge, M. Sassou Nguesso a enchaîné les meetings électoraux au cours de la campagne pour la présidentielle, qui s'est tenue dimanche.

"C'est un militaire", souligne un de ses proches, admiratifs de sa longévité quand ses adversaires le voient comme un autocrate usé par le temps.

Lors d'un entretien à l'AFP début mars dans l'une de ses luxueuses résidences à Dolisie (sud), Denis Sassou Nguesso se montre affable et répond sans ciller aux critiques.

"Avant de nous reprocher (...) un manque de progrès dans le développement du pays, il faut d'abord dire qu'à l'indépendance, en 1960, le Congo n'avait pas un seul kilomètre de route bitumée en dehors des villes", rappelle-t-il.

- Marxisme-léninisme -

A l'époque, Denis Sassou Nguesso, né en novembre 1943 à Edou, bourgade à plus de 400 km au nord de Brazzaville, entamait la carrière militaire qui le portera au sommet de l'Etat.

Entre 1961 et 1963, il se forme à l'école des officiers de réserve de Cherchell, dans une Algérie encore française, puis à l'école d'application de l'infanterie à Saint-Maixent (ouest de la France).

Jeune officier, il participe en 1968 au mouvement qui écarte le président Alphonse Massamba-Débat au profit du commandant Marien Ngouabi, lequel veut édifier une société "socialiste" sous les tropiques, puis l'année suivante à la fondation du Parti congolais du Travail (PCT), parti unique marxiste-léniniste.

Élément clef de l'appareil sécuritaire d'un régime aligné sur le bloc soviétique, il accède à la tête de l'Etat en 1979, deux ans après l'assassinat de Ngouabi. Il concentre tous les pouvoirs jusqu'en 1992.

Battu par Pascal Lissouba lors de la présidentielle du retour au multipartisme, Denis Sassou Nguesso part pour un court exil en France.

Il revient dès 1997 au Congo, miné par les violences des milices politiques, qui font sombrer le pays dans la guerre civile.

- Pas de successeur -

Ses propres miliciens "cobras", appuyés par des militaires angolais, l'emportent après quatre mois de combats dans Brazzaville, qui font des milliers de morts.

Le contrôle de l'armée et du Trésor public permet au vainqueur de la guerre civile d'instaurer un "climat de terreur" tout en achetant la fidélité des caciques du parti, affirme Clément Mierassa, opposant historique et ancien ministre.

Ces deux "piliers" assurent selon lui sa longévité, qu'il consolide à coups de réélections à chaque fois triomphales et d'une réforme constitutionnelle.

"C'est lui qui fixe les règles du jeu. La Constitution, il marche dessus", s'insurge M. Mierassa.

Rares sont ceux qui le contestent. Battus à la présidentielle de 2016, le général Jean-Marie Michel Mokoko et l'ex-ministre André Okombi Salissa, qui récusent sa victoire, purgent depuis une peine de 20 ans de travaux forcés pour "atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat".

Ses détracteurs dénoncent son train de vie somptuaire, la corruption omniprésente, l'emprise de sa famille comme de son ethnie mbochi sur l'Etat, dans un pays dont la moitié de la population vit dans la pauvreté, selon la Banque mondiale.

Difficile à estimer, la fortune de la famille Sassou Nguesso est l'objet de plusieurs enquêtes, notamment aux Etats-Unis ou en France, où elle est au centre de l'affaire des "biens mal acquis".

La justice norvégienne a récemment inculpé deux personnes et une entreprise, soupçonnées d'avoir versé 25 millions de dollars au président congolais et à ses proches.

L'ONG britannique Global Witness a accusé un de ses fils, Denis Christel Sassou Nguesso, d'avoir détourné plusieurs dizaines de millions de dollars.

Denis Sassou Nguesso, lui, nie que les ressources du pays soient "gaspillées", assurant que la manne pétrolière profite aux populations et a permis d'amener le pays "à son niveau actuel".

Les générations futures "trouveront des routes, des chemins de fer, de l'électricité, des ports", des universités et des écoles, assure-t-il.

Soulignant qu'il ne restera "pas une éternité au pouvoir", Denis Sassou Nguesso refuse toujours de se prononcer sur un éventuel successeur.

(A.Berg--BBZ)