Berliner Boersenzeitung - Entre les Emirats et l'Iran, des liens économiques difficiles à rompre malgré la guerre

EUR -
AED 4.210812
AFN 73.953132
ALL 91.577058
AMD 416.317563
ANG 2.052795
AOA 1051.412698
ARS 1736.228698
AUD 1.611801
AWG 2.066708
AZN 1.944432
BAM 1.956352
BBD 2.310052
BDT 140.849774
BGN 1.930198
BHD 0.432424
BIF 3445.973105
BMD 1.146579
BND 1.461792
BOB 12.616618
BRL 5.8714
BSD 1.146924
BTN 109.57342
BWP 15.533386
BYN 3.474581
BYR 22472.944111
BZD 2.306761
CAD 1.610209
CDF 2648.596855
CHF 0.939139
CLF 0.027494
CLP 1085.500715
CNY 7.676808
CNH 7.680496
COP 3673.535223
CRC 511.746743
CUC 1.146579
CUP 30.384338
CVE 110.29759
CZK 24.343072
DJF 204.247677
DKK 7.475619
DOP 68.189553
DZD 153.413415
EGP 59.201987
ERN 17.198682
ETB 185.487388
FJD 2.566275
FKP 0.857583
GBP 0.857796
GEL 2.97537
GGP 0.857583
GHS 13.258802
GIP 0.857583
GMD 84.272234
GNF 10082.847285
GTQ 8.752472
GYD 239.887742
HKD 8.993362
HNL 30.787157
HRK 7.53623
HTG 149.902985
HUF 361.505085
IDR 20428.594144
ILS 3.45963
IMP 0.857583
INR 109.597395
IQD 1502.524296
IRR 1576373.837385
ISK 138.39736
JEP 0.857583
JMD 180.881079
JOD 0.812937
JPY 180.156762
KES 148.435929
KGS 100.268095
KHR 4653.314044
KMF 493.029178
KPW 1031.921268
KRW 1554.325539
KWD 0.354029
KYD 0.95577
KZT 512.931557
LAK 25693.367567
LBP 102709.751995
LKR 377.486598
LRD 198.426033
LSL 18.604654
LTL 3.385549
LVL 0.693554
LYD 7.311065
MAD 10.953393
MDL 20.168695
MGA 5023.44047
MKD 61.537377
MMK 2406.691572
MNT 4124.022015
MOP 9.265717
MRU 45.923968
MUR 54.64577
MVR 17.726175
MWK 1988.870308
MXN 19.768807
MYR 4.671229
MZN 73.267399
NAD 18.604329
NGN 1517.921009
NIO 42.21192
NOK 10.802819
NPR 175.301979
NZD 1.999564
OMR 0.440846
PAB 1.146929
PEN 3.874594
PGK 5.109443
PHP 71.717931
PKR 317.848257
PLN 4.347299
PYG 6824.927284
QAR 4.169377
RON 5.267041
RSD 117.407394
RUB 96.713936
RWF 1692.87805
SAR 4.305596
SBD 9.202456
SCR 15.759206
SDG 689.649682
SEK 11.243288
SGD 1.461412
SHP 0.857159
SLE 28.263471
SLL 24043.174443
SOS 655.430781
SRD 43.238061
STD 23731.865837
STN 24.50692
SVC 10.035834
SYP 14907.817604
SZL 18.599333
THB 37.986016
TJS 10.580588
TMT 4.013026
TND 3.379954
TOP 2.760686
TRY 55.975863
TTD 7.793303
TWD 36.29369
TZS 3029.851597
UAH 51.38471
UGX 4473.2632
USD 1.146579
UYU 46.053005
UZS 13550.826604
VES 976.12987
VND 29828.246992
VUV 135.642251
WST 3.154276
XAF 655.957
XAG 0.017461
XAU 0.000265
XCD 3.098687
XCG 2.067111
XDR 0.810691
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.223487
ZAR 18.611737
ZMK 10320.582809
ZMW 22.337405
ZWL 369.1979
SSP 6549.865507
MXV 2.240663
  • AEX

    9.8100

    1112.16

    +0.89%

  • BEL20

    6.9200

    5770.28

    +0.12%

  • PX1

    43.9500

    8182.65

    +0.54%

  • ISEQ

    209.2500

    14541.37

    +1.46%

  • OSEBX

    -14.1200

    2093.41

    -0.67%

  • PSI20

    58.6700

    9676.38

    +0.61%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    14.1100

    4291.3

    +0.33%

Entre les Emirats et l'Iran, des liens économiques difficiles à rompre malgré la guerre

Entre les Emirats et l'Iran, des liens économiques difficiles à rompre malgré la guerre

Dans les ruelles du vieux Dubaï, safran, cumin, pistaches et amandes venus d'Iran continuent de garnir les étals, comme si la guerre au Moyen-Orient n'avait pas prise sur les flux entre les deux rives du Golfe.

