Berliner Boersenzeitung - Œuvres pillées durant la colonisation: les députés français adoptent une loi pour faciliter les restitutions

EUR -
AED 4.292155
AFN 73.630022
ALL 95.660722
AMD 433.820933
ANG 2.091891
AOA 1072.89358
ARS 1625.640519
AUD 1.639926
AWG 2.106635
AZN 1.989439
BAM 1.952742
BBD 2.354712
BDT 143.445359
BGN 1.94956
BHD 0.441283
BIF 3478.139667
BMD 1.16873
BND 1.492856
BOB 8.078349
BRL 5.86585
BSD 1.169069
BTN 110.82744
BWP 15.802186
BYN 3.291945
BYR 22907.102646
BZD 2.351318
CAD 1.597712
CDF 2711.453101
CHF 0.923768
CLF 0.026873
CLP 1057.665303
CNY 7.992066
CNH 7.998383
COP 4249.174042
CRC 531.66739
CUC 1.16873
CUP 30.971338
CVE 110.883264
CZK 24.386484
DJF 207.706755
DKK 7.472759
DOP 69.393369
DZD 155.010938
EGP 61.966036
ERN 17.530946
ETB 183.490384
FJD 2.577809
FKP 0.865002
GBP 0.866187
GEL 3.143842
GGP 0.865002
GHS 13.078328
GIP 0.865002
GMD 85.317404
GNF 10255.603616
GTQ 8.931974
GYD 244.595908
HKD 9.159341
HNL 31.100055
HRK 7.53574
HTG 153.120208
HUF 365.405106
IDR 20279.506037
ILS 3.473991
IMP 0.865002
INR 110.932261
IQD 1531.035942
IRR 1537463.955859
ISK 143.800767
JEP 0.865002
JMD 183.32291
JOD 0.828645
JPY 187.12067
KES 150.918829
KGS 102.181223
KHR 4686.606051
KMF 493.203668
KPW 1051.817796
KRW 1736.241647
KWD 0.359876
KYD 0.97427
KZT 541.501988
LAK 25682.835559
LBP 105068.006298
LKR 373.525046
LRD 214.900133
LSL 19.71662
LTL 3.450955
LVL 0.706953
LYD 7.421745
MAD 10.82682
MDL 20.126395
MGA 4850.228543
MKD 61.643688
MMK 2454.30857
MNT 4182.750656
MOP 9.437521
MRU 46.72645
MUR 54.731158
MVR 18.062732
MWK 2035.344994
MXN 20.478827
MYR 4.62701
MZN 74.687662
NAD 19.716257
NGN 1607.611388
NIO 42.904043
NOK 10.895173
NPR 177.323546
NZD 2.00069
OMR 0.449393
PAB 1.169069
PEN 4.118602
PGK 5.072442
PHP 72.164437
PKR 325.929515
PLN 4.259839
PYG 7273.609264
QAR 4.258269
RON 5.103147
RSD 117.408282
RUB 87.358859
RWF 1707.514131
SAR 4.383217
SBD 9.395231
SCR 16.265293
SDG 701.853831
SEK 10.862957
SGD 1.49591
SHP 0.872575
SLE 28.748379
SLL 24507.673526
SOS 667.929265
SRD 43.781816
STD 24190.345689
STN 24.77707
SVC 10.229979
SYP 129.419402
SZL 19.692922
THB 38.276234
TJS 10.960289
TMT 4.096398
TND 3.380258
TOP 2.814021
TRY 52.797319
TTD 7.949551
TWD 36.980363
TZS 3032.853161
UAH 51.529303
UGX 4355.179631
USD 1.16873
UYU 46.527137
UZS 14083.192775
VES 567.520844
VND 30803.04068
VUV 138.345073
WST 3.174125
XAF 654.928556
XAG 0.016218
XAU 0.000256
XCD 3.15855
XCG 2.107
XDR 0.815444
XOF 653.319985
XPF 119.331742
YER 278.888106
ZAR 19.636238
ZMK 10519.964604
ZMW 22.066443
ZWL 376.330495
  • AEX

    -3.8000

    997.18

    -0.38%

  • BEL20

    -54.9500

    5279.69

    -1.03%

  • PX1

    -31.6000

    8072.13

    -0.39%

  • ISEQ

    138.8500

    12426.03

    +1.13%

  • OSEBX

    3.7900

    1997.11

    +0.19%

  • PSI20

    -55.5900

    9209.54

    -0.6%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -52.8200

    3830.83

    -1.36%

  • N150

    -3.7000

    4102.22

    -0.09%

Œuvres pillées durant la colonisation: les députés français adoptent une loi pour faciliter les restitutions
Œuvres pillées durant la colonisation: les députés français adoptent une loi pour faciliter les restitutions / Photo: PIUS UTOMI EKPEI - AFP/Archives

Œuvres pillées durant la colonisation: les députés français adoptent une loi pour faciliter les restitutions

Des décennies après les premiers appels à rendre à leurs pays des œuvres d'art, les députés français ont unanimement adopté lundi un projet de loi très attendu en Afrique pour faciliter les restitutions d'œuvres pillées durant la colonisation.

