Berliner Boersenzeitung - Dans le sud du Liban, des habitants pressés de rentrer chez eux après la trêve

EUR -
AED 4.332821
AFN 76.102641
ALL 95.70711
AMD 441.332787
ANG 2.11171
AOA 1081.87873
ARS 1600.154891
AUD 1.644118
AWG 2.123645
AZN 1.997283
BAM 1.955945
BBD 2.375676
BDT 145.020774
BGN 1.968031
BHD 0.445142
BIF 3507.260558
BMD 1.179803
BND 1.501112
BOB 8.150606
BRL 5.870816
BSD 1.179588
BTN 109.459596
BWP 15.826176
BYN 3.350249
BYR 23124.131918
BZD 2.372276
CAD 1.613115
CDF 2720.624966
CHF 0.922839
CLF 0.02656
CLP 1045.317197
CNY 8.048082
CNH 8.050277
COP 4265.517487
CRC 537.939964
CUC 1.179803
CUP 31.26477
CVE 110.273192
CZK 24.314848
DJF 210.045605
DKK 7.472989
DOP 70.715254
DZD 155.920362
EGP 61.132179
ERN 17.69704
ETB 184.175183
FJD 2.617159
FKP 0.871534
GBP 0.871821
GEL 3.179584
GGP 0.871534
GHS 13.033968
GIP 0.871534
GMD 86.125601
GNF 10348.768822
GTQ 9.02067
GYD 246.778333
HKD 9.238975
HNL 31.340328
HRK 7.535873
HTG 154.461475
HUF 362.727379
IDR 20269.89436
ILS 3.526135
IMP 0.871534
INR 109.520549
IQD 1545.214796
IRR 1558519.298808
ISK 143.994918
JEP 0.871534
JMD 186.493855
JOD 0.836454
JPY 187.724889
KES 152.088593
KGS 103.174054
KHR 4718.350532
KMF 494.337672
KPW 1061.800202
KRW 1744.408745
KWD 0.363828
KYD 0.982973
KZT 553.081089
LAK 26023.933347
LBP 105627.54719
LKR 372.847699
LRD 217.036124
LSL 19.333036
LTL 3.483651
LVL 0.713651
LYD 7.458554
MAD 10.882909
MDL 20.276506
MGA 4892.363459
MKD 61.664477
MMK 2477.851726
MNT 4218.465437
MOP 9.514707
MRU 47.146503
MUR 54.613203
MVR 18.227923
MWK 2045.351952
MXN 20.314514
MYR 4.663173
MZN 75.454287
NAD 19.333036
NGN 1584.923468
NIO 43.403224
NOK 11.017292
NPR 175.135011
NZD 2.003382
OMR 0.453629
PAB 1.179588
PEN 4.058101
PGK 5.11338
PHP 70.878416
PKR 328.884533
PLN 4.231746
PYG 7514.558265
QAR 4.300319
RON 5.098635
RSD 117.349088
RUB 89.785655
RWF 1723.528043
SAR 4.42558
SBD 9.480392
SCR 16.299079
SDG 709.062038
SEK 10.802403
SGD 1.500892
SHP 0.880842
SLE 29.111661
SLL 24739.867122
SOS 674.150083
SRD 44.244901
STD 24419.532819
STN 24.50182
SVC 10.320767
SYP 130.405362
SZL 19.327436
THB 37.839839
TJS 11.123026
TMT 4.135208
TND 3.423354
TOP 2.840682
TRY 52.931792
TTD 8.011595
TWD 37.216908
TZS 3073.350795
UAH 51.928358
UGX 4368.324528
USD 1.179803
UYU 46.923486
UZS 14314.063408
VES 565.901631
VND 31070.102758
VUV 139.485185
WST 3.20511
XAF 656.005735
XAG 0.014789
XAU 0.000246
XCD 3.188476
XCG 2.125858
XDR 0.817048
XOF 656.005735
XPF 119.331742
YER 281.56032
ZAR 19.324977
ZMK 10619.641788
ZMW 22.440667
ZWL 379.895972
  • AEX

    4.4700

    1021.18

    +0.44%

  • BEL20

    75.6700

    5559.15

    +1.38%

  • PX1

    163.6100

    8426.59

    +1.98%

  • ISEQ

    367.6800

    12959.53

    +2.92%

  • OSEBX

    -44.5900

    1972.88

    -2.21%

  • PSI20

    -62.7800

    9170.17

    -0.68%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.1200

    4119.5

    -0.1%

  • N150

    18.5500

    4140.28

    +0.45%

Dans le sud du Liban, des habitants pressés de rentrer chez eux après la trêve
Dans le sud du Liban, des habitants pressés de rentrer chez eux après la trêve / Photo: ibrahim AMRO - AFP

Dans le sud du Liban, des habitants pressés de rentrer chez eux après la trêve

Après l'annonce d'une trêve avec Israël, Amani Aatrash est impatient de pouvoir emprunter le pont de Qasmiyeh, que des bulldozers réparent après une frappe israélienne, pour rentrer dans le sud du Liban, comme des dizaines de milliers de déplacés.

