Berliner Boersenzeitung - Climat: les plus gros pollueurs laissent une note astronomique, selon une étude

EUR -
AED 4.274971
AFN 72.746738
ALL 95.665029
AMD 430.117179
ANG 2.084184
AOA 1068.597635
ARS 1623.842892
AUD 1.626654
AWG 2.096744
AZN 1.975734
BAM 1.958155
BBD 2.349125
BDT 143.16214
BGN 1.94387
BHD 0.439929
BIF 3472.675598
BMD 1.16405
BND 1.490993
BOB 8.059691
BRL 5.898702
BSD 1.166302
BTN 111.868512
BWP 16.497837
BYN 3.245703
BYR 22815.373555
BZD 2.345721
CAD 1.599463
CDF 2616.246528
CHF 0.913891
CLF 0.026849
CLP 1056.689467
CNY 7.927061
CNH 7.915177
COP 4422.282903
CRC 529.036121
CUC 1.16405
CUP 30.847316
CVE 110.397744
CZK 24.331893
DJF 207.689729
DKK 7.473894
DOP 69.683789
DZD 154.655424
EGP 62.184348
ERN 17.460745
ETB 182.112575
FJD 2.562365
FKP 0.873521
GBP 0.870529
GEL 3.119632
GGP 0.873521
GHS 13.337037
GIP 0.873521
GMD 84.391238
GNF 10227.297459
GTQ 8.897699
GYD 244.013405
HKD 9.115068
HNL 31.018297
HRK 7.53385
HTG 152.703613
HUF 360.553326
IDR 20554.090664
ILS 3.397278
IMP 0.873521
INR 112.089251
IQD 1527.937215
IRR 1535381.516344
ISK 143.620495
JEP 0.873521
JMD 184.291595
JOD 0.82528
JPY 184.918024
KES 150.546912
KGS 101.795947
KHR 4679.626855
KMF 493.557419
KPW 1047.64469
KRW 1741.034762
KWD 0.359179
KYD 0.971969
KZT 547.548381
LAK 25578.756289
LBP 104444.585773
LKR 383.140694
LRD 213.436639
LSL 19.31983
LTL 3.437135
LVL 0.704122
LYD 7.405905
MAD 10.751227
MDL 20.177261
MGA 4854.837531
MKD 61.64207
MMK 2443.943024
MNT 4165.008271
MOP 9.407011
MRU 46.816293
MUR 55.048213
MVR 17.9379
MWK 2022.431803
MXN 20.147352
MYR 4.624069
MZN 74.376867
NAD 19.31983
NGN 1597.413701
NIO 42.92161
NOK 10.824934
NPR 178.989219
NZD 1.986823
OMR 0.447586
PAB 1.166302
PEN 3.998508
PGK 5.08111
PHP 71.802661
PKR 324.851306
PLN 4.243191
PYG 7107.546223
QAR 4.251612
RON 5.210872
RSD 117.423538
RUB 83.985802
RWF 1706.151503
SAR 4.410184
SBD 9.331397
SCR 15.818232
SDG 699.00834
SEK 10.967558
SGD 1.488814
SHP 0.869081
SLE 28.630503
SLL 24409.54203
SOS 666.601532
SRD 43.597153
STD 24093.477987
STN 24.529495
SVC 10.205271
SYP 128.656571
SZL 19.323235
THB 37.936122
TJS 10.881885
TMT 4.085814
TND 3.413605
TOP 2.802752
TRY 53.057148
TTD 7.916519
TWD 36.770584
TZS 3040.291672
UAH 51.499223
UGX 4379.265696
USD 1.16405
UYU 46.716172
UZS 13966.793887
VES 593.83856
VND 30680.857184
VUV 137.744098
WST 3.150361
XAF 656.746682
XAG 0.015313
XAU 0.000256
XCD 3.145902
XCG 2.102028
XDR 0.817341
XOF 656.746682
XPF 119.331742
YER 277.743564
ZAR 19.366352
ZMK 10477.811609
ZMW 21.956401
ZWL 374.823519
  • AEX

    0.8100

    1011.2

    +0.08%

  • BEL20

    -52.4900

    5414.93

    -0.96%

  • PX1

    -54.0800

    7898.48

    -0.68%

  • ISEQ

    -49.5900

    12347.98

    -0.4%

  • OSEBX

    17.5600

    2035.38

    +0.87%

  • PSI20

    -0.9000

    9032.16

    -0.01%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -42.5700

    4090.69

    -1.03%

  • N150

    -31.6500

    4188.04

    -0.75%

Climat: les plus gros pollueurs laissent une note astronomique, selon une étude
Climat: les plus gros pollueurs laissent une note astronomique, selon une étude / Photo: SAUL LOEB - AFP/Archives

Climat: les plus gros pollueurs laissent une note astronomique, selon une étude

Le coût économique des émissions de CO2 est bien plus important que ce qui avait été estimé jusqu'à présent, selon une étude publiée mercredi, qui rend les plus gros pollueurs responsables de milliers de milliards de dollars de dommages climatiques à travers le monde.