Taille du texte:

Las des attaques iraniennes contre leur sol en représailles aux frappes américaines, les Emirats arabes unis ont annoncé le mois dernier la suspension des échanges commerciaux et financiers avec Téhéran.

Mais dans les quartiers de l'ancien Dubaï, où ils sont solidement implantés, les commerçants iraniens ne croient pas à une rupture des liens forgés depuis des décennies entre la ville du Golfe et le sud de l'Iran.

Depuis le début de la guerre, certains produits se font plus rares, d'autres ont vu leur prix grimper, raconte Morteza Asaadi, qui gère l'épicerie fondée par son père en 1963.

La plupart des denrées traditionnelles, comme les fruits à coque ou les zereshk - de petites baies rouges utilisées dans la cuisine perse - restent toutefois disponibles. "Comment? Je ne sais pas. Mais elles arrivent", dit-il.

Deux grossistes interrogés par l'AFP sous couvert d'anonymat affirment continuer à s'approvisionner en Iran, en passant notamment par les ports omanais, les exportations étant en revanche plus difficiles.

Dans la boutique de safran de Yasser, la précieuse épice vient par avion de Machhad, dans le nord-est de l'Iran, grâce à la reprise des liaisons aériennes, après une brève interruption.

- Plaque tournante -

Le président iranien s'est voulu confiant dimanche au lendemain d'une rencontre avec le prince héritier d'Abou Dhabi cheikh Khaled ben Mohamed ben Zayed Al Nahyane. "Il a été convenu de tourner la page, de nous tourner vers l'avenir et de le construire ensemble", a relevé Massoud Pezeshkian.

Dubaï abrite une importante communauté iranienne, estimée à plusieurs centaines de milliers de personnes, qui a participé au développement commercial de l'émirat et traversé les différentes périodes de tensions avec Téhéran.

Après le durcissement des sanctions américaines contre la République islamique en 2012, "Dubaï est parvenu à convaincre ses partenaires à Abou Dhabi que le commerce devait se poursuivre, car il contribuait à l'économie des Emirats", rappelle Mehran Haghirian, du groupe de réflexion Bourse & Bazaar Foundation, basé à Londres.

La fédération, qui compte sept émirats, est une plaque tournante du commerce iranien, les marchandises expédiées depuis son territoire ayant représenté plus de 30% des importations de l'Iran en 2024 pour un total d'environ 21 milliards de dollars.

Et c'est son troisième plus gros client, captant près de 12% de ses exportations, pour plus de 7 milliards de dollars, selon les chiffres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Dubaï est aussi une place financière importante pour les hommes d'affaires iraniens, Washington l'accusant d'être au coeur des circuits utilisés pour contourner les sanctions.

Dans le cadre de leur politique de pression économique sur l'Iran, les Etats-Unis ont annoncé fin août de nouvelles mesures visant les partenaires commerciaux de l'Iran, et sanctionné notamment le directeur de la branche dubaïote de la banque iranienne Melli.

L'établissement continue pourtant d'accueillir des clients. "Nous sommes sous sanctions depuis des années", soupire un employé rencontré dans l'une des deux agences de la ville.

- "Vide important" -

Pour Mehran Haghirian, l'annonce par Abou Dhabi de la suspension des relations avec l'Iran s'inscrit dans les efforts visant à ramener Téhéran à la table des négociations, et montre l'alignement du pays avec les Etats-Unis.

Mais elle ne va pas nécessairement interrompre les flux informels ni les échanges entre acteurs privés, profondément enracinés des deux côtés du Golfe.

"Il est difficile de tout couper brutalement sans conséquences. Cela créerait un vide majeur qui ne pourrait pas être aisément remplacé", souligne l'expert.

Mais d'autres, comme l'homme d'affaires émirati et ancien haut fonctionnaire Nasser al-Shaikh, estiment que l'importance économique de l'Iran pour Dubaï s'est réduite ces dernières années alors que les Emirats ont diversifié leurs partenariats.

"La relation était mutuellement bénéfique", commentait-il lors d'une récente conférence à Dubaï, mais "en temps de guerre, les priorités changent (...) La sécurité nationale prime".

Dans sa boutique de Bur Dubaï, Morteza Asaadi, lui, est convaincu que les échanges survivront à la crise actuelle.

"Tu vois l'eau, là?", dit-il en montrant l'étendue du Golfe séparant les ports émiratis des côtes du sud de l'Iran. "L'eau peut briser les montagnes", souffle-t-il.

(B.Hartmann--BBZ)