Taille du texte:

"Nous sommes partis une heure avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu pour arriver au pont dès qu'il sera ouvert, et rentrer dans notre village", dit cette femme de 37 ans.

"L'attente est difficile parce que nous voulons rentrer au plus vite", ajoute-t-elle alors qu'une file de voiture s'allonge devant le pont qui relie la région de Tyr au reste du Liban.

Une trêve de dix jours, annoncée jeudi par le président président américain Donald Trump, est entrée en vigueur à minuit heure locale (21H00 GMT jeudi).

Elle intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, qui a fait près de 2.200 morts au Liban.

- "Sentiment indescriptible" -

La guerre a déplacé plus d'un million de personnes, soit le cinquième de la population du pays, notamment du sud et de la banlieue sud du pays, bastions du Hezbollah.

"Notre sentiment est indescriptible, un sentiment de fierté et de victoire", ajoute Amani Aatrash.

"Aucun soldat israélien ne doit rester sur notre terre, ils doivent se retirer et nous pourrons vivre en paix", ajoute-t-elle.

L'accord de cessez-le-feu ne mentionne pas cependant le retrait de l'armée israélienne des zones proches de la frontière dans le sud qu'elle a occupées pendant la guerre.

Dès l'aube, un longue file de voitures s'est formée sur la route menant au pont de Qasmiyeh, qui enjambe le fleuve Litani.

Et ce malgré les avertissements de l'armée israélienne qui a demandé aux habitants de ne pas revenir sur la rive sud du Litani et affirmé qu'elle maintenait son occupation de la zone frontalière.

Quelques heures avant le cessez-le-feu, les bombardements israéliens ont endommagé le pont de Qasmiyeh et trois bulldozers oeuvrent, sous la supervision de l'armée libanaise, à boucher le cratère causé par les bombes.

Dès que la voie redevient praticable, les motos puis les voitures s'engagent, certains klaxonnant en signe de joie et agitant les drapeaux jaunes du Hezbollah.

L'armée a annoncé qu'une de ses unités, en coopération avec les municipalités locales et des ONG, avait rouvert le pont.

Avant d'y arriver, une longue file de voitures, les toits chargés de matelas, de couvertures et d'ustensiles ménagers, s'est formée sur l'autoroute du sud entre Saïda et Tyr.

Beaucoup de déplacés interrogés par l'AFP disent ignorer si leurs maisons, qu'ils ont fuies sous les bombes il y a six semaines, sont toujours debout.

"Quand nous sommes partis, il nous a fallu 16 heures" pour nous rendre à Beyrouth en raison des embouteillages monstres, dit Ghufran Hamza, qui attend avec son fils devant le pont.

"Aujourd'hui, c'est la même chose", ajoute-t-elle. "Mais ce n'est pas grave, l'essentiel est que nous rentrons dans notre village et sur notre terre".

- "Je planterai une tente" -

"Si ma maison est détruite, je planterai une tente devant et j'y resterai", affirme-t-elle.

A quelques mètres, Mohammad Abou Raya, 35 ans, espère ne plus être déplacé à nouveau.

"Grâce à Dieu, nous rentrons chez nous et nous sommes vainqueurs malgré les bombardements", affirme ce père de trois enfants.

"Même si nous ne retrouvons pas nos maisons, l'important est de rentrer sur notre terre", ajoute à l'AFP ce père de trois enfants.

A 77 ans, Tamer Abdelatif Hamza, lui, ne cache pas sa colère après avoir été déplacé pendant 50 jours. "Nous ne voulons plus être des ennemis d'Israël, et payer le prix de l'inaction des pays arabes et du gouvernement libanais", dit-il.

"Nous avons dormi dix jours sur la plage. Personne (...) ne nous a aidés", ajoute cet homme qui veut rentrer dans son village de Jmeijmeh.

"Toutes nos maisons ont été détruites, il ne nous reste rien. Nous avons apporté des couvertures et nous dormirons à la belle étoile".

(S.G.Stein--BBZ)