Taille du texte:

Plusieurs fois repoussé, il concrétise une promesse du président Emmanuel Macron en 2017, lors d'un discours à la jeunesse africaine à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Le projet de loi adopté par 170 voix, doit désormais faire l'objet d'un accord entre députés et sénateurs avant une éventuelle adoption définitive.

"Cette loi est attendue en France et dans le monde entier", a souligné la ministre de la Culture Cathérine Pégard dans l'hémicycle, estimant qu'il ne s'agit pas seulement d'un "outil juridique", mais le choix "d'ouvrir une nouvelle page de notre Histoire".

Les députés ont toutefois adopté, contre l'avis du gouvernement, un amendement demandant aux États de s'engager à conserver les biens restitués selon des standards internationaux, et garantir leur accessibilité au public.

Conditionner ainsi ces restitutions porterait "atteinte à (la) souveraineté" de ces États et "fragiliserait la portée symbolique et politique de cet acte, fondé sur une logique de confiance", a déploré la ministre. La gauche, le MoDem et le groupe macroniste y étaient également opposés, contrairement à la droite et l'extrême droite.

- "Gagner en efficacité" -

Les demandes de restitution ne sont pas nouvelles. Mais elles se heurtent à la résistance des grands musées occidentaux, et ont été longtemps reléguées au second plan avant d'être portées à nouveau avec force au début des années 2010.

Après son élection, Emmanuel Macron en fait une promesse politique. Neuf ans plus tard, les restitutions se comptent sur les doigts d'une main.

La France fait office de pionnière en Europe, avec un premier retour hautement symbolique de 26 trésors d'Abomey au Bénin et du sabre d'El Hadj Omar au Sénégal en 2020. Mais il faudra attendre cinq ans pour qu'un "tambour parleur" confisqué à la Côte d'Ivoire depuis 1916, le "Djidji Ayokwe", soit restitué début 2026.

En cause ? Le principe d'inaliénabilité des collections publiques, qui oblige à faire adopter des lois spécifiques dans un agenda parlementaire surchargé, sur fond d'instabilité politique.

D'où cette loi qui se veut "un cadre clair pour organiser les restitutions à venir et gagner en efficacité", a défendu la ministre. Elle permettra de faciliter les restitutions en passant désormais par décret, plutôt que par la loi.

La ministre a vanté "des critères strictement définis", notamment pour s'assurer du caractère illicite ou non de l'appropriation, et la consultation obligatoire de deux commissions, l'une scientifique, l'autre où le Parlement sera représenté, pour avis.

- "Ni déni ni repentance" -

Le texte ne vise que les biens ayant été acquis entre 1815 et 1972, entre le début du second empire colonial français et l'entrée en vigueur d'une convention de l'Unesco fixant un régime de restitution dans le droit international.

Sans succès, les groupes de gauche ont tenté de supprimer ces bornes temporelles, déplorant par exemple que le Codex Borbonicus, trésor gardé au Palais Bourbon réclamé par le Mexique, n'entre pas dans son champ d'application.

Ils ont aussi tenté, en vain, de supprimer l'exclusion des biens militaires prévue dans le texte. Visé notamment, le canon Baba Merzoug, réclamé par l'Algérie, installé dans le port de Brest. Il avait été capturé lors de la conquête coloniale.

A ce jour, les "demandes" de restitution "ne sont pas nombreuses", une dizaine en tout, selon le ministère, mais devraient commencer à affluer une fois la loi promulguée.

Les députés ont notamment voté pour que l'Etat publie annuellement la liste des oeuvres susceptibles d'avoir été acquises illicitement, pour garantir une meilleure information des Etats demandeurs.

Le Rassemblement national voulait circonscrire les restitutions aux Etats avec qui les relations seraient "cordiales", ciblant en particulier l'Algérie.

Les écologistes regrettent eux que le mot "colonisation" soit totalement absent du texte.

C'est une loi "qui n'est ni dans le déni ni dans la repentance", a fait valoir en commission la ministre vantant un texte "qui permet d'apaiser les mémoires".

Elle vient compléter un triptyque, après deux lois-cadres adoptées en 2023, visant respectivement les biens spoliés par les nazis et les restes humains.

Cette dernière réservée aux demandes provenant d'Etats étrangers, ne s'applique pas aux Outre-mer. Le gouvernement a toutefois annoncé soutenir une proposition de loi pour permettre le rapatriement en Guyane des dépouilles d'Amérindiens kali'nas, conservées à Paris depuis la fin du XIXe siècle. Elle devrait être examinée au Sénat avant fin juin.

(F.Schuster--BBZ)