Berliner Boersenzeitung - Municipales: la gauche conserve Paris, Lyon et Marseille mais échec global des alliances avec LFI

EUR -
AED 4.236995
AFN 72.682942
ALL 95.499599
AMD 434.251954
ANG 2.065235
AOA 1057.951222
ARS 1605.382781
AUD 1.64816
AWG 2.07956
AZN 1.962086
BAM 1.946619
BBD 2.31966
BDT 141.323481
BGN 1.972045
BHD 0.435048
BIF 3409.12169
BMD 1.153709
BND 1.472953
BOB 7.958466
BRL 6.13012
BSD 1.151768
BTN 107.673185
BWP 15.704931
BYN 3.49432
BYR 22612.692624
BZD 2.316375
CAD 1.582855
CDF 2624.687914
CHF 0.910144
CLF 0.027116
CLP 1070.699078
CNY 7.944902
CNH 7.968707
COP 4233.434017
CRC 537.962827
CUC 1.153709
CUP 30.573283
CVE 109.747403
CZK 24.475875
DJF 205.092729
DKK 7.470501
DOP 68.367561
DZD 152.575662
EGP 59.996458
ERN 17.305632
ETB 181.514032
FJD 2.554831
FKP 0.864812
GBP 0.866441
GEL 3.132315
GGP 0.864812
GHS 12.554788
GIP 0.864812
GMD 84.797727
GNF 10095.387511
GTQ 8.822391
GYD 240.963553
HKD 9.037878
HNL 30.485224
HRK 7.512147
HTG 151.097385
HUF 392.907233
IDR 19562.517279
ILS 3.587025
IMP 0.864812
INR 108.4608
IQD 1508.784179
IRR 1517848.149879
ISK 143.371629
JEP 0.864812
JMD 180.946608
JOD 0.81798
JPY 183.840071
KES 149.206304
KGS 100.889409
KHR 4602.294375
KMF 492.634265
KPW 1038.372085
KRW 1736.689162
KWD 0.353693
KYD 0.959773
KZT 553.718519
LAK 24732.355738
LBP 103147.330197
LKR 359.285515
LRD 210.765973
LSL 19.429067
LTL 3.406602
LVL 0.697867
LYD 7.373226
MAD 10.762342
MDL 20.057404
MGA 4802.350857
MKD 61.350654
MMK 2421.422446
MNT 4116.640054
MOP 9.296655
MRU 46.103564
MUR 53.658616
MVR 17.835848
MWK 1997.180773
MXN 20.704471
MYR 4.544428
MZN 73.7177
NAD 19.429067
NGN 1564.71816
NIO 42.380124
NOK 11.057422
NPR 172.277494
NZD 1.982693
OMR 0.4436
PAB 1.151768
PEN 3.98192
PGK 4.971553
PHP 69.395518
PKR 321.563224
PLN 4.276224
PYG 7522.521818
QAR 4.211637
RON 5.078046
RSD 116.898675
RUB 95.998092
RWF 1675.796505
SAR 4.33178
SBD 9.289271
SCR 15.803168
SDG 693.379249
SEK 10.79329
SGD 1.477088
SHP 0.86558
SLE 28.35236
SLL 24192.709325
SOS 658.195776
SRD 43.249663
STD 23879.442983
STN 24.384994
SVC 10.077472
SYP 127.728575
SZL 19.435338
THB 37.966256
TJS 11.062327
TMT 4.049518
TND 3.401557
TOP 2.777853
TRY 51.123432
TTD 7.814146
TWD 36.961029
TZS 2994.477262
UAH 50.45524
UGX 4353.467906
USD 1.153709
UYU 46.411113
UZS 14041.775313
VES 524.580585
VND 30356.386139
VUV 137.118236
WST 3.1471
XAF 652.877857
XAG 0.016971
XAU 0.000256
XCD 3.117956
XCG 2.07571
XDR 0.811971
XOF 652.877857
XPF 119.331742
YER 275.276092
ZAR 19.716207
ZMK 10384.764004
ZMW 22.487941
ZWL 371.493765
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Municipales: la gauche conserve Paris, Lyon et Marseille mais échec global des alliances avec LFI

Municipales: la gauche conserve Paris, Lyon et Marseille mais échec global des alliances avec LFI

La gauche a conservé Paris, Marseille et Lyon dimanche au second tour des municipales qui ont toutefois signé l'échec général des alliances controversées entre LFI et les socialistes, tandis que la droite et le centre engrangent une belle moisson et que le RN enregistre une vague de victoires dans les villes moyennes.

Taille du texte:

Dès l'annonce des résultats, les yeux se sont tournés vers l'élection présidentielle prévue dans treize mois, dont la campagne va maintenant connaître une nette accélération.

 

A gauche, le Parti socialiste et les écologistes devront tirer les leçons de la défaite de la plupart des fusions d'entre-deux tours avec La France insoumise, qui ont valu de nombreuses critiques notamment aux troupes d'Olivier Faure.

D'autant qu'à Paris et Marseille, où il n'y a pas eu de telles alliances, la gauche hors Insoumis gagne nettement des batailles, qui s'annonçaient plus serrées.

