Berliner Boersenzeitung - Moyen-Orient: la BCE temporise face à "l'incertitude", vers une hausse des taux en septembre

EUR -
AED 4.095701
AFN 72.480008
ALL 90.882712
AMD 401.805034
ANG 1.995737
AOA 1023.635334
ARS 1721.721299
AUD 1.622157
AWG 2.007127
AZN 1.900047
BAM 1.951697
BBD 2.245579
BDT 138.86805
BGN 1.948955
BHD 0.420772
BIF 3356.362879
BMD 1.115071
BND 1.428792
BOB 13.374482
BRL 6.138357
BSD 1.114956
BTN 104.659009
BWP 15.359741
BYN 3.339105
BYR 21855.38619
BZD 2.242466
CAD 1.573756
CDF 2586.964483
CHF 0.914881
CLF 0.027698
CLP 1090.127033
CNY 7.444774
CNH 7.440667
COP 3625.685911
CRC 505.646021
CUC 1.115071
CUP 26.76054
CVE 110.842372
CZK 24.346956
DJF 198.170808
DKK 7.480457
DOP 67.740985
DZD 152.081196
EGP 59.957114
ERN 16.726061
ETB 179.75372
FJD 2.514764
FKP 0.833961
GBP 0.834821
GEL 2.893653
GGP 0.833961
GHS 13.029646
GIP 0.833961
GMD 83.077063
GNF 9876.743229
GTQ 8.520088
GYD 233.749058
HKD 8.744552
HNL 30.190584
HRK 7.547925
HTG 146.132606
HUF 363.51345
IDR 20192.258205
ILS 3.552538
IMP 0.833961
INR 104.869336
IQD 1688.217076
IRR 2108992.359359
ISK 136.919964
JEP 0.833961
JMD 176.947992
JOD 0.790629
JPY 176.744329
KES 144.903869
KGS 97.510486
KHR 4549.488945
KMF 492.86165
KPW 1003.563608
KRW 1520.737678
KWD 0.346765
KYD 0.929309
KZT 499.776184
LAK 25094.667032
LBP 99854.583719
LKR 370.763872
LRD 189.90075
LSL 18.465996
LTL 3.292514
LVL 0.674496
LYD 7.170329
MAD 10.880307
MDL 19.93044
MGA 5123.750363
MKD 61.556144
MMK 2341.311039
MNT 4015.078679
MOP 9.000882
MRU 44.882019
MUR 52.442198
MVR 17.176258
MWK 1936.878232
MXN 20.768572
MYR 4.528864
MZN 71.257178
NAD 18.465992
NGN 1502.23485
NIO 40.823159
NOK 10.548462
NPR 167.454215
NZD 2.010586
OMR 0.428348
PAB 1.115031
PEN 3.838635
PGK 5.008941
PHP 70.369926
PKR 308.456482
PLN 4.399568
PYG 6968.50605
QAR 4.062245
RON 5.343646
RSD 117.7359
RUB 91.352798
RWF 1644.729318
SAR 4.18675
SBD 8.974739
SCR 15.631155
SDG 670.719139
SEK 11.033072
SGD 1.430194
SHP 0.835103
SLE 25.591287
SLL 23382.48045
SOS 637.267002
SRD 41.908265
STD 23079.712667
STN 24.8382
SVC 9.75549
SYP 14498.149201
SZL 18.465983
THB 37.411034
TJS 10.285553
TMT 3.902748
TND 3.329048
TOP 2.684822
TRY 55.9111
TTD 7.561104
TWD 36.546782
TZS 2946.578434
UAH 50.509358
UGX 4560.432794
USD 1.115071
UYU 44.855697
UZS 13380.84906
VES 999.456181
VND 28526.296796
VUV 133.25575
WST 3.108617
XAF 655.957
XAG 0.021465
XAU 0.000274244363
XCD 3.013535
XCG 2.009331
XDR 0.788413
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 263.853652
ZAR 18.419263
ZMK 10036.978597
ZMW 22.65679
ZWL 359.052318
SSP 6406.644798
MXV 2.336546
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

Moyen-Orient: la BCE temporise face à "l'incertitude", vers une hausse des taux en septembre
Moyen-Orient: la BCE temporise face à "l'incertitude", vers une hausse des taux en septembre / Photo: Kirill KUDRYAVTSEV - AFP/Archives

Moyen-Orient: la BCE temporise face à "l'incertitude", vers une hausse des taux en septembre

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé jeudi de maintenir ses taux, après une hausse en juin, face à "l'incertitude" due au retour des hostilités au Moyen-Orient, mais la crainte d'un nouveau choc énergétique pourrait contraindre l'institution à sévir en septembre.