Taille du texte:

L'étude, parue dans la revue Nature, mesure dans quelle mesure le réchauffement climatique d'origine humaine affecte l'économie et assigne une part des dommages à des émetteurs de gaz à effet de serre particuliers, qu'il s'agisse d’États ou d'entreprises du secteur des hydrocarbures.

Les chercheurs estiment ainsi que les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis entre 1990 et 2020 ont été la première cause des dommages climatiques avec une facture de 10.200 milliards de dollars. Suivent la Chine (8.700 milliards) et l'Union Européenne (6.400 milliards).

Les émissions du géant pétrolier Saudi Aramaco entre 1988 et 2015 ont causé pour leur part pour 3.000 milliards de dollars de pertes, selon un calcul allant jusqu'en 2020.

Les chercheurs ont pris en compte la hausse des températures et ses effets comme l'affaiblissement de la productivité au travail ou des rendements agricoles, ainsi que les phénomènes climatiques extrêmes associés (canicules, sécheresses, certaines tempêtes...)

"Notre but était avant tout scientifique mais nous espérons contribuer à la discussion politique plus large sur la manière de mesurer les pertes et dommages ", a expliqué à l'AFP Marshall Burke, professeur à l'université américaine de Stanford et auteur principal de l'étude.

Ces dernières années, une série d'actions en justice ont tenté de tenir pour responsables des entreprises particulières de ces "pertes et dommages" (aussi appelées "pertes et préjudices"), sans grand succès jusqu'à présent.

Dans un dossier emblématique, un paysan péruvien avait poursuivi l'énergéticien allemand RWE, l'accusant d'être indirectement responsable de la fonte d'un glacier proche de sa maison et lui réclamant une participation aux travaux. Le tribunal l'a débouté tout en jugeant que des pollueurs industriels pouvaient en principe être tenus responsables de dommages climatiques.

La Cour internationale de justice (CIJ), dans un avis consultatif publié l'été dernier, affirme pour sa part que les États qui violent leurs obligations climatiques commettent un acte "illicite" et pourraient se voir réclamer des réparations par les pays les plus affectés.

- "Régler les dettes" -

L'étude publiée mercredi offre une "indication" sur l'échelle des coûts potentiels et un cadre "pour estimer comment des émissions particulières provenant d'émetteurs particuliers à un moment précis ont conduit à des dommages" dans le monde, estime Marshall Burke.

Mais les auteurs pensent que la note la plus salée reste à venir.

"Nous avons été surpris non seulement par l'ampleur des préjudices estimés mais aussi de voir à quel point les dommages futurs causés par les émissions passées sont supérieurs à ceux qui ont déjà eu lieu", a indiqué M. Burke.

Ainsi une tonne de CO2 émise en 1990 avait déjà occasionné environ 180 dollars de préjudices en 2020 mais devrait encore en causer dix fois plus d'ici 2100, pour 1.840 dollars. Le CO2, dont la durée de vie est longue, s'accumule en effet dans l'atmosphère, tandis que les catastrophes s'accélèrent.

"Régler les dettes pour les dommages du passé ne règle pas les dettes des émissions du passé", résume l'étude.

Même si les chiffres exacts doivent encore être précisés, le coût par tonne de CO2 émise apparaît bien supérieur aux estimations de nombreux gouvernements.

Les chercheurs soulignent aussi comment certaines activités très polluantes comme le transport aérien participent aux dommages futurs. Par exemple, prendre un long-courrier chaque année pendant 10 ans pourrait causer pour 25.000 dollars de pertes d'ici 2100.

Une autre étude publiée dans Nature l'an dernier concluait que les chaleurs extrêmes liées à 111 entreprises des énergies fossiles avaient coûté 28.000 milliards de dollars à l'économie mondiale entre 1991 et 2000.

(U.Gruber--BBZ)