- Dati largement battue -

Le socialiste Emmanuel Grégoire balaie l'ex-ministre de droite Rachida Dati, soutenue par Emmanuel Macron, pour succéder à Anne Hidalgo dans la capitale. Et dans la cité phocéenne, le sortant Benoît Payan bat largement le député Rassemblement national Franck Allisio.

Ailleurs, de Toulouse à Limoges, de Clermont-Ferrand à Avignon, les alliances avec le mouvement de gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon, accusé pendant la campagne, y compris par les socialistes, d'antisémitisme et d'ambiguïté face à la violence politique, sont vaincues.

Les Ecologistes, à Poitiers et Besançon, bastion historique de la gauche, perdent ainsi des mairies remportées lors de la vague verte de 2020.

Le parti de droite Les Républicains en profite pour arracher plusieurs fiefs de gauche (Besançon, Clermont-Ferrand, Limoges...). Même Tulle, ville de François Hollande où ce type d'alliance a été conclu, bascule à droite.

Egalement alliée à LFI, l'écologiste Jeanne Barseghian perd Strasbourg, reconquise par l'ancienne maire socialiste Catherine Trautmann.

Rares réussites des alliances avec LFI, celle du maire écologiste de Lyon Grégory Doucet, qui confirme sa remontada avec une courte avance sur l'ex-patron de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, longtemps favori avec le soutien de LR et de la macronie. Et celle de l'édile socialiste Johanna Rolland à Nantes.

Les socialistes sauvent aussi les meubles en gardant Lille et Rennes et en revendiquant la victoire Pau où l'ex-Premier ministre centriste François Bayrou essuie un échec personnel majeur après avoir déjà raté son passage à Matignon.

"La France Insoumise fait perdre", a constaté le secrétaire général du PS Pierre Jouvet, tandis que le patron du parti à la rose Olivier Faure a estimé que "la provocation outrancière" et "les dérapages antisémites" étaient "une voie sans issue". Mais il a appelé la gauche à "se rassembler sur des principes clairs", comme l'Écologiste Marine Tondelier, qui a déploré la victoire dimanche des "partisans des gauches irréconciliables".

- Appels à l'union -

"Une réalité s'impose: nous sommes toujours et plus que jamais la première force politique locale", s'est à l'inverse réjoui le patron de LR Bruno Retailleau.

Dès lundi, les présidentiables devront tirer les enseignements de ces scrutins locaux, marquées également pas une tentative de l'extrême droite pour faire front commun avec la droite, restée dans l'ensemble vaine.

Ce qui n'a pas empêché le Rassemblement national de continuer de s'implanter dans le territoire, malgré le pari perdu de ses candidats vedettes Franck Allisio à Marseille, Laure Lavalette à Toulon ou Julien Sanchez à Nîmes.

Marine Le Pen a salué la victoire dans des "dizaines" de communes, dont Carcassonne (Aude), Saint-Avold (Moselle), La Flèche (Sarthe) ou Menton (Alpes maritimes).

En parallèle, le député lepéniste Jean-Philippe Tanguy a regretté que "le refus des fusions" de la part de LR ait "permis aux communistes de gagner un certain nombre de villes".

Pour l'instant grand favori du premier tour de la présidentielle dans les sondages, le parti d'extrême droite "va être la force politique qui va sortir avec des nouvelles villes" de ce scrutin, constate pour l'AFP François Kraus de l'Ifop.

Sans perdre un instant, le chef des députés LR Laurent Wauquiez a estimé que "le résultat des municipales doit nous projeter sur 2027": "si on est divisés, il n'y aura pas de candidat de droite au second tour". Et le macroniste Gérald Darmanin a insisté pour qu'il n'y ait à la présidentielle qu'"un seul candidat de la droite et du centre" et peut-être même de la gauche républicaine.

Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, dont le parti ne remporte que peu de nouvelles villes, dont Bordeaux et Annecy, a d'ailleurs tendu la main aux électeurs de la gauche républicaine "écoeurés" par les "accords" entre le PS et LFI.

Après Saint-Denis, deuxième ville d'Ile-de-France dès le premier tour, LFI remporte une autre grande ville, Roubaix (Nord) avec le député David Guiraud, fort d'une large avance dimanche dernier. Le mouvement mélenchoniste s'implante dans la périphérie des grandes villes, avec des victoires à La Courneuve et Vénissieux, et son coordinateur national Manuel Bompard affirme que sa "percée" du 1er tour se "renforce".

Comme au premier tour, la participation a été historiquement basse à ce second tour, si l'on fait exception de celle encore plus faible de 2020, en plein Covid-19. Elle s'affiche à environ 57% selon les institutions de sondage, même s'il y a un sursaut dans plusieurs villes où les batailles comprenaient le RN ou LFI.

Environ 17,1 millions d'électeurs étaient appelés à voter dans 1.580 communes et secteurs, sur quelque 35.000, après l'élection de nombreux conseils municipaux au premier tour.

(A.Lehmann--BBZ)