Taille du texte:

Le taux de dépôt, qui sert de référence, est resté à 2,25%, après avoir été augmenté d'un quart de point en juin, une première depuis 2023 en raison de la hausse des prix de l'énergie.

L'institution de Francfort s'accorde une pause estivale malgré la fin de la trêve entre l'Iran et les Etats-Unis début juillet, qui a ravivé les bombardements des deux côtés et provoqué une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz, crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Pour le moment, "les perspectives en matière de prix de l’énergie, bien que très volatiles, se situent à un niveau proche du scénario de référence des projections" formulées en juin par la BCE, a-t-elle indiqué dans son communiqué.

Mais le prolongement de la guerre au Moyen-Orient risque d'entraîner "une inflation plus élevée que prévu", a déclaré sa présidente Christine Lagarde jeudi lors d'une conférence de presse.

"Le choc énergétique pourrait s'intensifier, et ses effets sur les prix et les salaires pourraient être plus forts que prévu", a-t-elle ajouté.

Le communiqué de la BCE avertit également que "l'incertitude demeure élevée et l’impact inflationniste total du choc énergétique ne s’est pas encore pleinement matérialisé".

- "Manqué de courage" -

La BCE marche sur des oeufs, dans une zone euro convalescente: sa décision d'augmenter ses taux en juin avait été critiqué par nombre de commentateurs, pointant les risques pour la reprise économique, déjà morose, des 27.

Mais si l'institution temporise trop et que l'escalade entre Washington et Téhéran se poursuit, le renchérissement des prix de l'énergie pourrait frapper plus durement les ménages et les entreprises.

D'autant que les attaques des rebelles houthis du Yémen, pro-iraniens, revendiquées jeudi en mer Rouge contre des pétroliers saoudiens, ravivent grandement les inquiétudes.

Ces attaques qui étendent le théâtre de la guerre ont propulsé le baril de pétrole Brent au dessus des 100 dollars jeudi.

"Certains gouverneurs" de la BCE ont envisagé une hausse des taux pour juillet, a reconnu Mme Lagarde, pointant néanmoins une décision "unanime" en fin de compte.

La décision du jour confirme dans tous les cas la probabilité d'une hausse des taux en septembre. Elle "parait presque acquise", "à moins que les prix du pétrole ne commencent à baisser sensiblement dans les prochaines semaines", estime Carsten Brzeski de la banque ING.

D'après lui, la BCE a "manqué de courage" en procrastinant cette décision et "n'a pas voulu rompre avec la tradition bien établie de ne jamais surprendre les marchés".

Comme à son habitude, Christine Lagarde a souligné jeudi vouloir décider "réunion après réunion" de l’orientation de la politique monétaire.

Le Conseil des gouverneurs "suit de près l’intensité et la durée de ce choc, ainsi que ses effets indirects et de second tour", opine le communiqué de la BCE.

- Situation mouvante -

Pour 2026, la BCE prévoit dans son scénario de référence, formulé en juin, une inflation globale de 3%, mais elle pourrait à nouveau modifier ses projections en septembre tant la situation est mouvante.

Dans le scénario le plus optimiste, dit scénario "modéré", l'inflation s'établirait à 2,9%.

"La situation peut se retourner si vite qu’il est difficile soit d’affirmer, soit de contester la possible matérialisation de ce scénario modéré", a appuyé la présidente de la BCE.

Les données positives d’inflation de juin, avec une chute à 2,8% après le pic de 3,2% en mai, sont déjà "totalement inutiles" pour apprécier la suite, estime Eric Dor, directeur des études économiques à l'IESEG School of Management.

La BCE est la première grande banque centrale à avoir décidé d'une hausse des taux après le déclenchement de la guerre fin février.

La Banque du Japon lui avait emboîté le pas quelques jours plus tard en portant ses taux à leur plus haut niveau depuis 31 ans. La Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque d'Angleterre se sont jusqu’ici abstenues.

Ces trois institutions se réuniront à leur tour au cours de la dernière semaine de juillet.

(G.Gruner--BBZ)